Behind Closed Doors

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 [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo

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BlueStar | Idole

My little secrets
MessageSujet: [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo   Jeu 6 Sep - 23:28

14 février 2010, appartement de la famille Bae.
J’émergeai doucement de mon sommeil, m’étirant sous les épaisses couvertures de mon lit de trainee. Mes yeux avaient du mal à s’ouvrir, encore une nuit où j’avais très peu dormi. Je soupirai doucement, pas que j’étais triste de m’être entraîné jusqu’à l’heure où les chauves-souris sortent de leur cachette, mais sur le moment, j’aurais vraiment aimé me rendormir. Malheureusement, une fois que j’avais pris conscience de mon état, il m’était impossible de refermer l’œil, même pour me reposer sous les couettes, je détestais traîner. La procrastination, la perte de temps, toutes ces choses, ce n’était pas mon truc. S’il y avait bien un avantage à être ici, c’est que je n’avais sûrement jamais eu le temps de m’ennuyer. Je ne m’étais jamais retrouvé ne serait-ce qu’une journée sans rien faire. Il y avait toujours de quoi faire, ceux qui vous diront le contraire cherchent des excuses pour se la couler douce, et probablement échouer. Les dures lois de la sélection n’acceptaient sûrement pas le relâchement. Et quand bien même nous avions du talent, le travailler inlassablement était obligatoire. S’acharner était indispensable, être passionné aidait, c’était sûrement tout autant indispensable, c’est ce que je pensais. Pourtant, tout le monde n’aspirait pas à devenir idole. Même mes amis trainees, cela valait aussi pour ceux que j’appréciais moins bien entendu, tous n’étaient pas féru de musique, de danse ou encore de théâtre. Certains peinaient à s’adapter à ce monde imprégné d’art et d’apprentissage, étant parfois là poussés par leurs parents. D’autres, et ce n’était pas plus rare que ça, abandonnaient au bout de plusieurs années de sacrifice, parfois juste avant que les portes de leur rêve ne s’ouvrent à eux. Pour moi, ça avait toujours été presque évident, je ne savais plus quand cette passion, ces passions avaient commencé, mais ça me semblait avoir toujours coulé de source. Il fallait aussi veiller à ne pas oublier ce que l’on appréciait un peu moins, même si dans mon cas, j’étais plutôt chanceux, j’aimais tout. Bien sûr, j’avais mes préférences, mais aucun des enseignements ne m’embêtait au point de manquer les cours, ou simplement de ne pas être attentif. Il aurait été bien inutile d’aller en cours pour ne rien y faire, et qu’avais-je dit il y a quelques secondes ? Je détestais perdre mon temps.

Cela s’appliquait aussi aujourd’hui. Je m’extirpais doucement de ma rêverie, osant pointer le bout de mon nez hors des couvertures qui se faisaient lourdes sur mon corps. Je sentais toute la fraicheur de la pièce s’abattre sur ma peau, m’agressant dès le réveil. Le chauffage du dortoir n’était pas si mauvais, enfin je ne pouvais pas juger objectivement puisque tant qu’il ne ferait pas trente degrés, il ferait toujours trop froid pour moi. Je laissais mon visage s’habituer au froid avant de sortir complètement ma tête, découvrant mon menton, puis mes épaules et mon buste. Je sortais finalement mes gambettes des draps, attrapant immédiatement une paire de chaussettes. Je n'avais jamais aimé dormir trop vêtu, je préférais dormir avec juste un haut et un boxer, gardant toujours un jogging près de mon lit pour l'enfiler dès le réveil. Il ne fallait pas oublier que je ne dormais pas seul ici. J'enfilais ledit pantalon, tournant machinalement ma tête vers mon réveil. Il était à peine sept heures du matin. Il m'indiquait aussi que nous étions le 14 février, premier jour du nouvel an lunaire. C'était un jour de fête pour toute la péninsule, tout le mois allait être bondé de festivités en tout genre. Pour l'occasion, mes parents m'avaient un peu forcé la main pour revenir à la maison pour week-end. Ils n'avaient pas eu à argumenter longtemps. Premièrement parce que c'était important de passer ce jour en famille. Deuxièmement, mon foyer me manquait, avec tous ses bonheurs et ses problèmes. Au final, je n'avais pas longtemps profité de notre appartement, pourtant grand et luxueux. Nous avions toujours nos chambres, Si Woo et moi. Nous les faisions évoluer comme nous pouvions, ajoutant quelques souvenirs ramenés par-ci par-là. Le peu de temps que nous y passions ne nous permettait pas de la faire grandir avec nous. Je n'y prêtais pas vraiment attention à vrai dire, j'aimais juste retrouver le grand lit que mes parents m'avaient acheté un jour, pour me féliciter de mes bonnes notes au collège si je me souviens bien. A part ce lit d'adulte, ma chambre avait gardé son âme d'enfant. Les murs étaient peints dans un bleu pâle, j'avais par je ne sais quel miracle évité l'affreux papier que dégotaient certains parents tapissaient sur les murs des chambres d'enfants. L'ambiance était plutôt neutre, sobre. Un écran plat était encastré dans le mur face à mon lit, il ne servait pas vraiment, c’était d’ailleurs bien dommage. Finalement, ça me correspondait bien si je virais toutes ces figurines de super héros qui me passionnaient lorsque j'étais plus jeune. Je pensais à le faire cette après-midi, même si j'étais quasiment sûr d'oublier d'ici là.

Je parcourais une nouvelle fois le dortoir du regard, tout le monde dormait encore. Je me levais avec lassitude, quittant l’agence sans même avoir mangé. J’étais vêtu d’un simple jean, mais j’avais de grosses chaussures de neige, des Timberland couleur caramel. Mon long manteau marron était boutonné jusqu’en haut, et mon nez se faufilait aisément sous une immense écharpe qui faisait trois fois le tour de mon cou. On aurait pu croire que je me camouflais pour éviter les fans mais je n’en avais pas. On m’avait par contre abordé quelques fois parce que j’étais le-frère-du-beau-Siwoo-aux-yeux-de-chat. J’essayais de rester poli, de ne pas les envoyer méchamment balader, mais ce genre de fans commençaient sérieusement à m’agacer. Je n’irais JA-MAIS demander un autographe à mon frère. JA-MAIS. Je n’allais pas rentrer chez moi tout de suite, j'avais envie de rentrer chez mes parents mais en même temps, je ne le sentais pas vraiment. Ma mère allait sûrement nous gaver à nous en donner mal au ventre, et j'allais encore être de mauvaise humeur à cause de ça. Parce que, oui, j'étais du genre douillet. J'attrapai mon sac sous mon lit, commençant à le remplir de choses et d'autres que je savais d'ores et déjà inutiles vu qu'il y avait tout à la maison. Je m’arrêtais dans un manga café, passant ma matinée à lire des débilités, ça me divertissait un moment jusqu’à ce que je sois saoulé, je saluais les gérants avant de sortir, un café à la main. Il était à peine 11h, j’avais décidé d’aller faire quelques emplettes. Je parcourais les magasins un par un, fouinant partout pour trouver ne serait qu’un objet sympathique. J'avais finalement acheté une chaîne en argent à mon frère et un bougeoir pour mes parents, il était beige, orné de dorures en arabesques sur le dessus. Cela irait parfaitement avec la décoration du salon. Je n'étais jamais, dans mon souvenir, arrivé les mains vides à la maison. Même si c'était juste une bêtise, une bouteille de soju ou un bouquet de fleurs, je ramenais toujours quelque chose, par principe. Je voulais leur faire plaisir aussi, je savais qu’ils aimaient que l’on prenne soin d’eux, même s’ils savaient parfaitement faire le contraire, à savoir nous choyer mon frère et moi comme il se devait.

Je marchais à tranquillement jusqu’à chez moi. La maison n’était pas très loin, à peine vingt minutes à pieds et malgré la fraicheur. Tout le long de ma marche, mes écouteurs étaient vissés dans mes oreilles, les mélodies me faisant oublier le froid glacial des rues séoulites. J’arrivais dans notre résidence de la marque de la société de mon père, Samsung. En Corée, il était courant que les complexes soient à l’image d’une marque. Selon les sociétés, vous étiez plus ou moins bien vus par les autres. Et Dieu sait qu’ici, l’image des autres étaient encore plus importante que partout ailleurs. Notre famille n’avait jamais eu à se plaindre. Maman aurait pu arrêter de travailler et vivre avec les revenus de Papa mais elle était beaucoup trop attachée à son poste d’enseignante, elle disait souvent qu’elle s’ennuierait si jamais elle devait arrêter son travail. Leur train de vie leur convenait, il filait le parfait amour. Ils étaient devenus pour moi un exemple de vie, ils l’avaient toujours été mais je les admirais de plus en plus avec le temps. Leur différence d’âge ne m’avait jamais perturbé, elle avait perturbé certains de mes camarades, encore aujourd’hui certaines personnes écarquillaient les yeux en apprenant cela, mais ça me passait au-dessus de la tête. Je bipais mon pass et m’immisçais entre les portes de l’ascenseur, direction quinzième étage. J’en sortais souriant, oubliant toutes mes angoisses, j’étais juste un enfant rentrant joyeusement chez lui. Je pris la peine de toquer, bien que j’aie mes clés sur moi, je préférais ne pas faire de surprise. Ma mère m’ouvrit, un sourire immense s’étire sur ses lèvres, elle semblait revivre. Elle couvrit mon visage de baisers, ce qui me fit froncer les sourcils en geignant des « Maman ! » qu’elle n’écoutait même pas. Elle me disait qu’elle était très heureuse de me voir, que j’étais gelé aussi. Ça, je pense que je l’avais remarqué moi-même déjà. Elle me parlait en allant à continuer son repas, me laissant à l’entrée le temps de me déchausser. Elle criait presque de là où elle était, ne voulant pas me faire perdre une miette de tout-ce-qu’elle-avait-à-me-raconter. Je souriais, écoutant attentivement ses verbiages, comme à mon habitude. Je passai par le salon, posant ma main sur l’épaule de mon père avant de le saluer, l’enlaçant doucement avant de me redresser pour m’incliner légèrement face à lui. Je rejoignis vite ma mère dans la cuisine. Elle me racontait ce qu’elle faisait de ses journées, de ses week-ends, elle avait trouvé de nouveaux passe-temps. Elle me racontait que la plupart des mères s’occupaient de leurs bambins et avaient des activités en parallèles, mais vu qu’elle, elle travaillait, elle n’avait pas spécialement le temps pour tout cela. Surtout qu’elle suivait tout ce que son fils cadet faisait.

    « En parlant de ton frère, il a appelé ce matin, il arrivera sûrement en retard… »
Première nouvelle. Enfin première nouvelle qui m’interpellait réellement. Lui et son emploi du temps de ministre, ça commençait à bien faire. Je n’étais pas jaloux, non. C’était mauvais la jalousie, j’avais toujours tout fait pour épargner ce sentiment de moi. Mais non ce n’était pas de la jalousie, c’est juste qu’en tant qu’aîné, j’aurais dû être à sa place. De fait. Ma foi, il en avait été autrement, et je n’avais qu’à accepter la dure réalité. Il avait débuté il y a sept mois maintenant, sept mois que je tentais vainement de fermer les yeux sur sa popularité croissante, sur tous les lives qu’il faisait, toutes les activités qu’il avait eu la chance de pouvoir faire. Tant mieux pour lui. Je ne pensais pas qu’il l’avait tant mérité que ça, mais il avait atteint son but. Je me demandais parfois si c’était vraiment son but, si c’était vraiment ce dont il avait envie. On avait jamais vraiment eu l’occasion d’en parler, on préférait plutôt se chamailler comme des enfants, même si j’avais dix-huit ans et lui seize, on grandissait vite, mais nos relations étaient restés à peu près les mêmes depuis que nous étions entrés dans l’agence. Toutefois, je ne pouvais pas nier que je l’aimais. Il restait mon frère et je tenais à lui comme au petit frère dont je devrais prendre soin mais que je devais laisser vivre, parce qu’il n’avait nullement besoin de moi pour « être meilleur » aux yeux de tous.

Je soupirai nonchalamment, me postant à côté de ma mère pour l’aider à préparer. Elle me guida quelques fois, elle préparait tellement de petits plats que je ne savais plus où donner de la tête. Je me perdais dans les ingrédients, dans les différentes recettes qu’elle me dictait, elle n’avait même pas pris la peine de me les imprimer non, elle devait penser que j’étais devin-cuisto ou quelque chose dans le genre. Soit. J’enchaînais les erreurs et elle me frappa –gentiment- l’épaule, me virant de la cuisine. Elle me criait à l’oreille que j’abusais. Que je ne pourrais pas trouver une femme convenable si moi j’étais incapable de préparer un « simple » repas de fête. Puis vint la question fatidique, très importante à ses yeux, sûrement encore plus qu’aux miens : est-ce que j’avais une copine ? Comment expliqueriez-vous à votre mère que vous ne cherchiez pas forcément chaussure à votre pied, que vous couchiez à droite à gauche, sans vraiment vous souciez de si votre partenaire se réveillera ou non à vos côtés ? Parce que personnellement, je séchais là. Je baissais la tête, retenant ma respiration pour ne pas soupirer.

    « Je n’ai pas vraiment de copine… »
Et voilà que j’avais trop parlé, je voyais d’ici son visage s’assombrir, elle devait être triste pour moi, mais elle n’avait franchement pas à l’être. Du moins, pas pour cela. Je m’avançais vers elle et embrassais tendrement sa joue, lui murmurant de ne pas s’inquiéter, même si je savais pertinemment qu’elle y passerait ses journées, comme toujours. Je commençais à poser la table en regardant l’heure sur notre superbe horloge tactile, il était presque une heure de l’après-midi. Si Woo se faisait vraiment attendre…


Spoiler:
 

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Admin Blue | Leader Branche

My little secrets
MessageSujet: Re: [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo   Jeu 20 Sep - 21:39

Pour toi, une journée devrait s'étaler sur deux semaines tellement ton horaire est chargé et encore là, en 2010, c'est loin d'être aussi intense que ça le sera en 2012! Ça fait seulement un peu plus d'une demie année que tu as débuté en tant que leader de Daebak Shidae et vraiment, tu ne pourrais pas être plus épanoui et heureux qu'en ce moment. Malgré la fatigue constante, les longues heures de répétitions, les tournages nombreux et ton éloignement de ta famille, ton enthousiasme est à son maximum et encore aussi palpable qu'il l'était le jour où votre premier single s'est retrouvé sur les tablettes des magasins. Tu aimes ce que tu fais à un point tel que tu ne te vois même pas, un jour, te lever le matin pour endosser autre chose que ton rôle de Siwoo, leader d'un groupe de k-pop qui sera bientôt parmi les plus populaires du pays, voire du continent. Ton travail te fait vibrer, il allume cette flamme dans tes yeux que rien d'autre ne saurait faire apparaître. Évidemment, c'est loin d'être facile tous les jours, tu penses notamment à tes nombreux anti-fans qui t'envoient des lettres de menaces ou qui lâchent leur haine sans bornes à ton égard partout sur internet, mais comme on dit, la célébrité amène aussi l'envers de la médaille. Ce qui est un peu ironique dans tout ça, c'est que tu ignores encore qu'il viendra un moment où tu seras prêt à abandonner ton statut, ta carrière, absolument tout pour ne plus risquer de perdre la femme qui fera battre ton cœur. Une femme que tu connais déjà d'ailleurs, que tu apprécies beaucoup et qui ne te laisses pas indifférent du tout... seulement, à seize ans l'amour est encore un concept immensément difficile à saisir pour toi, surtout quand on sait la relation très complexe que tu as entretenu avec Li Mei Mi pendant près d'un an. Tu avais définitivement des sentiments pour cette fille, mais elle était ta première réelle expérience, tant personnelle que sexuelle, et la situation te dépassait assez pour que tu décide de t'en foutre et de juste vivre le moment présent avec elle en te fichant bien des conséquences ou de ce que tu espérais vraiment. Un peu plu d'un an plus tard, tu es juste bien célibataire et ce n'est pas comme si tu es prêt à être en couple, de toute façon. Il te faut faire les choses dans l'ordre... seize ans c'est jeune après tout!

Aujourd'hui est un jour particulièrement spécial pour la famille Bae, parce que c'est votre habituel repas familial que tu ne peux pas manquer à moins d'être en coma à l'hôpital et encore là, ta mère se débrouillerait pour amener les plats jusqu'au bord de ton lit en caressant ton visage et en te murmurant qu'elle t'aime. Tu la soupçonnes de vouloir profiter le plus longtemps possible du fait que ses deux amours de fils n'ont pas de petite-amie et qu'elle est donc encore la femme la plus importante dans leur vie. Avec ton père et ses problèmes de santé encore plus inquiétants, il est normal que vous passiez le plus de temps possible en famille. Être idole t'éloigne encore plus d'eux que lorsque tu étais trainee et ça t'attriste mais en même temps, cette distance t'a permis de prendre énormément de maturité et d'apprendre à te débrouiller tout seul. Même trainee, tu dépendais encore beaucoup de tes parents, plus particulièrement ta mère derrière laquelle tu te réfugiais dès que quelqu'un te blessait ou faisait quelque chose que te déplaisait. Tu n'as jamais manqué de rien et pour ça, tu en seras toujours reconnaissant, mais petit à petit, tu apprends à devenir un homme. Il y a une différence entre avoir les qualités pour devenir un bon leader et savoir de quelle façon les mettre en pratique et les faire accepter des autres... on t'a toujours dit que tu ferais un bon chef, quelqu'un capable d'inspirer assez de confiance pour qu'on le suive sans trop remettre en question sa légitimité, mais jusqu'au moment de ton début, tu ignorais ce que ça signifiait vraiment. Pour toi, un bon leader se résumait seulement à se faire aimer d'un peu tout le monde et être capable de parler aisément devant un groupe. Sauf que c'est loin d'être aussi facile, c'est une position qui amène son lot de responsabilités, que tu apprends à peine à assumer encore après quelques mois. Ton leadership se développe cependant très rapidement et tu reçois déjà de bons commentaires, pas seulement de ton manager, mais aussi des directeurs et des membres de ton propre groupe. Ce n'était pas facile au départ... il y a déjà trois membres plus vieux que toi dans Daebak Shidae et tu ne peux pas dire qu'ils auraient fait un moins bon travail que toi, seulement on t'a choisi et tu comptes bien prouver qu'on a eu raison de le faire.

Tu es encore en plein milieu d'un photoshoot lorsque tu t'éclipses quelques minutes pour appeler à la maison et prévenir ta chère maman que tu risques d'être un peu en retard. Le fait est qu'un imprévu est survenu et vous a retardé dans votre horaire, mais aussitôt ta mère te dit que ça n'a aucune importance, que tout le monde est ravi que tu viennes et qu'ils t'attendront le temps qu'il faudra. Elle te fait également promettre de prendre soin de toi-même et ça te fait sourire tandis que tu lui dis que tu l'aimes et que tu raccroches... te rends-tu seulement compte de la chance incroyable que tu as d'avoir des parents aussi présents dans ta vie? Pour ce qui est de ton frère, c'est une autre histoire, mais malgré les tensions entre vous, tu sais qu'en cas de pépin vous pouvez compter l'un sur l'autre. Ce ne sont pas tous les adolescents de ton âge qui ont ce privilège... tu as vécu une enfance qu'on pourrait qualifier d'idéale, presque parfaite et c'est d'ailleurs ce qu'on te reproche parfois. Toi, Bae Si Woo, le fils bien nanti d'un chercheur de Samsung ayant vécu dans sa tour d'ivoire, que sais-tu du monde extérieur? En fait... tu sais plein de choses. Pourquoi? Parce que tu aimes les gens, tu t'intéresses à eux, tu les questionnes, tu les comprends... ce n'est pas étonnant que tu réussisses à te faire des amis de tous les âges et de toutes les classes sociales. Même petit, tu te fichais bien du type d'amis que tu avais, tu parlais à tout le monde, tu as même déjà eu un meilleur ami âgé de 80 ans, il s'agissait de l'habitant de l'appartement en-dessous du tiens, un veuf qui n'avait plus de famille mais tellement d'histoires à te raconter. Il t'a énormément appris et lorsqu'il est décédé l'année dernière, tu as cru ne jamais t'en remettre. Si la même chose arrivait à ton père, qui lentement mais sûrement approche cet âge...

Dès que vous êtes de retour à la BlueStar, tu files dans ta chambre pour te changer et opter pour des vêtements confortables et loin d'être aussi flashy que ceux que tu portais il y a quelques minutes lors de la séance photo. Ha Neul sait déjà que tu vas dîner à la maison, si bien qu'il te souhaite de passer une bonne soirée avant même que tu annonces ton départ imminent. Comme vous êtes devenus assez populaires pour qu'on te reconnaisse dans la rue, c'est ton manager qui ira te conduire jusqu'à chez-toi et il t'attend déjà dans le hall. En marchant jusqu'à la voiture, il t'interroge à propos de tes parents et de comment ils vivent le fait que tu sois devenu une idole. Tu ne sais pas vraiment quoi répondre... ton père n'a jamais caché qu'il aurait préféré que ses deux fils n'envisagent pas une telle carrière, mais il n'a jamais porté le moindre jugement tout comme ta mère qui te support à cent pour cent. Ton grand frère n'a pas encore débuté, lui, mais tu es convaincu que ce sera pour bientôt et tes parents auront la même réaction qu'ils ont eu lorsque c'était ton tour. Ils seront fiers et heureux, et souligneront l'occasion en lui achetant un délicieux gâteau et plein de cadeaux! Vous arrivez devant le portail de ce qu'on appelle le « village » Samsung, réservé aux employés qui travaillent pour la compagnie ainsi que leur famille. Vous avez toujours habité ici, donc ce n'est pas un secret pour personne, ce qui est génial, c'est que les fans ne peuvent pas squatter devant ton appartement ni devant ton immeuble, parce que l'accès est restreint aux habitants ou aux visiteurs qui en ont l'autorisation. Tu remercies ton manager avant de te diriger vers le gardien à l'entrée et il te laisse évidemment passer, sachant très bien que tu es le fils cadet des Bae.

Ta fébrilité grandit tandis que tu entres dans l'ascenseur et appuie sur le numéro de votre étage. Tu as tellement hâte de voir tes parents! Tu les as à peine vus depuis Noël, tout comme ton frère d'ailleurs... vous vous croisez parfois à l'agence, mais tu es tellement occupé que ce n'est pas comme avant et tu as l'impression que ce fossé entre vous ne fait que se creuser encore plus à cause de ça. Seulement... tu n'es pas prêt à faire le premier pas et que tu sais que c'est la même chose du côté de Min Woo. As-tu quelque chose à te reprocher? Oui, peut-être que ton audition pour la ASE n'était que dans le but de le suivre, mais ton frère sait-il vraiment pour quelle raison tu as fait ça? Ce n'était pas pour le dépasser, pour devenir meilleur que lui... tu voulais juste devenir COMME lui. Le reste n'est qu'une histoire de circonstances... tu soupires en arrivant devant la porte. De nervosité, d'appréhension, d'un peu de tout. Dès que tu mets un pied à l'intérieur, tes joues sont immédiatement attaquées par ta mère qui se lève sur la pointe des pieds – eh oui, tu pousses comme de la mauvaise herbe ces temps-ci – pour t'embrasser avant de te serrer dans ses bras si fort que tu dois bientôt lui dire qu'elle t'étrangle. « Tu nous as tellement manqué, comment tu vas? Comment était le photoshoot? Et votre dernier comeback? Tu as soif? Min Woo, chéri, peux-tu amener un verre d'eau en venant saluer ton frère? » Elle parle si vite que tu n'es même pas capable de suivre le fil de sa pensée.

Ton père apparaît ensuite et tu sais déjà à le regarder qu'il était en train de lire dans le salon quelques secondes auparavant, parce qu'il a ses lunettes de lecture sur le bout du nez. Lorsque ta mère te lâche enfin le visage, tu te précipites dans les bras de ton père. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir visité les bras de cet homme, mais toi tu ne t'es jamais gêné pour le faire, surtout que tu t'es ennuyé comme un idiot pendant des semaines! Ne manque plus que... ah, le voilà! Un verre d'eau dans les mains... ça te surprend, il aurait tout aussi bien pu ne pas l'apporter, surtout que tu n'as pas vraiment soif. Tu lances un sourire à Min Woo, n'entendant rien de ce que ta mère te dit. Apparemment, elle veut tout savoir tout de suite sur ce que tu as fait depuis les derniers mois et tu essaies de répondre en enlevant ton manteau tant bien que mal. « Oh, Si Woo, mon bébé, tu portes le chandail que je t'ai offert à Noël? » s'extasie-t-elle lorsque tu révèles effectivement le polo qu'elle t'a acheté en même temps qu'une tonne d'autres trucs. Bleu, évidemment, puisque c'est ta couleur officielle... oui, ta mère suit beaucoup trop tes activités. « Bon, je vous laisse discuter entre vous! » puis elle file et ton père également - il n'a jamais été très bavard dans son genre - ... awkwaaaard.

« Hey, hyung~ » finis-tu par dire. Le silence est un peu... disons... m'ouais voilà. C'est pas l'ambiance du siècle. « T'as reçu beaucoup de chocolats aujourd'hui? » demandes-tu ensuite, l'air amusé. C'est toujours une blague entre vous, parce que vous avez effectivement votre lot d'admiratrices à l'école comme à la BlueStar.

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Aye shawty what's your name, what's your number? You heard about my age, well forget that number.I can put the thrill in your life, I can make your dreams come to life. I hear you talking, I know I'm what you like.
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BlueStar | Idole

My little secrets
MessageSujet: Re: [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo   Dim 21 Oct - 0:03

Je disposai tranquillement les assiettes sur la table, m'étant préalablement lavées les mains. La couleur et les motifs des porcelaines étaient totalement en accord avec la décoration de la salle à manger. Ma mère avait toujours eu un excellent goût en matière de décoration, elle vous aurait changé une niche en château tant elle était douée. Que ce soit les matières, les nuances de couleurs ou encore les formes d’objets, elle faisait vraiment attention à tout. C’était une femme vraiment très soignée, propre sur elle et organisée, ça expliquait peut-être le fait qu’elle faisait une si bonne professeure. Et être professeure en Corée, c’était aussi bien côté que d’être cadre en entreprise. Elle s’était toujours bien débrouillée, elle avait ça dans le sang qu’elle avait tant bien que mal essayé de transmettre à sa descendance. Je n’avais pas eu son talent pour tout ce qui était design, et à mon grand dam, je n’avais pas vraiment hérité de son sens de la mode. Je ne tombais pas non plus dans le ringard, j’avais un minimum de bon sens pour ne pas mettre un gilet orange avec une chemise bleu canard, non. Je savais qu’il y avait quelques codes à respecter comme ne pas mettre plus de trois couleurs ensembles, ne pas assembler les couleurs « opposées » comme le bleu et le orange, le violet et le jaune, le vert et le rouge mais je n’étais pas un pro. Ce n’est pas que je n’aimais pas être bien habillé, c’est juste que je me fichais de mon look. J’étais plutôt normal, selon moi. Un jean, une paire de converses et un sweat faisaient très bien l’affaire. Une chose était sûre, je ne me démarquais pas par mon look, mais ce n’était pas ce que je souhaitais, enfin je trouvais que c’était vraiment une perte de temps de passer cent cinquante ans à choisir ses fringues le matin, surtout qu’il fallait passer encore passer plus de temps dans les magasins. Non ce n’était certainement pas pour moi. Je faisais confiance à mes futures -j’en étais sûr !- coordinoonas pour me faire beau.

Je finis de poser les couverts ainsi que les verres en veillant à ce que tout soit en ordre. Par bon sens j'aurais dû retourner donner un coup de main à ma mère, mais je n'avais pas vraiment envie de me faire à nouveau virer dès la première erreur. Alors je me suis assis à ma place. Les chaises avaient beau changé, j’étais toujours assis dos à la baie vitrée, et donc au salon. J’aimais bien être ici parce que je pouvais voir presque tout ce qui se passait dans la partie active de la maison, à savoir la salle à manger, le salon et la cuisine. Et j’aimais bien tout observer. Je reposais mon menton les paumes de mes mains comme un enfant, regardant mon père assis sur son fauteuil. . J’attendais patiemment, tout seul sur ma chaise. En fait je n’avais pas mangé ce matin, et ma fin commençait à se faire ressentir… L’odeur alléchante des plats n’aidait en rien, et l’horloge que j’avais en face de moi ne faisait qu’accroître l’envie de vite commencer mon repas. Je regardais la vaisselle disposée sur la table, comme si cette dernière allait me raconter une histoire, comme dans la Belle et la Bête vous savez. Heureusement, je n’avais pas longtemps cru aux histoires magiques et aux contes de fées, de toute manière c’était un truc de filles, enfin les Disney, pas les histoires magiques. Dans le genre on avait eu le droit aux Chevaliers du Zodiaque, à Inuyasha aussi… C’était tout autant improbable, mais plus attrayant pour un garçon.

La sonnerie retentit, enfin ! Pensais-je. Il allait bientôt sonner quatorze heures, autant vous dire que nos estomacs grouillaient. Ma mère n’aurait jamais un repas parfait à ses yeux, donc ce n’était pas étonnant qu’elle soit encore derrière les fourneaux. Pourtant, le bruit de la sonnette l’extirpa in extremis de ses activités, se ruant vers la porte comme une jeune femme qui voulait absolument être première le jour des soldes. Elle ouvrit la porte, laissant le jeune homme pénétrer dans ce qui était aussi son appartement avant de se jeter sur lui, comme elle l’avait fait avec moi. Je souriais en voyant la scène, c’était notre mère, elle avait toujours été comme ça et elle le serait toujours. Elle était adorable, mais j’avais tendance à trouver ça quelque peu étouffant par moment, et elle était pire avec mon frère cadet, je ne voulais même pas imaginer son état. C’était mon frère cadet, et par conséquent, elle l’avait toujours… encore plus surprotégé que moi. Je ne savais même pas si c’était encore possible, mais c’était comme ça en tout cas. Je l’entendais balbutier une multitude de choses, je n’écoutais pas réellement ses verbiages jusqu’à entendre mon nom.

    « Min Woo, chéri, peux-tu amener un verre d'eau en venant saluer ton frère ? »
Une requête en plus. Elle était… Non elle n’était pas gonflée puisque c’était ma mère, elle n’était pas spécialement au courant des relations entre mon frère et moi, elle ne devait pas spécialement savoir. Je me levai nonchalamment, me dirigeant rapidement jusqu’à la cuisine, accédant à la requête de ma mère. Je versais l’eau dans un grand verre, j’aurais pu ne pas lui obéir, mais je culpabilisais un peu de mon comportement précédent, puis je pensais un peu à mon frère, un peu. Il devait être exténué, et en m’avançant vers lui, je m’en rendais clairement compte. Détaillant ses traits souriant, je devais avoir un visage totalement inexpressif sur le moment. Vous m’auriez montré une encyclopédie sur les morses que ça m’aurait fait le même effet. En apparence seulement, au fond de moi, je ne savais pas si je devais me réjouir. Je l’aimais, bien sûr, mais le voir en dehors de l’agence, ce n’était plus vraiment un plaisir depuis quelques mois maintenant. Quoiqu’il en soit, j’attendis qu’il ait fini d’ôter son manteau pour lui tendre le verre, lui esquissant un semblant de sourire jusqu’à ce que notre chère génitrice ne lui rappelle qu’il avait mis son cadeau de Noël. Je fermai les yeux, agacé. Elle avait la fâcheuse tendance à stimuler mes nerfs par moment. Elle ne le faisait pas exprès, bien entendu. Ma mère était la première fan du membre bleu de DBSD. La pire fan, la plus grande, la plus enjouée.

    « Bon, je vous laisse discuter entre vous! »
Je la regardai se retourner, l’air entre le blasé de service et le déprimé de nature. Juste, pourquoi maman ? Je reposai mes yeux sur l’objet de mon ennui, détaillant le fameux pull bleu tant adulé par ma mère. Je soupirai, n’ayant nullement envie d’entamer la conversation. Après tout, j’étais l’aîné, ce n’était pas à moi d’être poli envers mon frère cadet. Je détaillais son visage. Ses traits étaient toujours aussi fins, les miens aussi il faut dire, on tenait tous les deux ça de notre mère. Ses yeux avaient toujours ce charme, ce petit truc qui faisait qu’il avait le regard pétillant en toutes circonstances. Le silence se faisait un peu lourd, je songeais à tourner les talons sans prévenir quand il brisa le mutisme ambiant.

    « Hey, hyung~ »
Je ne pensais franchement pas qu’il l’aurait fait. J’étais… un tantinet rassuré, parce que je n’aurais certainement pas fait le premier pas. C’était peut-être un peu stupide, mais je n’en avais que faire. Son ton avait l’air expressif, bien qu’un peu gêné. Ces derniers temps, la signification du mot hyung ne semblait pas s’appliquer à la relation de grand frère que je n’avais pas vraiment avec lui. Mais je restais son frère, et ce, à vie, alors même si l’ambiance était quelque peu tendue, je lui répondais.

    « Yo. »
Il n’y avait sûrement pas besoin de plus de toute manière, qu’avais-je à lui dire ? Rien. Ou des choses qui ne se disaient pas, des choses qu’il n’aurait sûrement pas envie d’entendre, mais que je crevais d’envie de lui balancer un jour. Oui, il valait mieux que je me taise pour l’heure.

    « T'as reçu beaucoup de chocolats aujourd'hui ? »
Il semblait vouloir détendre l’atmosphère, n’est-ce-pas ? Effectivement, il devait avoir l’air un peu gêné, bien que ses traits se soient déridés pour laisser place à un visage rieur. Sauf que moi, je n’avais pas vraiment envie de rigoler, aussi amusant notre jeu avait-il pu être. J’avais eu, comme chaque année, une dizaine de déclarations, chocolats et autres babioles que l’on offrait en cette occasion. Séducteur, je l’avais été depuis ma plus jeune enfance, n’hésitant pas à entamer la conversation avec le sexe opposé. Avec le temps… Plus qu’attiré, j’étais aussi devenu attirant, je crois. Si Woo aussi avait son charme, ses traits s’étaient affinés en grandissant, laissant dévoiler un visage qui se masculinisait d’années en années. Mais question chocolats, cette année, il n’y avait pas photo, ma réponse coulait de source pour moi.

    « Pas autant que toi, c’est sûr. Mister monde. »
Comment couper court à une conversation en un semblant de phrase en une leçon, merci de contacter Bae Min Woo. S’il voulait avoir une réponse, ce n’était pas à moi qu’il fallait demander, parce que je n’avais tout simplement pas envie d’être sympathique et de jouer copain-copain avec lui en cette belle après-midi hivernale. Puis c’était l’heure de manger depuis bientôt deux heures de toute façon, un peu de manquement aux propositions de notre mère, comme de discuter, ce n’était que rarement mauvais. Et en l’occurrence, là, c’était même très bon. C’était vraiment étrange comme situation, alors pour ne pas la faire durer en longueur trop longtemps, je lui lançais un dernier regard, une moue neutre sur le visage avant de tourner les talons jusqu’au salon. Mon père était déjà attablé et on voyait ma mère s’activer derrière le bar américain qui nous donnait une vue sur la cuisine. Ma mère nous lança un « A table mes chéris ! » alors que je reprenais place sur ma chaise, le visage aussi vide que le ventre. Je n’avais même pas fait attention au fait que Siwoo m’est suivi ou non, après tout il faisait ce qu’il voulait, il pouvait très bien repartir si l’envie lui prenait. Je pouffai de rire intérieurement en fixant mon assiette comme un enfant, esquissant l’ombre d’un sourire sur mes lèvres. La plupart des plats d’accompagnements étaient déjà tous disposés sur la table, n’attendant qu’à être picorés avec envie. Des patates douces cuisinées, des raviolis, des légumes sautés, des nouilles transparentes, des œufs brouillés découpés en lamelle, du bouillon, et bien évidemment un bol de riz blanc chacun et une coupelle de kimchi, il y avait tout ce qui composait un bon repas du nouvel an, un bon repas fait maison, aussi. C’était une des choses qui me manquait énormément, à la maison. Ma mère était une fine cuisinière, et j’étais du genre gourmand, un peu trop gourmand parfois. Mais à l’agence, j’avais su me calmer, j’avais encore mes petits excès quand je revenais ici.

J’avais tellement envie de prendre ma cuillère pour prendre une bouchée de riz avant de la tremper dans la soupe ! Mais j’étais assez poli pour attendre ma mère, qui arrivait avec le plat de viande. Je souriais comme un enfant, regardant mon père, puis mon frère qui était maintenant arrivé, c’était l’heure de manger. J’attendis que ma mère prenne place, et que mon père commence à manger –comme le voulait la tradition familiale, pour prendre à mon tour mes baguettes, et aller chiper quelques tranches d’œufs. Je regardais ma mère en souriant.

    « T’es une pro Maman, tes plats sont vraiment les meilleurs ! Merci~ ! »
Manger me faisait beaucoup de bien, le goût délicieux de ses mets me rappelait à quel point c’était bon d’être ici. Il m’en fallait peu, et oui, j’étais comme ça pour pas mal de choses, que ce soit en faveur ou non de ma bonne humeur. Maman hocha la tête en souriant, elle devait être vraiment heureuse de nous avoir réunis ici.

    « Alors mes enfants, racontez-moi tout ! Mon Siwoo, comment ça se passe tes émissions ? Tu n’es pas trop demandé ? Ça me fait tellement plaisir de te voir à la télé ! Et toi Min, tes entraînements ne sont pas trop fatigants ? Tu travailles dur, hein ? »
Oui, des fois, il m’en fallait vraiment peu.


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MessageSujet: Re: [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo   Mar 30 Oct - 16:07

« Yo. » Mais c’est qu’il te fait l’étalage de la diversité de son vocabulaire, ce Min Woo! Tu hausses un sourcil tout en poursuivant avec une question, souhaitant détendre un peu l’atmosphère qui s’était alourdit de façon intense dès que votre mère a changé de pièce. S’il continue d’avoir autant de conversation, vous n’aurez pas le temps de terminer que déjà le dîner sera bien digéré et qu’il sera le temps de rentrer! Si tu n’étais pas si déterminé à te moquer de lui, sans doute aurait tu roulé des yeux et te serait éloigné en soupirant mais curieusement, tu as envie de voir jusqu’où tu pouvais le pousser avant qu’il explose. C’est frustrant de s’apercevoir que son grand frère qu’on admire et qu’on prend comme modèle pose sur toi le même regard que tellement de gens qui te détestent. Sauf que comme il s’agit de Min Woo, tu n’arrives pas à te débarrasser de cette douleur qui te prend chaque fois que tes yeux plongent dans les siens. Tu as conscience que tu ne fais que le perdre un peu plus au fil du temps et que si vous ne faites rien pour arranger les choses, il viendra un moment où vous couperez carrément les ponts et où vous cesserez de vous adresser la parole. Tout simplement? Tu ne peux pas croire que Min Woo pourrait développer une haine réelle envers toi, une haine si profonde qu’il souhaiterait à tout prix te sortir de sa vie. Ça te fait peur et en même temps tu te sens tellement désemparé face à cette possibilité que tu gardes les bras baissés, n’osant pas réagir. Si jamais il te déteste déjà? Si jamais le fait que tu aies débuté avant lui l’a tellement marqué qu’il n’est plus capable de te ressentir de l’affection pour toi? C’est fou à quel point des relations qu’on croit acquises peuvent soudainement nous paraître fragiles au point de nous angoisser constamment. Évidemment, c’est un peu mensonger de dire que tu t’en préoccupes autant qu’il le faudrait, parce que pour être franc, tu n’y penses que lorsqu’il est en face de toi, ce qui n’arrive plus très souvent maintenant. Quand Min Woo est hors de ton champ de vision, tu préfères tasser ce problème dans un coin de ton esprit, surtout que tu as d’autres chats à fouetter. « Pas autant que toi, c’est sûr. Mister monde. » Bien joué hyung, as-tu envie de dire en entendant la réplique sarcastique du jeune homme. De toute façon tu ne peux pas le contredire, évidemment qu'avec ton statut d'idoles tu as gagné un nombre considérable de fans et que beaucoup de filles souhaitent devenir ta petite-amie, autant à l'école qu'à l'agence ou même en général. Cela dit, ton frère est habituellement plus populaire que toi parce qu'il semble plus mature et qu'il dégage quelque chose de plus ... viril? Tu n’as jamais possédé le même sens de l’humour que ton grand frère, alors que lui est plus porté sur l’ironie, tu es davantage direct dans ta façon d’exprimer les choses. Ce qui ma foi n’est pas pratique si on veut que l’ambiance familiale reste douce lors d’un repas.

Tu ne réponds rien, parce que tu ne juges pas nécessaire de déclencher une bagarre aussi tôt dans la soirée. Ton père risquerait fort de vous botter les fesses jusqu’à ce que vous vous agenouilliez devant lui et ta mère fonderait très certainement en larmes devant l’incapacité de ses fils à bien s’entendre. Vous avez développé une tolérance hors du commun lorsque vient le temps de passer des moments ensemble, surtout en présence de vos parents… sauf que toi-même ne peut prévoir quel poids la fatigue aura dans la balance. Tu en as marre des allusions méchantes de ton frère, après tout s’il est jaloux ne peut-il pas te le dire honnêtement sans passer par des chemins détournés complètement inutiles? Parce que ça ne peut être que ça, non? Il est jaloux qu’on t’ait choisi et pas lui, jaloux que tu sois leader de ton groupe aussi jeune, jaloux de ta popularité. Selon toi, il n’existe pas d’autres facteurs bien que ce soit un peu bête de penser ainsi et que c’est probablement l’une des raisons pourquoi vous n’arrivez plus à vous comprendre. Il tourne les talons et tu lances un « Tsssh » assez fort pour qu’il parvienne aux oreilles de ton frère, mais tu ne bouges pas d’un pouce, restant bien immobile sur le tapis de l’entrée. Est-ce possible de se sentir comme un étranger dans sa propre maison? Ce n’est pas parce que l’odeur du repas copieux ne te semble pas familière, ni parce que le décor a changé ou que tes parents ne t’accordent pas d’attention… c’est le changement visible de ta relation avec ton frère qui te procure ce sentiment d’éloignement. Depuis que Daebak Shidae a été formé, tu te sens beaucoup plus confortable dans votre appartement que dans celui où tu as vécu le début de ta vie et pour lequel tu sanglotais parfois la nuit lorsque tu as supplié ta mère de te laisser vivre à la BlueStar avec Ha Neul.

Perdu dans tes pensées, c’est la voix de ta mère qui te ramène brusquement à la réalité lorsqu’elle annonce que le dîner est servi. Tu traînes des pieds jusqu’à la cuisine où tu trouves ton père et Min Woo déjà assis ainsi que ta mère en train de déposer un dernier plat. Tu vas retrouver ta place habituelle, entre ton père et ta mère et face à Min Woo qui semble attendre le début du repas avec impatience. En jetant un coup d’œil aux nombreux plats disposés devant toi, ton estomac s’active soudainement et tu te mets à saliver, tes doigts caressant distraitement tes baguettes. Tu es prêt à attaquer toute ces nourriture et tu ne peux qu’avoir hâte que ton père prenne la première bouchée… les patates douces te font de l’œil comme à chaque fois, c’est fou comme ces petites bêtes sont de vraies séductrices dans l’âme… dieu merci, ton père vous permet de vous rassasier quelques secondes plus tard et tu t’exécutes sans demander ton reste, prenant un peu de chaque élément pour tout déposer dans ton assiette. « Bon appétit papa, bon appétit maman, c’est délicieux! » t’exclames-tu, ravi, entre deux énormes bouchées de riz. En fait, tu mets le plus de nourriture possible dans ta bouche tellement tu es affamé et tu réalises à ce moment à quel point tu as moins le temps de profiter de tes repas qu’avant. Quand tu étais trainee, vous passiez presque toute l’heure du déjeuner attablés autour de vous deux ou trois assiettes remplies jusqu’à leurs rebords tandis que maintenant c’est à peine si tu as un moment pour croquer dans ton kimbap. « Bon appétit… hyung. » Tu ignores si c’est la faute de la nourriture ou simplement le mot qui se coince dans ta gorge, mais tu parviens difficilement à prononcer la dernière syllabe et te concentres ensuite sur ton repas, évitant de croiser les yeux de Min Woo.

« Alors mes enfants, racontez-moi tout ! Mon Siwoo, comment ça se passe tes émissions ? Tu n’es pas trop demandé ? Ça me fait tellement plaisir de te voir à la télé ! Et toi Min, tes entraînements ne sont pas trop fatigants ? Tu travailles dur, hein ? » Tu lèves la tête vers ta mère dont le visage est si bienveillant qu’il réussit à t’arracher le plus gros sourire – sincère – de ta journée. Elle s’inquiète tellement, autant pour un fils que pour l’autre, que vous ne pourrez jamais lui reprocher de ne pas vous aimer justement. Tu avales correctement ta bouchée de patate douce et tu déposes tes baguettes en prenant une longue gorgée d’eau. Voyant que Min Woo ne semble pas sur le point de prendre la parole, tu décides d’y aller en premier. « Ça se passe très bien, je ne reçois que de bons commentaires des animateurs après notre passage! Ils nous trouvent rafraîchissants et polis, apparemment je fais du bon boulot même si je crois que je ne suis pas encore un bon leader… » On t’a remis beaucoup de responsabilités sur les épaules et même si tu crois mériter la confiance qu’on t’accorde, ça n’enlève pas la difficulté du rôle qu’on t’a donné. Être leader d’un groupe alors qu’on fait partie des plus jeunes membres, ça peut mener à certains conflits, mais en général tu n’as pas l’impression qu’ils te respectent moins à cause de ton âge. « Moi je suis content de savoir que tu me regardes, maman. On est de plus en plus populaires alors tu devrais nous voir souvent! Le HanWoo Show est l’un des plus écoutés à la radio, et… » Un mince sourire étire tes lèvres, mais tu laisses planer le suspense en mangeant un peu de riz. « … en avril je vais remplacer Mee Yung noona pour All About ASE! Je l’ai appris hier! » déclares-tu sur un ton passablement excité. Tout le monde sait que AAASE est l’émission populaire de l’heure sur le All Star Channel et que ce n’est pas n’importe qui qui y participe. C’est donc un énorme privilège pour toi d’animer cette émission et tu espères que Zhou et Harumi seront cléments devant ton manque d’expérience. Enfin bref, suffit les annonces! Pourquoi ne pas laisser ton hyung parler, maintenant? Ton sourire se fait plus amusé tandis que tu lèves les yeux vers lui. S’il te considère déjà prétentieux, autant lui en fournir des raisons. Tu l’observes comme si tu le défiais de dire mieux que toi, avant de glisser ton regard vers ta mère et de transformer ton rictus en adorable sourire.

Ta mère semble vouloir commenter ce que tu viens de dire, mais tu la vois qui se tourne plutôt vers ton frère dans l’espoir que celui-ci ouvre la bouche. Toi, tu perds considérablement ton intérêt pour la conversation et tu plonges le nez dans ton assiette, en dévorant son contenu avec bonheur. Si Min Woo veut jouer la carte du cynisme, tu n’as pas l’intention de le laisser faire sans répliquer. Du moins c’est ce que tu as l’impression qu’il essaie de faire, après tout tu ne lui as jamais demandé directement…

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MessageSujet: Re: [Flashback] Are you a good brother? ▬ ft. Bae Si Woo   Jeu 31 Jan - 1:11

Concentré sur ton assiette, tu relèves à peine les yeux vers le chef de famille puis vers ton frère. Tu détailles l’espace d’une seconde son visage à la mâchoire si fine, au nez soigneusement retroussé et aux yeux presque aussi petits que les tiens. Il s’apprêtait à répondre à votre mère, le regard bienveillant du fils qui avait été en manque de ses parents dans les yeux. Ton cadet avait toujours été plus ouvert et accueillant quand il s’agissait des élans maternels de votre génitrice. Tu étais plutôt le petit débrouillard, celui qui lâchait la main de sa mère quelques jours après ses premiers pas pour courir dans le parc pour aller essayer tous les jeux biens trop grands pour sa petite taille. Si Woo… Si Woo, il n’était pas comme ça. Il était plutôt réservé dans tes souvenirs, puis il avait eu comme un déclic, il s’était offert à son entourage au fur et à mesure, et tu étais bien sûr aux premières loges, à l’époque. Jusqu’à l’année dernière en fait. Mais, n’en parlons plus, il le fait déjà assez pour toi.

    « Ça se passe très bien… »
Tu laisses tes yeux dériver vers votre père, l’air de dire « on reste entre hommes p’pa ». Tu ne comptais pas écouter la suite, tu n’en voyais pas l’intérêt. En réalité tu écoutais mais ta mine ne laissait transparaître qu’un ennui naissant tant tu paraissais concentré sur les allés retours qu’effectuaient tes baguettes, mâchant nonchalamment tout en attrapant machinalement un kimbap de plus. Tu te mords la lèvre par inadvertance, rivant de nouveau tes yeux sur Si Woo, lui lançant un regard presque meurtrier, furtif mais laissant bien passer la « menace » dans ton regard, comme s’il était à l’origine de cet incident sans importance.

Quand tu avais une dent contre quelqu’un, généralement tune le faisais pas à moitié. Chaque petite chose de la vie venait en agrémenter le bon ou le mauvais côté. Et en ce moment, tu n’avais vraiment envie de voir ton frère comme quelque chose de positif, c’est ainsi que ton comportement se justifiait. Quand tu avais envie de faire plaisir, tu savais te plier en quatre pour faire plaisir. Et quand tu avais envie d’être désagréable, tu savais user de ton indifférence et de ton manque de grâce -devenus innés pour l’occasion-, afin de faire comprendre à l’autre qu’il était gênant. Oh oui, tu étais doué pour ça. Tu étais doué pour faire comprendre aux autres que tu existais, quels qu’en soit les circonstances. C’était peut-être pour ça que tu avais cette rancune envers ton frère ? Parce que face à un public tu ne pouvais rien contrôler, déjà qu’à l’agence tu n’étais qu’un pion…

Ah, tout tournait autour de ça en ce moment, tout tournait autour de lui. Du matin au soir, il était partout ! Tu pouvais plus ou moins sortir tranquille, tant qu’on ne te reconnaissait en tant que « grand frère de ». Tout ce dont tu avais horreur, être associé à ton dongsaeng. Et hoobae. Enfin… Plus maintenant. Heureusement que ton ami Han Kyung était là. Après tout, il était le seul à qui tu pouvais te confier, il était aussi le mieux placé pour pouvoir te comprendre. Même si d’après ce que tu avais compris, ce n’avait jamais été le grand amour entre lui et son frangin. Alors que pour toi c’était différent. Même ta mère te donnait l’impression de faire une différence entre vous deux, alors que ça n’avait jamais été le cas. Ça ne l’était toujours pas, mais toi tu le ressentais comme ça, comme si tu avais raté, finalement.

Il t’était arrivé de t’inquiéter pour Si Woo. Parce qu’il était encore jeune, bien que votre différence d’âge soit mince, et qu’il était aussi plus fragile. Derrière sa carrure de grand dictateur, non pardon, leader de la Blue Star, tu étais probablement l’un des seuls à savoir que derrière sa façade d’homme sûr de lui se cachait un adolescent qui se construisait de jour en jour, et donc, un garçon fragile. Il n’y avait qu’à observer ses manières un instant… C’était le genre de choses qui sautait aux yeux, à toi. Peut-être parce que tu étais son frère. Le pire avait l’air d’être les périodes de promotions. Dans la famille, vous n’étiez pas du genre à avoir de grosses cernes sous les yeux, même en dormant très peu et en s’entrainant comme des fous, vous aviez bonne mine. Au début, tu évitais les chaînes de télé qui diffusaient les shows d’idoles. Puis tu ne le croisais plus tellement dans les couloirs de l’agence ou même à la cafétéria puisque les Daebak Shidae avaient leur propre logement. Puis tu t’étais mis à faire quelques recherches, tu le suivais parfois toi aussi dans les émissions, il n’y avait pas que tes parents qui le suivaient, toi aussi, histoire de t’informer sur ton frère cadet. Il n’y avait pas à dire, même avec quarante couches de maquillage, il avait l’air si… achevé, fatigué, à bout. Tu t’étais inquiété, tu t’inquiétais encore parfois, mais tu avais bien trop de fierté pour le laisser transparaître. Tu préférais crier au monde qu’après tout, il l’avait mérité !

Tu relevais la tête en entendant parler de ta meilleure amie Mee Yung. Comme si elle te concernait plus que lui. Elle était en effet une de tes plus proches amies. Les gens se méprennent parfois sur votre relation car elle est vraiment proche de toi, mais ce n’est pas comme ça que tu envisages votre relation, et tu penses qu’elle non plus. Elle est ta meilleure amie, elle essaye tant bien que mal de t’accompagner dans les bons comme dans les mauvais moments, et tu essayes d’en faire tout autant. A vrai dire, la plupart des gens pensaient que tu voyais les filles comme des objets de contentements, mais ce n’avait jamais été le cas. Dragueur tu l’étais, mais respectueux envers ces dames, tu l’étais tout autant. Et aussi, tu croyais dur comme fer en l’amitié homme-femme. Ton amitié avec Mee en était la preuve, n’est-ce-pas ? Certes il y avait Young Im, qui avait d’abord été l’une de tes amies depuis le début de votre adolescence, puis en grandissant, tous les deux, vous vous étiez rapprochez. Plus ou moins dans les règles, mais c’était devenue un peu plus qu’une amie, sans pour autant être ta petite amie. Ça avait le mérite d’être clair entre vous. C’était un flirt amical. Bon, un peu plus qu’un flirt. Un peu moins qu’un flirt en même temps. C’était vous deux, point. Un commun accord. Ça avait toujours été comme ça avec les filles quand il s’agissait de relations plus qu’amicales.

Tu le regardes finir son monologue de diva sans vraiment y prêter attention jusqu’à ce que ses yeux ne se posent sur toi comme des lances aiguisées. Il voulait clairement te faire paser un messagemaispour le coup, tu ne suivaispas. Son regard avait l’air méchant, hypocrite. Tout ce que vous étiez, tout ce que vous aviez besoin d’être depuis quelques temps. Tu l’aurais frappé s’il ne s’était pas empressé de sourire à votre mère. Enfant naïf. Il croyait que tu n’avais qu’un tour dans ta poche ou quoi ? Tu n’avais pas vraiment saisi le gros de son discours mais il devait probablement vanter les mérites de sa grande carrière de superstar sans talent. Rien de bien méchant à tes yeux. Alors pourquoi ce regard ?

Tu hausses les épaules, tu avais toi aussi à répondre à ta mère et tu sentais qu’elle allait faire une remarque d’une seconde à l’autre si tu ne lui racontais pas toi aussi tes fabuleuses aventures. Que pouvais-tu dire face à ça ? Plusieurs options s’offraient à toi. Soit tu essayais d’apitoyer le sort sur toi, ce qui serait une chose très aisée à faire puisque tu menais une vie de merde, clairement, bien que tout le monde puisse croire le contraire. Soit tu trouvais plus… Prenant. Tu savais te faire captivant quand il fallait, et tu avais une idée en or, inspirée de ton cher frère il y a quelques minutes de cela.

    « Bah écoute maman, rien de spécial… Je m’entraîne toujours dur. Oh et… Comment te dire ça… » Tu fais mine de rougir, comme si tu étais gêné. « J’ai une petite copine depuis quelques temps et… Je crois que c’est sérieux… Il faudra qu’on en parle. »
Tu baisses la tête en souriant gentiment. Tu avais couru à l’abattoir, tu savais que c’était un des sujets sensibles chez ta mère, comme chez toutes les mères après tout. Tu repensais à ton ancienne petite amie avec qui tu étais restée un an sans même la présenter à ta mère… Et là tu inventais ce genre d’histoire ? Ah Minwoo. Tu faisais vraiment n’importe quoi quand il s’agissait de… lui. Il n’y avait que pour ton frère que tu pouvais te prendre la tête, presque autant qu’avec Han Kyung il fut un temps. Ou alors tu pouvais aussi te prendre la tête avec ta meilleure amie Mee Yung mais c’était différent… Elle était si adorable et…

Soudain, comme une massue, la dernière information provenant de ton frère te bondit au crâne, captant enfin l’information cruciale. Il… Il allait la remplacer ? Il allait lui piquer sa place à AAASE ? Eh ? Mais… Mais… Pendant que cette info faisait son chemin entre tes neurones et des axones, tu n’entends pas vraiment si ta mère répondait ou pas à cette annonce. Tu n’étais clairement pas au courant de cela, qu’il l’est appris hier ou il y a trois mois de ça t’importait peu. Il allait la remplacer, elle, leader des BLAZing, il était devenu populaire à ce point ? Tu peines à balbutier, sans vraiment réfléchir tant tu es étonné :

    « Tu vas remplacer Mee-noona ? » dis-tu l’air intéressé. « Mais c’est… génial. »
Il n’y avait pas plus faux que le dernier mot qui venait de passer la barrière de tes lèvres. Tu étais toi-même plutôt intéressé par les émissions de la ASE, tu adorais observer tes sunbae, écouter attentivement leurs discours, regardait leurs réactions. Tu apprenais beaucoup de cela. Tu t’éclaircis la voix suite à ça, ne sachant pas comment continuer l’échange.

Tu aurais voulu tout simplement la fermer, mais il avait fallu que tu te mettes à parler, comme si tu n’en croyais pas tes yeux, et au final… C’était un peu ça. Mais tu n’avais plus rien à dire sous peine de dire des choses un peu trop désagréable, et ce n’était pas ton but. Pas quand votre mère vous regardait parler avec ce sourire affectueux dont elle avait le secret, elle voudrait sûrement enchaîner sur ta précédente déclaration. Non… Tu ne voulais sûrement pas la décevoir en laissant paraître la tension qu’il pouvait y avoir entre ton frère et toi, même si tu devais lui mentir. Heureusement qu’elle ne vous voyait pas à l’agence, ou qu’elle ne te voyait pas avec ton ami Han Kyung quand vous en parliez. Ce serait d’ailleurs bien dommage qu’elle vous surprenne parce qu’elle l’avait bien apprécié quand tu lui avais présenté il y a quelques semaines de cela. Si elle savait que sous vos bouilles de garçons qui n’ont rien à se reprocher bouillait une marmite prête à exploser tant vous aviez tous les deux envie d’y arriver… Si elle savait que tu en voulais à ton frère…

Tu arquais les sourcils, faisant une moue presque craintive, attendant une réponse d’un de tes proches.


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