Behind Closed Doors
2018 coucou les BCDiens ! J'ai vu que certains d'entre vous revenaient voir de temps en temps notre bon vieux forum, alors je me suis dit que j'allais vous faire un petit coucou.
J'espère que tout le monde va bien et que tout se passe bien dans votre vie ! ♡
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 A week-end together ~ Hayashi Miaka

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GoldStar | Admin & Idole

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MessageSujet: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Sam 22 Sep - 3:14

Comment bien commencer une fin de semaine ? Et bien, d’atterrir au Japon le vendredi soir, vers dix-neuf heures, parce que j’allais passer la fin de semaine chez mes parents. Ça, c’était bien. Comme ma carrière était entamer en Chine, je venais de moins en moins ici et rendait encore moins souvent visite à ma famille. Je savais qu’ils suivaient mon parcours de près, qu’ils savaient exactement ce que je faisais, mais tout de même, cela me ferait du bien que de m’assoir avec eux et de discuter agréablement. Cependant, comment rendre cette fin de semaine encore plus géniale ? Amener ma meilleure amie avec moi. Bon, je lui en avais vaguement parlé, il ne fallait juste pas qu’elle ait oublié, ce serait vraiment le comble, comme j’avais averti mes parents qu’elle allait venir avec nous. Arrivé en taxi devant la RedStar, je fus agréablement surpris de voir Miaka m’attendre. Elle n’avait pas oublié, ouai ! C’était un point de gagné.

Sortant de la voiture et remerciant le chauffeur, je courus avec ma valise dans les mains pour venir à sa rencontre. « Il faudrait vraiment que je vienne plus souvent au Japon, non ? » dis-je avec l’espoir qu’elle approuve. Bien entendu, c’était Miaka, j’allais donc sûrement me prendre une vanne quelconque, sa spécialité. Notre amitié se base sur une base solide d’insulte, de coup et de rigolade. On passe notre temps à se taper dessus, à s’envoyer paitre, même si au fond, on est meilleur ami. Ce qui en surprend plus d’un cela dit. Tout sourire, j’aperçu la voiture de ma mère un peu plus loin. « Aller, allons-y, ma maman m’attend ! » dis-je en marchant jusqu’à la voiture. J’ouvris la coffre-arrière et y plaça ma valise et celle de mon amie avant de refermer le coffre. Puis, je poussai Miaka dans la voiture pour y prendre place moi aussi. « Konbawa ! » fis-je en entrant dans la voiture, renouant avec ma langue maternelle. Comme j’étais dans un groupe chinois, la langue n’était donc pas le Japonais, bien évidemment. Ma mère me fit un adorable sourire puis tourna la tête vers celle qui allait m’accompagner pour la fin de semaine. « Miaka-chan ! Cela faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vu, comme tu as grandis ! » À une certaine époque, quand je vivais encore au Japon - ce qui n’était plus le cas depuis quatre ans -, une fois sur deux, quand je descendais chez moi, je l’emmenais et elle faisait inversement, ce qui faisait qu’on avait presque deux familles.

Moi et elle, on est réellement proche, bien qu’il y a toujours eu des zones grises. Comme un peu, quels sentiments j’éprouvais envers elle ? Ça c’était vraiment, vraiment compliqué. J’avais envie qu’elle me remarque, qu’elle dise aux autres comment son meilleur ami était talentueux. Ou encore qu’elle m’accorde un tant soit peu d’attention. Ce qui expliquait aussi mon comportement avec Hisae, l’image des Nagareboshi. Comme je voulais faire réagir Miaka, je me disais que si je m’approchais d’une autre fille, peut-être que... Alors que non, néant total. Mais étais-ce de l’amour ou le simple envie qu’elle m’accorde plus d’attention qu’elle le faisait en ce moment. N’étais-je pas justement son meilleur ami ? « On va faire plein de trucs en fin de semaine ! Je ne sais pas encore quoi, mais on verra bien ! » Cela avait l’air très convaincant, mais elle devait me connaître, depuis le temps. Le trajet fut long. Très long. Cela prenait environ un bon six heures de route descendre chez moi lorsque l’on partait de l’agence. Après avoir discuter de tout et de rien avec ma meilleure amie, se taquinant, se tapant et se faisant avertir par ma mère, je finis par m’endormir, épuisé du voyage.

Il était aux alentours d’une heure du matin lorsque les lumières de ma maison me firent face. Je réveillai mon amie. « On est arrivé belle au bois dormant pas belle » lui annonçais-je simplement en sortant de la voiture et en saisissant nos bagages. Je n’eu pas à l’attendre pour me rendre à ma chambre, elle savait où elle se trouvait. Je montai donc les escaliers pour rejoindre la chambre du haut, où un deuxième lit avait été monté. Je déposai sa valise sur ce deuxième lit et la mienne sur mon propre lit, que j’avais lâchement abandonné. Je vis un de mes frères, seize ans, entré dans ma chambre. « Alors comme ça Kuma, on amène sa copine à la maison ? » me dit-il en rigolant. Et là, surprise, mon autre frère, maintenant âgé de douze ans. « Tu veux rire ? Elle est beaucoup trop jolie pour lui ! » Grognant, je les poussai hors de ma chambre en disant que ce n’était pas comme ça qu’on accueillait son grand-frère. Puis, je souhaitai bonne nuit à toute la maisonnée pour me rendre dans ma chambre avec Miaka. Une fois la porte fermée, je me tournai vers elle. « Bon, après avoir dormi dans la voiture, je ne suis plus trop fatigué. Tu veux faire quelque chose ? Écouter un film ? Manger ? Jouer à un jeu ? Ou encore... Aller se promener dans la forêt derrière chez moi ? » Je cherchais quoi, à lui faire peur ? Non, car elle n’était pas une froussarde. Juste m’amuser un peu.

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RedStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Lun 24 Sep - 1:58

Un week-end chez Kuma, dans quoi est-ce qu'elle s'était fourrée encore? Évidemment, ce serait loin d'être la première fois qu'elle allait chez-lui et chaque fois ils s'amusaient énormément tous les deux, mais ça lui faisait bizarre comme ils n'avaient plus le temps de faire ça depuis bientôt presque 5 ans. Le début de Kuma et son départ du Japon les avait quelque peu éloigné, parce que Miaka ne pouvait pas se rendre en Chine lorsqu'elle était trainee, et encore moin depuis qu'elle était dans Nagareboshi. Bref, leur amitié en prenait un coup, mais lorsqu'il avaient le temps d'être ensemble, c'était des instants remplis d'affection et de beaucoup, beaucoup de douce violence! Les deux adoraient se mener la vie dure, ils étaient comme ça depuis toujours et ça leur faisait du bien à tous les deux, cela dit ça n'empêchait pas Miaka de considérer le garçon comme son meilleur ami et de l'aimer beaucoup, même plus que beaucoup. Il était son premier amour après tout, non? Oui bon, on avait vu plus romantique comme première relation amoureuse, mais au moins ils avaient réussi à rester amis malgré tout et c'était l'important. Bien sûr, il lui arrivait parfois de se demander s'ils seraient heureux ensemble, mais chaque fois il réussissait à dire un truc qui la refroidissait complètement. Tout comme ce qu'il lui balança lorsqu'il la réveilla dans la voiture en arrivant devant chez-lui. Après six heures de route, la voilà une belle au bois dormant pas belle. « Merci, prince charmant pas charmant! » répliqua-t-elle en lui tirant la langue avant de sortir de la voiture juste après lui, se dirigeant vers celle qu'elle appelait Okaasan depuis bien longtemps déjà. C'était drôle, parce que Miaka était la pire peste du monde mais lorsqu'elle était avec la mère de Kuma elle se transformait en véritable petit ange descendu du ciel.

Une fois entrés, Kuma se précipita dans les escaliers pour apporter leurs bagages dans sa chambre. « Gentil toutou! » rigola-t-elle tout bas, mais juste assez fort pour qu'il l'entende. Elle serait bien restée en bas pour discuter un peu avec okaasan, mais elle lui assura qu'ils auraient bien assez de temps pour le faire après une bonne nuit de sommeil. Mia comprenait, de toute façon la pauvre devait être épuisée après avoir tenu le volant aussi longtemps. Elle grimpa donc à l'étage et s'approcha sans bruit de la chambre de Kuma, juste à temps pour entendre la voix moqueuse de l'un des frères de Kuma dire qu'elle était trop jolie pour lui. Enfin un Fujiwara junior avec quelque chose dans le crâne! Elle n'eût pas l'occasion de dire au plus jeune qu'elle approuvait ses dires que déjà Kuma les chassait de sa chambre et profita du fait qu'il était occupé pour souhaiter bonne nuit à tout le monde sans espérer trop de réponses et attendre que son ami veuille bien lui faire l'honneur de sa présence. « Bon, après avoir dormi dans la voiture, je ne suis plus trop fatigué. Tu veux faire quelque chose ? Écouter un film ? Manger ? Jouer à un jeu ? Ou encore... Aller se promener dans la forêt derrière chez moi ? » Son ton se voulait presque défiant, hmmm... il voulait vraiment jouer à ça? « Tu connais déjà la réponse, si tu cherches à me faire peur, c'est raté mon cher, on s'est très bien qui de nous deux est la mauviette! » rigola la nippone en fouillant dans sa valise pour en sortir une veste plus chaud que ce qu'elle portait sur le dos présentement. Se dirigeant vers la porte, elle se retourna et lui jeta un regard désespéré. « T'as changé d'avis? T'as peur? » le provoqua-t-elle, sachant que ça suffirait à le faire réagir.

Ils descendirent silencieusement l'escalier, sachant que okaasan ne serait pas très heureuse de les savoir dehors à cette heure-ci, surtout dans la forêt derrière la maison. Mais bon, elle vous connaissait bien alors mieux valait ne pas trop compter sur votre sagesse, vous étiez aussi pires l'un que l'autre! « T'as apporté une lampe de poche au fait? » murmura Miaka tandis qu'ils refermaient la porte d'entrée derrière eux.

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GoldStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Jeu 27 Sep - 1:10

Cela me faisait du bien que de rentrer chez moi. Je ne venais presque plus ici, pas depuis mon début en tant que chanteur chez les Man Yue. Vraiment, j’étais un cas. À moitié Japonais et à moitié Coréen, j’avais tout de même débuté dans le premier groupe chinois. Félicitation champion et vive la diversité ! Alors qu’on était monté en haut, je réalisai que je n’avais pas envie de dormir. J’avais tout de même dormi pendant les six heures de route entre Tokyo et Osaka. Je proposai donc à ma chère amie si elle voulait aller dans le bois qui se trouvait derrière chez moi sur un petit ton de défi. Sa réponse me fit rire mais je ne pouvais pas en attendre moins de sa part. « Et comme ce n’est pas moi, il ne reste qu’une personne possible. » Bon, certes, j’étais beaucoup plus facilement intimidé par ce qui m’entourait, mais je n’avais pas peur du noir et, après avoir vécu toute mon enfance ici, ce petit bois, je le connaissais comme le fond de ta poche. Il m’av ait longtemps effrayé, jusqu’à ce que mon père m’y amène pendant quelques soirées. Et ensuite, c’était devenu l’endroit où j’aimais plus aller, lorsque je voulais être tranquille. Mais, depuis mon départ pour la Chine, je venais tellement peu souvent ici que j’en profitais le plus possible pour passer du temps avec ma famille et avec des amis comme Miaka. Vraiment, ça me faisait du bien que de la revoir, et surtout, qu’elle passe la fin de semaine avec moi. Je la suivis hors de ma chambre, le plus silencieusement possible. Ma mère ne serait pas contente que de nous voir sortir si tard. Sortant dehors, elle me demanda si j’avais pris la lampe de poche. Je lui fis un sourire. « Non, mais j’ai mon téléphone pour nous éclairer ! Et puis, fait-moi confiance, je serais capable de me déplacer les yeux fermés dans ce bois ! »

Pas besoin de lampe. Les lampes, c’était pour les chochottes. Alors que j’avançais, trouvant l’entrée du bois, je fis un face à face avec un arbre. « Putain... » grommelais-je. Puis, réalisant que je lui avais dit que j’étais capable d’y marcher les yeux fermer, je continuai d’avancer. « Non, mais c’est qu’okaasan a fait pousser quelques nouveaux arbres » me repris-je en lui faisant un sourire. Je l’avais plutôt négligé, elle, ces derniers temps. Bon, depuis le début de ma carrière, mais c’était encore pire ces derniers temps. Et ça me désolait, bien que je me savais particulièrement coupable de cette éloignement. C’est simplement que, avant cette année, elle était toujours trainee, donc c’était plus facile. Mais maintenant que ma meilleure amie était passée idole, c’était une tout autre histoire. J’en avais conscience, qu’on n’était plus aussi proche que l’on ne l’était et je me doutais qu’elle l’avait remarqué. Mais je comptais bien y remédier à ça ! « Je suis désolé » lançais-je tout bonnement, quoique, avec mon large sourire, c’était un peu comme si c’était hors sujet. Et pourtant, j’étais réellement désolé de m’éloigner d’elle. « J’ai l’impression de ne plus porter d’attention à nous deux depuis quelques temps ! Donc, à partir d’aujourd’hui, on redevient les meilleurs amis du monde. » C’était quoi cette réflexion parfaitement enfantine ? C’était parfaitement moi en fait. Je souris à Miaka et lui attrapai le bras, comme pour la presser à s’enfoncer encore plus dans le bois. Il faisait de plus en plus loin, une lourde pénombre semblait s’abattre plus on s’éloignait de la lisière. « Alors, on commence à avoir peur ? » me moquais-je gentiment. Puis, mon sourire quitta mes lèvres alors que mon visage devenait blanc. C’était sympa que d’être un bon acteur. « Mi-miaka ! Une araignée sur ta tête ! » m’écriais-je, alors qu’au fond, il n’y avait rien. Mais c’était mon genre, de passé du coq à l’âne, de dire des conneries lorsque je sentais que j’allais me désolé de quelque chose et que cela allait peut-être tuer l’ambiance. Parce que, oui, je m’en voulais de ne pas accorder assez d’attention à la chanteuse mais je ne pouvais pas commencer notre fin de semaine sur une note négative à cause de cela.

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RedStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Mar 2 Oct - 21:17

Miaka ne fronçait même plus les sourcils dorénavant lorsque son meilleur ami faisait une remarque déplaisante à son sujet. De un, parce qu'elle savait très bien qu'il ne pensait pas réellement ce qu'il disait et de deux, parce qu'elle n'était pas mieux que lui, pour ne pas dire encore pire! Leur amitié était particulièrement, cela dit ils s'adoraient, ça c'était un fait établi depuis longtemps. Kuma et Miaka s'étaient bien trouvés et sans doute une histoire d'amour aurait-elle pu naître de cette connexion indéniable entre eux. Au lieu de cela, ils avaient tenté la chose et voyant que ça ne donnait pas le résultat escompté, avaient décidé de rester bons amis. La nippone ne pouvait nier que parfois, elle était incertaine des sentiments qu'elle avait pour son meilleur ami, mais elle mettait souvent ça sur le compte de l'amitié fille-garçon. Après tout, il était normal qu'il y ait certaines zones plus grises, surtout vu leur passé amoureux. Bref, pour l'instant ils partaient à l'aventure, autant dire que c'était leur passe-temps préféré lorsqu'ils étaient ensemble! Sachant qu'ils s'enfonceraient probablement assez profondément dans les bois, la chanteuse demanda tout naturellement s'il avait pensé à apporter une lampe-torche. En plein milieu de la nuit, ça ne parût pas être une question idiote, au contraire, mais le Man Yue répondit qu'il avait son téléphone. Il affirma également être capable de se déplacer les yeux fermés dans ce bois qu'il connaissait si bien, juste avant de foncer droit sur un tronc d'arbre. Miaka hésita entre pouffer de rire ou soupirer tellement Kuma était exaspérant parfois... « Ouais, évidemment, parce que des arbres ça devient aussi gros en quelques mois, c'est bien connu! » répondit la nippone avant de passer devant lui en lui donnant un coup de pied bien placé sur le mollet.

Ils continuèrent ensuite à avancer silencieusement, observant les alentours, jusqu'à ce que Kuma lâche un « Je suis désolé » qui fit s'arrêter la jeune fille. Suspicieuse, elle se retourna pour le fixer sans trop comprendre pourquoi il avait dit ça, mais convaincue que c'était pour une bêtise qu'il venait de faire ou allait faire dans les instants qui suivraient. Pourtant, la suite la rendit perplexe. Alors comme ça, il s'excusait de négliger leur amitié dans un élan de tendresse masculine? Elle ne répondit rien et se contenta de sourire légèrement, soupirant comme si ça l'énervait qu'il se lance dans les confidences alors qu'en vérité il était évident que ça lui faisait plaisir à entendre. Ils reprirent leur marche et tandis qu'ils s'éloignaient un peu plus de l'orée des bois, son ami lui demanda si elle commençait à avoir peur. « Tes petits moments émotifs sont beaucoup plus terrifiants et dégoûtants que cette forêt innofensive, Fujiwara Kuma! » répliqua la Nagareboshi en lui tirant la langue. Mais cet imbécile de bon acteur changea d'expression si brusquement que la nippone ne sût pas comment réagir. Les yeux du garçon étaient rivés sur un point au-dessus de sa tête et Miaka le fixa, un air de parfaite incompréhension sur le visage. « NANI? » s'écria-t-elle lorsqu'il lui dit qu'elle avait une araignée sur la tête. Elle se mis à secouer la tête vivement, plongeant ses mains dans ses cheveux pour se débarrasser de ce monstre sur son crâne. Elle ne hurla pas, mais son agitation était comique à voir. Convaincue que même le plus féroce des arachnides n'auraient pu rester perché sur sa tête après ça, la nippone se redressa, mais dès qu'il vit l'air moqueur de son ami, elle comprit. « Hahaha, c'est tellement drôle, je me roule par terre, vraiment! Baka! » Il se mérita une tape bien méritée derrière la tête et Miaka en profita pour lui prendre des mains son téléphone et partir devant. Elle ne pût parcourir que quelques mètres avant d'être stoppée par l'absence totale de lumière. « Non mais je rêve! Ton imbécile de téléphone est mort! Bravo! » Les quelques mètres qui séparaient les deux amis semblaient une très longue distance maintenant qu'ils ne voyaient rien du tout. « Kuma? »

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GoldStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Sam 13 Oct - 21:35

Un soupire franchit mes lèvres. Effectivement, il était rare que je me montre sincère dans mes émotions, surtout avec Miaka, comme on passait la majorité de notre temps à se taper dessus. Comme un peu plus tôt alors que mon mollet élançait du coup qu’elle m’avait donné. Mais j’y étais habitué. Je lui fis une grimace, complètement puéril. Elle allait payer pour ce qu’elle venait de dire. Mon visage changea immédiatement d’expression alors que je fixais un point au-dessus de sa tête. Mes talents d’acteur allaient finalement payer. Je lui dis qu’elle avait une araignée sur la tête et sa réaction fut plus qu’hilarante. J’éclatai de rire alors qu’elle secouait sa tête, chassant la bête imaginaire. Vengeance faite. Elle me tapa derrière la tête et je lui répondis par un large sourire moqueur. J’aimais bien l’embêter. Même si ce n’était pas toujours évident à première vu, j’étais plutôt proche de la nippone. Surtout considérant la peut-être relation que nous avions eu par le passé. Cela n’avait été rien de sérieux, seulement, il existait encore des zones grises entre nous deux qui me créait plusieurs questions. Je me demandais souvent ce qu’elle pensait de moi, si, elle-aussi, se demandait s’il pouvait y avoir quelque chose entre nous deux. J’essayais même de la faire réagir, de la rendre jalouse, en apportant beaucoup d’attention à une fille de son groupe, Hisae. Seulement, jusqu’à maintenant, cela n’avait rien donné de bien concret. Puis, elle attrapa mon téléphone pour aller marcher plus loin. Soit. Je restai un peu en retrait, suivant la lumière. Lumière qui s’éteignit presque aussitôt. Oh, vrai, mon téléphone était presque mort. Ou, enfin, la batterie venait de rendre l’âme. Tempête dans trois, deux, un... Et voilà qu’elle me traitait d’idiot. Franchement, elle était vraiment prévisible. Un rire franchit mes lèvres alors que je continuais d’avancer, les mains bien enfoncé dans les poches de mon jeans.

Mon nom parvint à mes oreilles, voilà qu’elle me cherchait du regard. Et pourtant, je savais qu’elle était qu’à une distance de bras de moi. Du moins, sa voix semblait provenir de près de moi. Un sourire apparut sur mes lèvres. « Je suis là » lui dis-je simplement. Je tendis le bras et attrapai sa main. Mes yeux s’habituèrent lentement à la pénombre, mais j’étais capable de voir légèrement les contours de sa personne. Je m’approchai encore d’un pas, tenant toujours sa main dans la mienne. La situation m’amusait à vrai dire. Il faisait noir, elle semblait vraiment incertaine et je tenais sa main dans la mienne. À vrai dire, je ne pouvais même pas dire moi-même ce que je ressentais pour la nippone. Cela semblait continuellement balancé entre de l’amour et de l’amitié. Je me demandai vaguement si c’était de même pour elle. Plus impulsivement que réellement réfléchi, je tirai sur son bras, la rapprochant ainsi de moi. « C’est quoi, commencerais-tu à avoir peur du noir ? » lui dis-je en rigolant doucement. Qu’il fasse sombre ou non, au fond, tant qu’elle était avec moi. J’avais toujours été du genre impulsif. Celui qui agit sans réfléchir, regrettant par après. Parce que, c’est trop difficile que de réfléchir. J’agis sur le coup, comme ça, quand une idée me passe par la tête. J’avais considérablement approché Miaka de moi. De ma main libre, je la glissai sous son menton. J’aurai tout le temps pour regretter par après. Qu’elle m’assomme aussi, si cela le lui chantait. Je relevai son visage et me n’eus pas réellement à me pencher - je n’étais pas particulièrement grand comme mec - et déposai mes lèvres sur les siennes. J’ignorais moi-même ce que je faisais. Mais je me disais que peut-être est-ce que cela allait clarifier mes sentiments. Je me doutais que, même si elle allait sûrement figer sur le coup, demain matin je serai sûrement raquer des quelques coups qui ne tarderaient pas à venir.

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RedStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Ven 19 Oct - 15:27

Dire qu’elle était effrayée serait présomptueux parce qu’en réalité Miaka n’était pas de nature craintive. Cela dit, se retrouver soudainement dans le noir total n’était pas reconnu pour rassurer les gens et même si elle n’avait pas l’intention de se mettre à hurler et pleurer couchée en boule sur le sol, elle souhaitait instinctivement que Kuma se rapproche d’elle. Question de rapport de force, ou question d’avoir une certaine impression de sécurité… elle devait avouer que son meilleur ami s’était fait du muscle depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, la nippone n’était pas faible dans son genre mais bon… enfin bref, elle avait bien le droit de souhaiter que le garçon vienne près d’elle, non? Il lui répondit qu’il était là et Miaka se tourna dans la direction d’où provenait la voix, attendant en silence qu’il la rejoigne et elle sursauta à peine en sentant les doigts de Kuma se glisser entre les siens pour lui prendre la main. Une fois l’étonnement estompé, elle sentit son cœur battre à un rythme beaucoup moins rapide que quelques secondes auparavant. Est-ce qu’elle s’attendait à ce qui arriva par la suite? Pas du tout. Se retrouvant propulsée contre le chanteur, la jeune fille ne protesta pas, se disant que c’était peut-être une nouvelle tactique qu’il avait trouvée pour pousser sa bêtise jusqu’au bout. Ou alors il croyait qu’elle était réellement terrifiée et voulait simplement la réconforter, mais lorsqu’il reprit la parole elle réalisa que c’était bel et bien pour se moquer… ou juste un peu? Ouvrant la bouche pour répliquer, elle fût coupée dans sa lancée par les lèvres du garçon qui se posèrent sur les siennes, laissant à Miaka une étrange impression de déjà-vu. Évidemment, ils étaient « sortis » ensemble lorsqu’elle était très jeune, à peine sortie de l’enfance, et le nippon avait été son premier baiser. Ils ne s’étaient pas rendus loin du tout tous les deux, juste un bisou ou se tenir la main, si bien que la jeune fille ne pouvait prétendre s’être accoutumée aux lèvres de son meilleur ami. Curieusement, ça ne lui paraissait pas désagréable et les battements de son cœur reprirent de plus belle. Sentiment qu’elle n’avait pas ressenti depuis Ha Neul et franchement, c’était bouleversant. Le seul fait de penser à son demi-frère lui fit retrouver ses esprits, mais le mal était fait ; Miaka avait répondu au baiser ce qui contredirait probablement avec sa réaction à venir.

Elle posa ses mains sur les épaules de Kuma, prête à le repousser de toutes ses forces lorsqu’un éclat de lumière vive directement sur son visage lui fit ouvrir les yeux, ou en tout cas à demi parce que la force était trop grande après avoir passé plusieurs minutes dans l’obscurité… « Usoooooo! Alors c’est ici que vous vous cachez pour faire vos rapprochements? » s’exclama l’un des frères de Kuma d’une voix beaucoup trop amusée pour que Miaka l’épargne en rentrant tout à l’heure. « On savait bien qu’il se tramait un truc pas net entre vous deux! Juste amis, pfff, ouais c’est ça hein. On est jeunes mais on n’est pas stupides! » La dernière partie de phrase pourrait être sujette à débat selon la chanteuse, mais quelque chose l’empêcha de sauter à la gorge des Fujiwara juniors. Il n’avait pas tout à fait tort, finalement. Peut-être que leur amitié était aussi fragile que l’avait été leur amour et que leurs incertitudes finiraient un jour par les trahir pour de bon. Une chose était sûre, peu importe à quel point la Japonaise pensait douter, jamais elle ne souhaiterait sacrifier sa relation avec son meilleur ami. Même si le prix à payer était élevé, elle avait besoin de lui dans sa vie… Miaka quitta les bras de Kuma et s’approcha des deux autres garçons, tirant sur la lampe frontale de l’un d’eux qui lâcha un cri de douleur parce que l’attacha se prit dans ses cheveux. « Me regarde pas comme ça, on en aura besoin pour rentrer. T’as qu’à pas espionner les gens! Maintenant ouste! » Ils connaissaient bien la nippone et savaient qu’ils feraient mieux de s’enfuir pendant qu’elle était encore gentille. Une fois qu’ils furent bien loin, Miaka revint vers le Man Yue et se planta devant lui. « Tu veux bien me dire c’était quoi ça? » Le déclic se fit un peu tout seul et elle se mit à lui donner des tapes, il l’avait mérité après tout… non? « Pourquoi tu compliques toujours tout hein?? »

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GoldStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Lun 22 Oct - 2:18

Ce n’était même pas prévu. J’avais agis simplement en écoutant mon intuition, en suivant simplement une pulsion qui me disait d’embrassé celle qui était ma meilleure amie. Meilleure amie avec quelques zones grises, qu’on se l’avoue. Je m’étais attendu à une claque. À ce qu’elle se dégage. À ce qu’elle me fiche un coup de pied bien placé. Pas à ce qu’elle réponde au baiser. Ça, c’était quelque chose auquel je ne m’étais pas attendu du tout. Mais je ne m’en plaignis pas. Après tout, si j’avais posé mes lèvres sur les siennes, si je l’avais attiré contre moi, c’est qu’une partie de moi-même voulait être là, en ce moment. Parce que, une partie de moi-même aimait sûrement celle qu’était Miaka. La ligne est faible entre une forte amitié et l’amour. Et il me semblait que je balançais souvent entre les deux. Mais, pour ce soir, j’aimais Miaka, c’était tout ce qu’il y avait à savoir. Je sentis des mains sur poser sur mes épaules, je savais qu’elle allait sûrement me repousser violemment en explosant. En m’insultant peut-être. Sauf que de la lumière nous parvint. Je reculai de moi-même, éblouit par la lumière blanche. Étais-je mort sans m’en rendre compte ? Puis, la voix d’un de mes frères parvint à mes oreilles. Là, tout de suite, j’aurais encastré sa tête dans un arbre. Parce que... Parce que, je savais que, tout de suite après, une fois qu’ils auraient disparus, celle avec qui j’étais allait m’exploser au visage. Je ne réagis pas, sachant que démentir ne ferait qu’approuver ce qu’ils disaient. Ce fut elle qui s’approcha d’eux, tirant sur la lampe frontale d’un des deux monstres qui me servaient de frère. Un peu plus et j’aurais eu moi-même peur de Miaka. Ils filèrent. J’hésitais entre le soulagement et l’appréhension de ce qui allait suivre.

Et voilà la question que j’avais redoutée. Ce que c’était que tout ça ? Pourquoi je l’avais embrassé ? J’aurais pu lui répondre, si j’avais moi-même sut la réponse. Mais voilà qu’elle me ruait de coups. Au fond, je l’avais peut-être mérité. J’étais qu’un parfait abruti, après tout. Compliquer. Oui, j’avais tout compliqué. Alors que notre relation n’était pas du tout facile à suivre en plus. Je lui attrapai les deux mains, histoire qu’elle cesse de m’attaquer ainsi. Je retins ses poignets dans une seule de mes mains et plantai mon regard dans le sien. « Tout compliqué ? Tu dis que j’ai tout compliqué ? Tu ne t’es pas demandé cinq secondes si j’avais pas plutôt essayé de démêler tout ça ? Parce que, pour être franc, je ne comprend rien. Je passe mon temps à essayer de démêler mes sentiments, à essayer de tout comprendre. À tout comprendre ça. » Ça, notre relation, l’amour que je lui portais peut-être. Ce n’était peut-être pas de l’amour. Je l’ignorais. Avec elle, tout était toujours trop compliqué. Une journée j’avais envie d’être avec elle, rien qu’avec l’autre. L’autre j’avais envie de rire avec elle, la voir sourire. Et le lendemain j’avais envie de la taper pour déconner, comme je le ferais avec un vieux pote. Au fond, j’avais peut-être juste envie qu’elle me porte un peu d’intérêt. Dont pourquoi j’avais jeté mon dévolu sur l’image des Nagareboshi, dans l’espoir que de la rendre jalouse. « Parce que moi, pour une fois, j’ai décidé d’être franc avec moi-même. »

Le tout fut dit d’un ton sérieux que je ne me connaissais pas. Je retenais toujours les bras de la japonaise. Hors de question que de me faire taper une nouvelle fois. Je la regardais toujours, mes yeux marron ancrés dans les siens. « Tu sais que si tu continues à t’obstiner comme ça, que tu continues à refuser tous les hommes qui t’approche, tu vas finir seule la grande ? » Ce n’était même plus ma tête qui parlait, mais mon cœur. Au fond, peut-être étais-je bien tombé amoureux d’elle. Ou alors... Sincèrement, je l’ignorais. Tout était trop flou entre nous deux. « Sincèrement, en me regardant dans les yeux. Tu serais capable de me dire que je n’ai aucune importance pour toi ? Tu serais capable de me dire qu’une partie de ta tête ne pense pas à moi ? Qu’une partie de ton cœur ne voudrait pas être aimé ? Qu’une partie de ton cœur m’aimerait en retour ? » Toujours ce ton trop sérieux qui m’effrayait presque moi-même. Mais, j’avais besoin de vérité. Qu’elle me foute un râteau, je n’en avais rien à faire. Je ne suis pas un homme à s’accrocher dur comme fer à sa fierté. « Nie-le une seule fois que je m’y ferais. Mais je refuse de croire que tu ne ressens pas au moins une infime partie de tout ce que j’ai dit. Tu y as pourtant répondu, non, à ce baiser ?! C’est qu’au fond de toi-même, tu le voulais bien, non ?! » Et le ton commençait à monter. J’ignorais moi-même pourquoi est-ce que je m’énervais tout seul, au beau milieu d’une forêt, à cause de cette fille qui me rendait complètement fou. À cause de Miaka, bien évidemment.

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Mer 24 Oct - 17:27

Kuma retint ses poignets fermement afin de l’empêcher de le frapper à nouveau. D’une façon ou d’une autre la jeune fille aurait probablement cessé d’elle-même, mais le nippon la connaissait bien et savait qu’elle poursuivrait encore un peu jusqu’à ce qu’elle se calme. Là, Miaka fût forcée de le faire et elle pris de grandes inspirations en l’assassinant du regard, ne prononçant pourtant pas un seul mot jusqu’à ce qu’il daigne lui expliquer pourquoi il venait de l’embrasser. Le fait qu’elle ait répondu au baiser était carrément sorti de sa tête et la chanteuse ne trouvait d’ailleurs pas ça pertinent de le soulever… c’était la faute du Man Yue d’abord et avant tout! Sauf qu’il aurait sans doute été préférable que Kuma se taise à jamais puisque le discours qui suivit laissa la Nagareboshi bouche-bée et dans l’incapacité de démêler tous les sentiments qui se bousculaient en elle. Le premier étant la culpabilité, cette émotion qu’elle fuyait comme la peste depuis toujours parce que ça ne servait à rien de s’apitoyer sur le sort des autres quant à elle. Seulement, c’était plus facile à dire qu’à faire parce que contrairement à ce qu’elle prétendait, Miaka avait une sensibilité énorme et la douleur des gens qu’elle aimait la préoccupait beaucoup. Elle tentait de le dissimuler et de faire en sorte qu’on pense qu’elle se fichait de tout alors qu’en vérité, c’était plus un moyen de protection. Pas totalement efficace, comme Kuma lui en donnait aujourd’hui la preuve. Il semblait croire qu’il était le seul à s’en faire, le seul à se retourner comme une truite à l’agonie dans son lit le soir lorsqu’il songeait trop à cette foutue relation compliquée qui ne leur faisait du bien ni à l’un, ni à l’autre.

Sincèrement, ce type parlait trop. Il parlait toujours trop, pire qu’une fille! Mais surtout, surtout, il semblait plongé dans de profondes réflexions qui ne plaisaient pas du tout à la demoiselle. Miaka était probablement la fille la plus mélangée de la planète en ce moment, entre ses sentiments pour son demi-frère qui ne les partageaient pas ainsi que ceux pour son putain de meilleur ami qui venait de l’embrasser question de la rendre encore plus folle… les paroles de Kuma l’atteignaient comme des poignards, mais elle conserva un visage dur comme de la pierre, refusant de lui montrer que ça la blessait. Croyait-il qu’elle ne savait pas déjà tout ça? Qu’elle ne se questionnait pas? Ce n’était pas parce qu’elle ne lui sautait pas dessus pour lui lécher le visage qu’elle n’avait aucun doute quant à ses sentiments pour lui. Pour qui se prenait-il d’abord, à lui balancer tout ça au visage comme si elle était cruelle avec lui? « Tu ne trouves pas un peu arrogant? De me dire tout ça alors que tu n’as aucune idée de comment je me sens? Même si je suis confuse, même si je crois que je t’aime plus qu’il ne le faudrait, est-ce que ça changera quelque chose? Non! Si je dois finir seule, alors soit, je finirai seule! J’en n’ai rien à faire, mais je ne veux pas nous donner une deuxième chance! Une fois, c’est suffisant! Ça a foiré, alors on passe à autre chose. » Elle ne pensait pas réellement ce qu’elle disait, mais il l’énervait et comme il avait haussé le ton, c’était tout naturel qu’elle le fasse. Ses pensées étaient embrouillées, elle ne comprenait pas plus la situation que lui, mais selon Miaka il valait mieux ne pas trop chercher à découvrir la vérité. Elle craignait d’être blessée, comme toujours. Sans doute sa peur était-elle irrationnelle, mais que pouvait-elle y faire? Jusqu’ici, personne ne lui avait prouvé qu’elle pouvait se jeter corps et âme dans une relation sans en sortir totalement bredouille et malheureuse. « Si j’ai répondu à ton baiser c’est parce que tu embrasses bien et que je suis attirée par toi. Ça va, t’es content? Mais je ne veux pas qu’on sorte ensemble Kuma. Je veux rester ta meilleure amie et rien d’autre, tant pis si je dois me passer de tes baisers. Tu veux que je sois franche, voilà je le suis. Quand je te regarde, soit j’ai envie de te foutre mon poing au visage, soit j’ai envie de te sauter dessus. C’est l’effet que tu me fais. Tu me rends folle dans tous les sens du terme. Mais je ne suis pas amoureuse de toi. Je le sais parce que… » Elle s’arrêta de parler et dégagea son bras en se détournant. Elle n’avait pas envie d’entrer dans le vif du sujet, pas du tout. C’était déjà assez douloureux de devoir lui avouer tout ça. Elle savait qu’il lui en voudrait, mais elle ne pouvait pas lui laisser croire qu’il pourrait y avoir quelque chose entre eux.

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Ven 26 Oct - 23:19

Quels mots pouvaient bien décrire mon état en ce moment ? Déçu ? Triste ? Fâché peut-être ? Je l’ignorais. Peut-être même n’étais-ce que l’orgueil qui était touché. Quoique j’en doutais franchement. Je ne suis pas quelqu’un d’orgueilleux en fait. Disons plus que... Comme, pour la première fois depuis des années, j’avais tenté de parler avec Miaka de chose qui me préoccupait depuis bien longtemps, ça me faisait du mal qu’elle réagisse comme ça. C’était rare que l’on était sérieux, ensemble. Mais aujourd’hui, je ne sais pas trop pourquoi, mais j’avais senti la nécessité que de mettre les points sur les i avant mon retour en Chine. Parce que l’on se voyait que trop rarement. Et que je refusais systématiquement que d’avoir ce genre de discussion via texto. « Comment veux-tu que je comprenne quoique ce soit si tu ne dis rien ?! Oui, je suis peut-être arrogant que d’affirmer de telle chose. Mais tu es tellement inexpressive sur ce genre de chose que c’est COMME ÇA que je le perçois, tu comprends, ça ?! » Mon ton de voix avait haussé. Je ne voulais pas me prendre la tête avec elle, pas ce soir. J’ignorais même pourquoi je m’énervais. Peut-être parce que j’en avais besoin, pour une fois, que de m’expliquer clairement avec elle.

Pour être franc, je n’avais jamais réellement voulu passer à autre chose. Jeune, je n’avais pas tout compris, j’aimais Miaka comme on aimait une fille avec qui on s’entendait bien. En vieillissant, après avoir changé complètement de pays, je m’étais rendu compte qu’elle m’avait manqué. Mais c’était peut-être aussi le mal du pays et le fait que de m’être éloigné de ma meilleure amie. Encore aujourd’hui, tout était trop flou pour que je comprenne. Quelques jours plus tôt, j’étais simplement heureux d’envisager revoir ma meilleure amie. Une fois au beau milieu de ces bois, j’avais ressenti quelque chose de plus fort. De l’amour peut-être bien. Et, en ce moment, j’avais simplement envie qu’elle se la ferme. « Oh, évidemment, ce serait tellement pénible hein que de donner une seconde chance à quelqu’un, hein ? » ajoutais-je d’un ton sarcastique. Elle venait elle-même d’avouer qu’elle pensait m’aimer plus que ce qu’il ne le fallait. J’avais presque envie que de crier, lui demander pourquoi ne pas réessayer. Juste voir où cette histoire allait être capable de nous mener. Ça m’agaçait que de ne pas la comprendre. Mais pire que ça, ça m’agaçait que de ne pas être capable de me comprendre moi-même. Je l’aimais. Je ne l’aimais pas. Mais je l’aimais. Mais en même temps, non. C’était confus, trop confus. Mais au fond, je crois que je l’aimais. « Putain tu fais chier. »

J’aurais préféré qu’elle se taise. Qu’elle n’en dise pas plus. J’ignorais comment je devais le prendre en fait. J’inspirai profondément. Je ne devais pas m’énerver, même si c’était presque déjà le cas. Mais il fallait le dire, elle me faisait le même effet. Autant que j’avais envie de l’embrasser, autant que l’instant d’après j’avais envie de la taper. C’était comme ça. C’était peut-être aussi ce qui rendait notre relation plus qu’invivable comme tous les deux, on la vivait de la même manière. Elle se dégagea et je serrai les poings, les jointures blanches. Ne surtout pas s’énerver. Puis, la fin me tiqua. J’haussai un sourcil. « Pourquoi hein ? Pourquoi tu ne pourrais pas ? Je ne suis pas assez bien pour toi peut-être ? Mademoiselle aurait besoin de quelqu’un de mieux dans sa vie ? » Un rire sarcastique s’échappa de mes lèvres. J’ignorais ce qui me prenait, ce soir, mais je l’admettais, c’était presque vache ce que je lui disais. Dire que c’était tellement rare que j’agisse ainsi. Sûrement une trop grosse accumulation de frustration ces dernières années concernant notre relation. « Ou non... T’es amoureuse, c’est ça ? Quel con je fais maintenant. » J’aurais eu envie de me détester. Ou de la détester, au choix.

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Mer 16 Jan - 17:48

Plus Miaka essayait d’analyser comment elle se sentait, plus tout ça devenait flou et incompréhensible. Combien de fois avait-elle souffert d’insomnie en plongeant dans de profondes pensées, tentant de comprendre pour quelle raison elle agissait de façon si étrange avec Kuma? Leur relation était si complexe et si éloigné de tout ce qu’elle vivait en général, que la jeune femme n’avait aucun outil ou exemple pour l’aider à gérer ses émotions. Dans la vie de Miaka, tout était blanc ou noir, il n’y avait pratiquement jamais de zones grises. Si elle était en colère contre quelqu’un, il n’y avait pas grand-chose qu’on pouvait faire mis à part lui laisser le temps de dissiper sa rogne. Sauf qu’avec tous les garçons qui lui plaisaient… rien n’était facile, rien n’était blanc ou noir. Tout était gris, du gris foncé au gris pâle et malgré tout ce qu’elle mettait en place pour stopper cela, rien n’y faisait. Elle était tombée amoureuse de son demi-frère et vivait une sorte d’amour-haine avec son meilleur ami. Kuma lui en demandait trop et trop vite, elle ne savait pas, elle ne savait rien! Comment serait-elle en mesure de déterminer si elle ressentait de l’amour pur envers lui alors qu’elle avait de la difficulté à déchiffrer ses propres désirs et ses propres craintes? Rien n’était clair, et comme les relations amoureuses étaient l’élément numéro un dans la liste des problématiques de bien des gens, il était juste normal qu’elle ne s’y retrouve pas. Elle n’avait que dix-sept ans après tout et sa personnalité n’était pas des plus simples.

Elle voulait se calmer pour éclaircir ses pensées, mais plus le jeune homme parlait et plus elle serrait les poings. Miaka était sur le bord de péter un câble et le seul présent pour écoper était la cause de sa colère, ce qui ma foi… était plutôt risqué. Cependant, Kuma était habitué au caractère bien trempé de son amie et savait très bien comment la remettre à sa place lui aussi. Sauf qu’au final, il haussait la voix, s’emportait lui aussi et ça n’aidait en rien la situation déjà confuse pour tous les deux. Sa respiration s’accéléra dans une ultime tentative de s’adoucir un peu, mais elle sentait le sang dans ses veines bouillir au fur et à mesure que le Man Yue poursuivait sa tirade. « Pourquoi tu penses que je suis inexpressive, hein? As-tu une idée, Fujiwara Kuma? Je ne parle pas quand je n’ai pas la moindre idée de quoi dire, quand même après des heures à réfléchir la réponse ne me vient pas. Je déteste ça. Je déteste me sentir comme ça. Je déteste voir que ça t’affecte autant, mais je ne peux rien y faire. Je ne peux pas te dire que je t’aime ou que je veux nous donner une chance alors que je ne suis pas certaine que c’est ce que je veux. Je ne veux pas mettre en péril tout ce qu’on a. Mais bon, si tu veux me détester et mettre fin à notre amitié pour ça, tu fais ce que tu veux! Tu ne peux pas me reprocher de ne pas retourner tes sentiments et tu ne me feras JAMAIS sentir coupable pour ça, tu m’entends? Jamais! » Elle avait aussi haussé la voix – si c’était possible – mais semblait davantage sûre d’elle-même. Elle ne regrettait pas ses paroles, du moins pas celles qu’elle venait juste de dire. Elle ne pouvait pas s’excuser pour ça, malheureusement. Et Miaka n’était pas le type de fille à se mettre le poids du monde sur les épaules, sauf en ce qui concernait sa famille. Pour le reste…

Elle savait qu’elle n’aurait pas dû ajouter la phrase qui laissait sous-entendre quelque chose lorsqu’ils continuèrent la discussion. Kuma, comme à son habitude, hausse un sourcil comme s’il avait immédiatement relevé de quoi il s’agissait. Ou enfin, c’était ce qui semblait à la Nagareboshi qui retint sa respiration. « Ce n’est pas ce que j’ai… » il semblait très énervé, mais ce n’est pas ce qui arrêta la jeune femme en plein milieu de sa phrase. Le Japonais venait de réaliser la véritable raison. Et ça ne risquait pas d’être agréable à entendre. « Je… le suis. Ou enfin, je crois l’être. C’est compliqué. » Elle baissa la tête et se mordit la lèvre comme si ce qu’elle s’apprêtait à dire était interdit et extrêmement gênant. « On ne pourrait pas être ensemble, personne n’accepterait. Ça ne sert même à rien d’en parler, je veux dire qui n’éclaterait pas de rire en apprenant que j’en pince pour mon presque frère qui n’en a rien à faire de moi? » Ce fût son tour de rire, un rire qui sonnait bien faux et empreint d’une tristesse que Kuma n’apprécierait sans doute pas. « Déteste-moi, Kuma. Vas-y. Je suis une plaie, je suis la fille la plus tordue et dégoûtante qui soit. Dis-le! »

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MessageSujet: Re: A week-end together ~ Hayashi Miaka   Jeu 31 Jan - 0:29

Certains auraient dit que c’était indéniable qu’on tombe amoureux, l’un de l’autre. Nous avons grandis ensemble, vécu un petit amour de jeunesse qui, au final, ressemblait plus à de l’amitié qu’autre chose. Pour ma part, j’aurais préféré ne jamais tombé amoureux d’elle. Jamais. Parce qu’elle était difficile à vivre, elle avait un caractère bien à elle et bien trempée. Mais surtout, notre relation était déjà plus que compliqué pour que j’en ajoute une couche. Mais voilà, je suis quelqu’un d’égoïste. Ou du moins, semblerait-il vu mes dernières actions. Je fusillais pratiquement du regard Miaka. Oh, non pas parce qu’elle m’avait foutu un râteau. Non, ce qui faisait le plus mal à entendre, c’était qu’elle ne voulait rien tenter de peur de tout perdre. Parce qu’elle ne savait pas elle en était où, parce qu’elle détestait cette situation. Miaka et moi avons vieillis. J’allais bientôt toucher la vingtaine alors qu’elle s’approchait de sa majorité. Nous étions devenus plus mature, un peu plus adulte. Et si, il y a dix ans, je ne réalisais pas pleinement qui elle était pour moi, aujourd’hui, je le savais parfaitement. Et j’aurais préféré garder les yeux fermés, face à cette douleur qui me vrillait le cœur. Ce n’était pas le râteau en soit qui était douloureux, car, peu importe ce qu’elle pouvait dire, je savais qu’une partie d’elle m’aimait. C’était ainsi depuis toujours. Non, ce qui me faisait mal, c’était son refus en bloc. Peur de tout perdre. Ce qu’on peinait tous les deux à comprendre, c’était qu’en poursuivant dans cette voix, on se perdrait tous les deux dans cette histoire où trop de gris flottait.

Je passai une main dans mes cheveux, l’écoutant parler. J’avais envie de me boucher les oreilles, de plaquer mes mains contre ma tête. Mais qu’elle se taise. Deux options s’offraient à moi pour la faire taire. L’embrasser ou l’assommer. Je restai simplement immobile, à la regarder. Je l’aimais autant qu’elle pouvait m’agacer. Autant qu’en ce moment elle me tapait sur le système, me donnait une véritable envie de frapper dans quelque chose, autant que quelques temps plus tard, j’aurais simplement envie de la serrer dans mes bras. « Le but n’était pas de te faire sentir coupable. Simplement te montrer comment MOI, je me sentais vis-à-vis tout ça. Tu n’as jamais pensé un seul instant que moi aussi, je déteste me sentir comme ça ? Pas savoir comment agir vis-à-vis toi. Autant qu’il y a quelques secondes, j’avais envie de t’embrasser, en ce moment, j’ai envie de t’en coller une. Je comprends pas Miaka. J’comprends que dalle pour être franc. Mais s’il y a une chose que je sais, c’est que j’ai vieillis. J’ai pris conscience de certaines choses. Et je t’aime. Autant que tu peux m’énerver, autant que je peux te détester, je t’aime. Et je m’en balance de tout perdre, j’serais prêt à jouer le tout pour le tout. Parce que j’en ai marre de cette situation trop ambigüe, marre de pas savoir comment réagir vis-à-vis toi. Marre de tout ça. Marre de toutes ces conneries. »

Je ne voulais pas la perdre. C’était un fait, quelque chose que je ne pouvais pas nier. Je l’aimais, effectivement, contre mon gré, sans vraiment l’avoir désirer. Que je le veuille ou non, cette situation me faisait souffrir. Je faisais du sur place, souffrait en silence de ces non-dits et cette situation beaucoup trop compliquée pour moi qui détestait me prendre la tête. Cependant, une phrase glissa entre mes lèvres, sans avoir réellement mon accord. J’avais peur de la réponse. Je venais quand même de lui ouvrir mon cœur, tout ce qu’il pouvait contenir depuis des années. Des années de tracas, de prise de tête, d’engueulade et de réconciliation. Des années de doutes, de questions sans réponse. Miaka, qu’on se l’avoue, était quand même la source de la majorité de mes soucis. J’aurais du me taire. Et ne pas poser la question. Je la regardai, légèrement incrédule. Qu’elle m’ait dit qu’elle fantasmait à mort sur un mec des Kū★sō ne m’aurait pas posé problème. Ou sur n’importe quel autre mec. Mais son frère. Je ne trouvai rien à ajouter, sentant une réplique cinglante me brûler les lèvres. Mais ajouter de l’huile sur le feu ne servirait à rien.

Malheureusement, même si je l’aurais voulu, je n’aurais pas pu la détester. Elle était ma meilleure amie, celle que j’aimais actuellement, celle qui savait tout de moi et avec qui j’avais passé la majorité de ma jeunesse. Je soupirai, las. Las de tout ça. Las de cette situation. Las des sentiments. Las de toutes ces conneries. « Laisse tomber Miaka. Je crois que je suis fatigué. On ferait mieux de rentrer, ma mère pourrait s’inquiéter. » Je ne répondis même pas à sa question. Non, je ne la détestais pas. Elle devait le savoir. Je soupirai une nouvelle fois, enfonçant mes mains dans les poches de mon pantalon. Si je n’avais pas hésité à hausser la voix un peu plus tôt, en ce moment, j’étais juste fatigué. Fatigué de me prendre la tête et de ne rien comprendre à moi-même. Je sentis mes yeux me piquer. Ah, manquerait plus que je me mette à pleurer. Cependant, je n’en fis rien, marchant simplement au travers des bois, prenant la direction de la maison. On ne s’était pas trop enfoncé et la lumière provenant de ma maison était visible au travers du bois. Je ne me souciai même pas de si elle me suivait ou non. Parce que je savais qu’elle ne resterait pas ici toute seule.

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A week-end together ~ Hayashi Miaka

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