Behind Closed Doors

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 [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol

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RedStar | Admin & Idole

My little secrets
MessageSujet: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Dim 14 Oct - 1:54

18 Décembre 2011.
Audition. C’était la seconde audition de ma vie. Celle pour devenir officiellement idole. Je faisais parti des trainees sélectionnés pour faire parti de la troisième classe des Kū★sō. J’étais fan de ce groupe. Et puis, il correspondait en tout point à mon style. Je suis, avant tout, un chanteur mais je suis plutôt doué en danse. J’aime être sur scène, je suis fait pour être sur scène, je le sais. Je suis assis dans la salle avec quelques autres trainees japonais. J’attends. Je suis d’un naturel impatient et cette attente me gruge, me tue. Et pourtant, je reste droit, je ne laisse pas transparaitre ce malaise qui s’installe de plus en plus. Sinon, les autres vont croire avoir toutes les chances de me battre si je me montrais nerveux. Puis, mon nom fut prononcé. « Horiyuki Daisuke » que j’entendis. Je n’osai même pas le corriger et me levai, sachant que c’était à moi qu’il s’adressait. J’entrai dans la grande salle où se tenaient trois hommes et deux femmes derrières une table. J’allai me placer derrière le micro. Je savais que ces yeux me scrutaient, cherchaient en moi la moindre marque de nervosité qui allait lui confirmer que je n’étais pas fait pour être idole. J’inspirai profondément. J’étais Daisuke, ce futur chanteur, ce mec en parfaite confiance. J’attendis qu’il me donne le droit de commencer et, dès que ce fut fait, je commençai à chanter. Ma voix portait bien, j’essayai d’être le plus naturel possible, chose qui se fit aisément. J’étais né pour chanter, né pour être devant une foule de fans. Une fois ma chanson fini, je leur adressai un large sourire. « Arigato » leur dis-je en m’inclinant poliment devant eux avant de quitter la salle, la tête dans les nuages, persuadés d’avoir bien performer.

12 Janvier 2012.
J’avais passé mes vacances de Noël chez mes parents. Mais, me voilà revenu à l’agence. Je devais, aujourd’hui, déménagé. Et oui, je quittais le dortoir des trainees pour rejoindre l’appartement des Kū★sō. J’étais fier d’entré dans ce groupe, satisfait d’avoir été accepté. Une joie immense m’avait envahie lorsque j’avais vu mon nom dans les membres sélectionnés. À partir d’aujourd’hui, j’allais être Kei, chanteur de la troisième classe du groupe. J’avais tout rangé mes effets personnels et mes vêtements dans des valises - quatre au total compte tenu de ma quantité incroyable de vêtements -, j’avais eu l’aide de mon cousin pour m’aider à changer de place. Devant la porte où il y était inscrit « Kū★sō » en gros, je sentis mes jambes flageoler. Mais je gardai contenance. Poussant deux valises et en tenant deux autres, j’ouvris la porte et fis tout entrer à l’intérieur. « Konichiwa ? » dis-je, hésitant, en faisant quelques pas dans la salle. Je laissai mes valises de côté et essayai de voir s’il y avait quelqu’un dans la salle. J’aperçus une masse vivante sur l’un des sofas, de dos. Sûrement un des membres du groupe. Un large sourire vint s’étamper sur mon visage en m’avançant dans la salle. Mes quatre valises étaient restées devant la porte que j’avais fermée derrière moi. Je m’approchai du membre, un peu lentement, de peur de faire ou dire n’importe quoi. La première impression était toujours la meilleure. Et, même si j’étais du genre à me ficher pas mal de ce que les autres pensaient de moi, je me disais qu’il valait mieux que je commence par bien m’entendre avec les membres du groupe dont j’allais faire parti pour les prochaines années. J’allai me placer devant lui, m’inclinant poliment, comme quelques semaines plus tôt. « Hajimemashite ! Boku wa Hiroyuki Daisuke desu !* » lui dis-je avec un large sourire, incliner bien bas. Première impression ; Faite.

Puis, je me redressai et allai m’assoir sur le sofa qui faisait face au sien. Oui, je pouvais bien me permettre de faire ce que je voulais, après tout, j’étais officiellement membre des Kū★sō. Han ! Que j’étais stupide. Il devait sûrement se demander qui est-ce que j’étais. « Désolé, j’ai oublié de dire que j’étais le nouveau chanteur. » Voilà, c’était dit. Il fallait se l’avouer, du haut de mes seize ans, j’étais quelque peu intimidé. Oui, moi, le grand Kei, celui dont rien n’effraie, l’adolescent parfaitement confiance et trop sur de lui était intimidé. Il fallait le dire, les premiers pas dans un monde que l’on ne connait pas, les premiers pas dans la réalisation d’un rêve, ça a de quoi rendre réellement nerveux. Je regardai par-dessus son épaule mes valises, me disant intérieurement que je devrais bien aller m’installer. Je me demandais vaguement où allait se trouver ma chambre et avec qui est-ce que j’allais la partager. Voilà neuf ans que j’étais bien installer avec Nakatsu et Takumi. Cela me faisait même bizarre que de m’installer dans un nouvel endroit, sans eux. « Uhm, j’ai une question. Tu sais où est-ce que je dois m’installer ? » Cela m’intimidait que de parler au vu du silence qui régnait dans la pièce. J’avais l’atroce sensation que de l’embêter et de le déranger. D’habitude, je prenais un malin plaisir qu’en à embêter les autres, seulement, voilà, j’avais l’impression que ma présence était dérangeante, qu’il voulait que je dégage le plancher. Et pourtant, on allait devoir se supporter longtemps. Très longtemps, tout dépendamment combien de temps il voulait faire dans le groupe. Pour une première journée, c’était moyen. Je me demandais où étaient les autres membres, où était Hiroshi. Car je savais que j’aurais été plus à l’aise avec Hiroshi. Il était environ seize heures et demi, et, franchement, j’avais soudainement envie que cette journée se finisse.

Le dos appuyé contre le dossier, j’essayai de garder contenance même si je voulais juste m’enfoncer dans le sol. Je remarquai vite fait qu’il y avait une cuisine dans la salle à côté. Oh, vrai, je n’allais plus devoir aller manger au réfectoire, la cuisine faisait parti de l’appartement du groupe. C’était plusieurs petites choses comme ça auquel j’allais devoir m’habituer et m’y faire. Et surtout, il y avait beaucoup moins de personnes dans une résidence que dans le dortoir que je partageais avec tous les trainees. Je soupirai et sorti mon téléphone. J’avais envoyé un message à ma mère, lui signifiant que je m’installais officiellement aujourd’hui. Je vérifiais donc pour voir si elle ne m’avait pas envoyer des encouragements quelconques. Car, franchement, j’en aurais eu bien besoin. Plusieurs questions me titillaient, mais, malgré que je fusse une vraie pipelette, je me suis dit que, pour cette fois-ci, il faudrait mieux que je me la ferme. Histoire de voir si celui qui me faisait face était ouvert à la conversation ou non. Quoique, j’allais sûrement insister, si jamais il se montrait complètement fermer. Parce que j’étais d’un naturel beaucoup trop extraverti pour ne pas socialiser avec la seule âme qui vive dans cet appartement.

*Enchanté ! Je suis Hiroyuki Daisuke !

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Hiroyuki Daisuke
Only a young boy who doesn't want to hurt her
Wake up at the morning. Smile. Don't care about pain. Don't care about everything else. Just smile, laugh and live your life. It is more easy to ignore something, to don't care about some people. Don't care about her. About pain. More easy to run away. Laugh to forget. Smile to ignore. Just run away and pass over what hurting you.
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RedStar | Idole

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Jeu 18 Oct - 18:45

28 Novembre 2011

L’annonce était tombée aujourd’hui. Kū★sō allait bientôt accueillir un nouveau membre. Les auditions étaient prévues pour dans trois semaines. Le manager avait été on ne peut plus clair. Dès janvier, on devrait compter sur la présence d’un chanteur supplémentaire. Loin de m’enchanter, cette nouvelle m’avait plutôt laissé un goût amer en bouche. En deux ans, j’avais réussi à considérer les autres membres du groupe comme une famille mais ça n’avait pas été facile au début. Demandez-le à Hiroshi, je suis certain qu’il ne manquera pas d’exemples. Je me contentais de danser, de chanter mais jamais je ne faisais d’efforts pour aller vers eux. Je restais juste dans ma chambre ou partait m’entrainer jusqu’à tomber de fatigue lorsqu’une crise d’insomnie faisait des siennes. Et puis, lentement j’avais fini par mettre de côté mes craintes et accepter leur amitié. L’idée de tout recommencer avec un nouveau venu ne me tentait pas. J’avais comme l’impression que tout ce que j’avais prit tellement de temps à construire allait être chamboulé avec son arrivée. Soupirant, j’attirais alors involontairement l’attention de mon leader. Il n’eu besoin que d’un coup d’œil pour identifier mon malaise. Sortant à ma suite de la grande salle de réunion, il se rapprocha et posa une main rassurante sur mon épaule accompagnée d’un fin sourire. « Ne t’inquiète pas, tout ira bien. ». Plus ou moins convaincu, j’hochais la tête et je le suivis jusqu’à l’ascenseur. Avec ma chance légendaire, j’étais sur que ça ne se passerait pas du tout comme il le disait.



12 janvier 2012

Les vacances de noël avaient fait du bien à tout le monde et la nouvelle année commençait doucement. J’étais rentré en Corée pendant ces quelques semaines. Chez ma mère pour être plus précis. Je pouvais facilement compter mes visites sur les doigts de mes mains. Trop peu selon elle, bien assez pour moi. C’était comme ça depuis l’accident. Le cinquième noël sans HimJae. Je vous laisse imaginer l’ambiance. Malgré tout, j’étais content de revenir dans mon pays natal. J’avais pu revoir les rares personnes à réellement compter pour moi. Et puis mon frère. J’ai passé énormément de temps sur sa tombe à lui raconter ce qu’il avait raté de ma vie depuis la dernière fois. Clip, single, album et même l’arrivée prochaine du nouveau. Il était le seul à tout connaitre de moi. Et il le sera toujours. Mon retour au Japon avait été plus difficile que je ne l’aurai cru. Et puis, la reprise des activités du groupe aidant, j’avais rapidement reprit le rythme. Jusqu’à en oublier ma principale inquiétude.

Chaque membre avait quelque chose à faire pour cette journée de repos. Ils avaient tous délaissé l’appartement, faisant de moi son seul occupant. Mais c’était loin de me déranger. La solitude m’apaisait et je pouvais alors me laisser aller sans avoir peur que quelqu’un me surprenne. Mon programme était très simple. Me poser devant la télévision avec nourriture à volonté. En gros, la journée parfaite pour ne pas se prendre la tête. Sauf qu’elle fut vite écourtée. J’étais concentré sur le drama qui défilait dans le petit écran devant moi, amenant une énième chips à ma bouche, quand la porte s’ouvrit brusquement. Le fracas me fit sursauter, les chips se brisant en étalant leurs miettes sur mes jambes. « Konichiwa ? » La petite voix qui s’éleva du couloir me fit rapidement redescendre sur terre. Le nouveau ! Je l’avais presque oublié. Restant immobile sur le grand canapé, je l’entendis trainer péniblement ses bagages dans le couloir avant que la porte ne se referme. Puis, les bruits de pas se rapprochèrent lentement. Je n’avais pas vraiment eu le temps de réagir qu’il se tenait déjà devant moi, s’inclinant et lançant d’une voix joyeuse. « Hajimemashite ! Hiroyuki Daisuke desu ! ».

Je n’avais pas bougé d’un poil, le regardant ensuite s’asseoir en face de moi. Je le scrutais fixement. Sans dire un mot ni sourciller. Il ne devait pas avoir plus de 15 ou 16 ans. « Trop jeune » songeai-je en me souvenant de moi à cet âge-là. J’étais encore bien loin de mes débuts. Méritait-il vraiment la place qu’il semblait n’avoir aucun mal à s’attribuer. Fronçant les sourcils, je n’avais toujours pas esquissé un mouvement qu’il se remit soudainement à parler. « Désolé, j’ai oublié de dire que j’étais le nouveau chanteur ». Comme si je ne le savais pas ! Tu n’étais même pas encore là que tu me causais déjà des ennuis. Franchement, pourquoi fallait-il qu’une nouvelle classe soit ajoutée maintenant ? J’étais bien conscient que tous les trainees seraient gradés tôt ou tard, qu’ils n’attendaient que ça. Après tout, j’étais passé par là moi aussi. Cependant, je n’arrivais pas à me faire à l’idée que ce gamin faisait désormais parti du groupe, de mon groupe. Ce n’était pas un Kū★sō ! Ce n’était pas un membre de cette famille que j’avais eu tant de mal à accepter. « Hum, j’ai une question. Tu sais où est-ce que je dois m’installer ? » J'hossais les épaules mais ne parlais toujours pas, espérant sans doute réussir à occulter sa présence. Rien que de me dire que j’allais à présent devoir vivre avec lui me tira une grimace d’ennuis. Et tant pis s’il pensait qu’il n’était pas le bienvenu. Il faudra bien qu’il apprenne à faire avec mon caractère s’il compte rester ici. Plus vite il comprendra qu’il ne faut pas m’approcher de trop près, mieux ça se passera pour lui. Et pour moi aussi.

J’avais rapidement débarrassé mes cuisses des miettes de chips avant de replonger ma main dans le paquet. Portant les pétales salés à ma bouche, je détournais enfin le regard pour me concentrer de nouveau sur la télévision. Zut ! Voilà que j’avais raté la fin de l’épisode à cause de lui. Soupirant en me passant une main dans les cheveux, je me saisi de la télécommande et commençais à zapper de chaine en chaine. Du coin de l’œil, je le voyais tout observer autour de lui avant que ses yeux s’attardent sur la cuisine. Il n’avait plus l’air aussi à l’aise qu’à son arrivée, enfoncé de la sorte dans le canapé. Mais je n’avais pas besoin de m’en préoccuper, Hiroshi aurait tôt fait d’y remédier. Même s’il savait que je ne ferai aucuns efforts, il m’excuserait auprès de lui. Il lui dirait sans doute que ce n’était pas de sa faute, que j’étais comme ça avec tout le monde, qu’il avait mérité sa place ici, que je finirai par me faire à sa présence… Tant qu’il lui précisait de ne pas me forcer la main il pouvait bien lui raconter ce qu’il voulait.

Un soupir me fit reporter mon attention sur lui. Je le vis sortir puis ranger son téléphone en grimaçant avant de froncer les sourcils. Je voyais bien qu’il se retenait. Tant que je ne lui adressais pas la parole il n’avait aucuns moyens de savoir ce qu’il devait faire. Or, je n’étais pas décidé à l’aider. Non parce que j’éprouvais un certain plaisir à le rejeter mais simplement pour lui faire passer l’envie de nouer contact avec moi. Moins il m’approcherait et mieux je me porterai. Mon comportement était purement égoïste, j’en avais conscience. Seulement, c’était le dernier de mes soucis. Tant que ça m’empêchait de souffrir, je n’avais pas l’intention de changer. Et ce n’était surement pas l’arrivée de ce gamin qui allait me faire changer d’avis.
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RedStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Mar 23 Oct - 0:40

C’était un rêve qui se réalisait enfin. J’étais officiellement membre d’un groupe. Je me souviendrais toujours cette joie que j’avais éprouvé lorsqu’on m’avait annoncé que j’étais un nouveau chanteur des Kū★sō. J’étais immensément fier que de voir tous mes efforts de ces dernières années être récompensé. Je m’étais entraîné sans relâche pendant ces dernières années, m’améliorant toujours en chant, performant toujours plus. Je ne voulais pas nécessairement être le meilleur, je voulais simplement devenir quelqu’un dont je serais fier et que les autres admireraient. Parce que, aujourd’hui, je n’étais plus un trainee mais bien un chanteur. J’allais faire mes débuts dans la cour des grands. J’avais encore de la difficulté à croire que j’y étais enfin. Que je portais mes valises avec l’aide de mon cousin jusqu’à la résidence qui allait devenir la mienne.

Cela allait me faire étrange que de ne plus me réveiller avec tous ceux qui m’avaient suivis depuis l’année de mon entrée. Et puis, ne plus avoir autant de temps libre qu’avant allait sûrement me manquer. Je savais que j’allais avoir moins de temps à consacrer à Kaede, ma meilleure amie. Que j’allais avoir moins de temps à consacrer à tout le monde en fait. Mais c’était ça, la vie d’idole. Une vie parfois compliquée, toujours très occupée. Mais c’était la vie que je voulais, c’était la vie dont je rêvais depuis que j’étais gamin. J’entrai donc dans mon nouveau chez moi, saluant avec hésitation, comme de peur de déranger quelqu’un. En fait, je me croyais presque seul, jusqu’à ce que j’aperçoive une personne de dos. Je m’approchai donc, me plaçant même devant lui - sans cacher la télévision cela dit - et me présentai en m’inclinant respectueusement devant celui qui était, naturellement, mon aîné. Parce que, bon, il était très certainement dans le groupe depuis plus longtemps que moi, évidemment.

Après m’être présenté, je lui demandai simplement où est-ce que je devais m’installer. Parce que je me doutais bien que c’était différent que du dortoir des trainees. Et puis, je ne voulais pas faire de bévues dès mon entrée dans le groupe. Imaginez ensuite l’image que j’aurais au sein du groupe. Déjà que cela n’allait pas tarder, autant bien paraître dès le début. Seulement, celui avec qui j’entretenais un monologue ne semblait pas vouloir me répondre. Même qu’il ne fit qu’hausser les épaules avant de se désintéresser complètement de moi. Et bien, c’était bien parti, non ? Je me sentais clairement comme un indésirable, un insecte nuisible qu’il comptait chasser en restant indifférent. Et bien, soit. Il allait voir qu’on ne pouvait pas m’ignorer longtemps. Je le détaillai donc. J’étais convaincu que ce n’était pas Aoki, après tout, ce dernier m’avait collé une droite il y avait deux ou trois ans de cela. Et je m’en souvenais parfaitement. Et puis, ce n’était évidemment pas le leader, parce que, je connaissais très bien Hiroshi. Au final, il ne restait plus grand choix. « HimYeol-sempai, hein ? » dis-je en souriant doucement.

Oui, c’était bien lui. Je n’en doutais même pas. Après tout, comme c’était le seul groupe japonais masculin, il était normal que je le connaisse. Que je connaisse les membres en fait. Et puis, j’en faisais désormais parti. Aujourd’hui, j’étais désormais membre de ce groupe que je rêvais de rejoindre depuis deux ans, attendant avec impatience que d’avoir l’âge requise. Donc, bon, nécessairement, je connaissais les membres. Et puis, par déduction, il était HimYeol. Seulement, je m’étais attendu à des membres un peu plus... Sympathique et accueillant, non ? Déjà que j’avais du mal avec Aoki, que je savais qu’il me détesterait jusqu’au restant de mes jours. J’aurais au moins espérer que les autres membres soient sympathiques. Hélas, semblerait-il que non.

Puis, je me levai. S’il ne voulait pas m’aider. « J’ai faim » dis-je simplement tout haut. J’allai donc dans la cuisine. Il refusait de m’aider. Okay. J’allais donc faire comme chez moi ici, parce que, c’était ce que c’était. Une fois dans la cuisine, j’ouvris toutes les armoires avec un grand fracas. Attirer son attention, voilà ce que je devais faire. Puis, j’ouvris le frigo. Je voulais juste qu’il m’indique où je devais aller. Ou qu’il me dise que j’étais un effronté. Juste qu’il m’accorde un peu d’attention. Je sortis une bouteille je jus que j’ouvris et en bus quelques gorgées. Bon sang que j’allais sûrement me faire taper sur les doigts. Puis, j’arrivai devant l’armoire qui contenait toutes les casseroles, poêles et etc.

Un sourire éclaira mes lèvres. J’essayai de prendre la casserole du dessous. Résultat qui était très facile à parier, tout vint s’écraser au sol dans un bruit fracassant. Je sursautai, malgré que je m’y étais attendu. Cependant, une plainte de douleur franchit mes lèvres. Autant essayer de faire semblant d’avoir mal. J’étais un bien piètre acteur, mais, tant qu’il ne voyait pas mon visage, tout pouvait bien aller. « Ça fait mal » geignis-je, me laissant tomber sur mes genoux et en posant une main sur ma tête qui faisait soi-disant mal. Je fis même un hoquet de douleur. Tant qu’il venait voir si tout était correct. Tant qu’il accordait un peu d’attention au petit nouveau que j’étais. « Sempai, il y a de la glace dans le congélateur ? » demandais-je alors que ma voix était légèrement cassée. J’essayai d’y faire transparaitre une douleur certaine, ce qui était un peu difficile, comme j’étais en parfaite santé. J’espérais que mon plan allait marcher. Ce que je pouvais être terriblement enfantin. Seulement, il allait devoir s’y faire, à mon caractère. Nous allions être amener à vivre ensemble, autant qu’il y fasse face maintenant.

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RedStar | Idole

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Dim 28 Oct - 22:17

Il se remit bien vite de mon manque de coopération. A vrai dire, je m’en inquiétais un peu. Il n’avait pas l’air du genre à rester tranquillement dans son coin en attendant qu’on vienne l’aider. Or, c’était justement ce que j’avais prévu de faire. Le laisser se débrouiller en attendant Hiroshi. Sauf que j’avais aucune idée d’à quel moment le leader allait revenir. Tout comme Shun. J’étais donc seul contre l’envahisseur. Je souris à cette pensée alors que le susnommé reprenait la parole. « HimYeol-sempai, hein ? » C’est sur qu’il n’avait aucune chance de se tromper. Il était de notoriété publique que les Kū★sō comptaient parmi eux un membre étranger. Un sino-coréen ne pouvait pas être confondu avec un japonais. C’était pour moi une évidence. La seule réaction que j’eu à l’entente de mon nom fut un bref regard. Ainsi, il avait la confirmation de ne pas s’être trompé. Mais il se délaissa bien vite de moi. Un air décidé peint sur le visage, il lança à la cantonade qu’il avait faim avant de disparaitre dans la cuisine. Me croyant enfin tranquille, je reportais mon attention sur la télévision. Sans succès, malheureusement.

Un grand fracas me fit rapidement sursauter. C’était comme si une mini tornade avait soudainement décidé de s’en prendre à notre cuisine. Une mini tornade de 16 ans à peine qui semblait prendre un malin plaisir à jouer avec mes nerfs. Je savais parfaitement ce qu’il était en train de faire. Il voulait que je réagisse et je constatais qu’il ne reculait devant rien. Malgré moi, je portais une oreille attentive à ce qu’il faisait. C’est que je ne voulais pas qu’il détruise ma réserve de nourriture. Même si je restais persuadé que ça ferait bien rire Shun de me voir commettre un meurtre pour une raison si futile. Il serait si ravi de se venger et de me faire manger ses horribles rations. Frissonnant, je reportais mon attention aux bruits provenant de la cuisine. Non, je ne voulais pas mourir de faim !

Et puis, le silence qui était soudain tombé dans l’appartement fut violemment rompu. Un fracas assourdissant de tôle et de vaisselle qui s’écrase au sol me fit bondir du canapé. « Bon Dieu, qu’est-ce qu’il a fait ? » m’exclamais-je tandis qu’une main se portait à ma poitrine. Mes oreilles résonnaient encore de la bêtise de mon nouveau colocataire. Et ce qui devait arriver, arriva. « Ça fait mal. » Un gémissement bientôt suivi d’un hoquet de douleur. Il l’avait pas volée celle-là ! Sentant la colère monter devant sa maladresse, je senti malgré tout une pointe d’inquiétude poindre. « Sempai, il y a de la glace dans le congélateur ? » Inquiétude que je me forçais à ignorer. Mais qui nous avait refilé un gamin incompétent et même pas capable de faire attention à ce qu’il se trouvait autour de lui ? Pourquoi fallait-il que ça tombe sur nous ? Voilà, j’étais vraiment en colère maintenant.

Me levant furieusement du canapé, je parcourais à grandes enjambées le chemin qui me séparait de la cuisine. Et c’est là que je le trouvais, à genoux et une main sur la tête au milieu de toutes nos casseroles. Un simple coup d’œil m’indiqua qu’il ne c’était pas réellement fait mal. L’éclat dans ses yeux ne ressemblait définitivement pas à de la douleur. Non, il avait gagné. Je m’étais bien fait avoir. Il était fier de lui et moi je sentais la colère me chauffer les joues. Ça pour me faire réagir, il allait être servi. Les poings serrés, je m’approchais encore pour me planter devant lui. Sourcils froncés et visage crispé, je m’exclamais alors. « Non mais qu’est-ce qu’il ne va pas chez toi ? Ça ne te suffit pas de rentrer dans nos vies, il faut qu’en plus tu te fasses remarquer dès ton premier jour. Tu n’as pas pensé que je n’avais aucune envie qu’on me dérange ? Aucune envie qu’un gamin vienne bouleverser mes habitudes ? Non seulement il faut que je t’accepte mais en plus, il faudrait que je t’aide ? T’es bien gentil mais compte pas sur moi ! Tu vas arrêter tout de suite tes bêtises, ranger tout ça et attendre bien gentiment que les autres rentrent. Hiroshi se fera une joie de t’expliquer tout ce que tu voudras. » Finissant ma tirade, je me stoppais pour reprendre mon souffle. Le nouveau me regardait fixement. Je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait penser de moi à présent. Pour être honnête, je ne savais moi-même plus trop où j’en étais.

La colère avait toujours été très rapide à faire effet sur moi. D’autant plus si quelque chose me travaillait. Ça pouvait aller de la préparation d’une chorégraphie que je n’assimilais pas assez rapidement à mon goût à l’arrivée d’un nouveau membre que je ne souhaitais pas vraiment. La pression ne perdait par contre jamais beaucoup de temps à redescendre. Et avec elle, les remords apparaissaient. Me passant rageusement une main dans les cheveux, habitude qui ne manquait pas de révéler ma frustration, je marmonnais dans ma langue maternelle. « Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, j’espère que tu agiras en conséquence. » Je n’avais aucun doute quand à sa compréhension. La Chine faisait partie des destinations d’étude des trainees et la maitrise de la langue une condition non négligeable nécessaire pour débuter. Lui jetant un dernier regard, je quittais ensuite brusquement la cuisine. Je savais que je n’aurais pas du m’emporter. Après tout, j’y étais bien pour quelque chose s’il avait choisi de réagir de cette façon. Secouant la tête, je me saisissais de mon téléphone resté sur le canapé avant de disparaitre dans le couloir. J’avais besoin d’une bonne douche chaude pour me remettre les idées en place. Et accessoirement, m’aider à me calmer. La cohabitation n’allait pas être de tout repos. En tout cas, elle débutait plutôt sportivement.
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RedStar | Admin & Idole

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Sam 10 Nov - 3:04

Comment dire cela... On n’ignore pas Hiroyuki Daisuke lorsqu’il se met en tête que de se faire remarquer. Et puis, je ne comptais pas chercher tout seul comme un perdu. Non. Il allait m’aider. Foi de Daisuke ! Bon, seulement, c’était particulièrement mal parti, au vu que, lorsque j’avais prononcé son nom, il n’avait fait que m’adresser un bref regard. S’il croyait que cela allait me dissuader, c’est qu’il ne savait pas combien je pouvais me montrer têtu. Bon, peut-être devait-il se demander ce qu’un gamin de tout juste seize ans venait faire dans le groupe, ce qui était parfaitement normal. Mais je n’avais pas du tout envie qu’il me regarde de cette façon dédaigneuse seulement parce qu’un nouveau membre venait que d’intégrer le groupe. Je me savais jeune, sûrement trop pour ce qu’il devait penser. Mais j’avais sut faire mes preuves et les directeurs ont cru approprié que de me faire débuter dans le groupe. Alors, il n’avait pas son mot à dire et je trouvais ça encore plus enfantin de sa part que de se cacher dans son mutisme en refusant systématiquement ma présence. Il allait devoir savoir s’adapter à mon caractère. Et le plus tôt serait le mieux. Je savais que l’on allait être amené à travailler ensemble pour les prochaines années. Donc, autant qu’il s’habitue maintenant. Je me suis donc levé, en le regardant toujours. « C’est quoi, on n’apprend pas la politesse aux coréens ? » lâchais-je simplement d’un air provocant avant de gagner la cuisine en lui signifiant que j’avais faim. Il allait bien finir par m’adresser la parole.

Arrivé dans la cuisine, j’eus une idée des plus stupides. Stupide, certes, mais j’étais convaincu que cela allait fonctionner. Sinon, c’était qu’il n’était pas normal, ce mec. Ouvrant la porte d’une armoire, je tirai violement sur la poignée d’une casserole. En cinq secondes, l’effet voulu se produit. Un grand fracas se fit entendre, résonnant au travers l’appartement. Bien évidemment, je fis mine d’avoir mal, me tenant la tête. Surtout après sa réaction. Ah, tiens, c’était bien la première fois qu’il m’adressait la parole. Bon, il se parlait plus à lui-même qu’autre chose, mais il avait au moins dit quelque chose, ce qui me signifiait que cet être humain était doté de paroles. Bon, il avait surtout l’air en colère, sûrement parce que je le dérangeais. Au fond, c’était peut-être même ce que je cherchais, le mettre en colère. Rien de mieux que de la provocation pour faire réagir quelqu’un. Je ne vis débouler dans la cuisine. Je sus à l’instant même où il a posé le regard sur moi qu’il savait pertinemment que je n’avais pas réellement mal.

Je pouvais être haïssable, complètement détestable quand je m’y mettais. Et terriblement immature lorsque je cherchais à avoir une réaction. Autant tester les limites, non ? Je connaissais quelqu’un capable d’approuver ça. Mizuki. Oh, elle approuverait très certainement que j’avais été le pire gamin qu’elle puisse connaître. J’étais, en vieillissant, devenu plus mature et plus sage. Ou enfin, sage n’était pas le mot approprié. Disons, moins chiant et pas mal plus sympathique. Loin de ce gamin détestable et arrogant que j’avais pu être. Je voyais bien qu’il était énervé. J’hésitais à être satisfait ou non. Bon, cela commençait plutôt mal avec le groupe. HimYeol allait sûrement me détester, ou enfin, vouloir m’éviter. Mais il fallait bien qu’il apprenne à vivre avec moi, le trouble-fête, celui qui s’impose sans s’avertir. Assis en tailleur sur le sol, je le regardai, essayant de ne pas faire apparaître un sourire amusé qui menaçait d’arriver. Quand même, il ne fallait pas que je lui montre que tout ça m’amusait beaucoup. Par respect. Je me relevai et me remis sur pied en écoutant sa tirade. Oh, s’il croyait que j’allais m’en vouloir pour si peu. Je ne fis que secouer doucement de la tête, le dépassant d’une bonne dizaine de centimètre. Moi, grand ? Un peu trop même. « Et toi, tu n’as pas réalisé que tu vas devoir me supporter pendant encore quelques années ? Que j’ai essayé d’être sympa au début, que je t’ai demandé gentiment de l’aide ? T’as pas pensé au fait que je vais vivre ici, que tu vas te réveiller et te coucher avec moi dans le décor ? Je m’étais dit que de partir sur une base joyeuse aurait pu être sympa. Mais non, monsieur est trop égoïste pour aider le nouveau membre du groupe. Franchement, wow, quelle esprit d’équipe qu’il règne dans ce groupe » lui dis-je en le foudroyant du regard.

Je l’écoutai marmonner quelque chose en mandarin. Comme s’il croyait que je n’allais pas comprendre ! Faut pas non plus me prendre pour un imbécile ! J’étais presque agacé de son comportement. Chose qui était plutôt rare, surtout que j’étais du genre à apprécier tout le monde et à ne pas me prendre la tête. « Si t’avais été plus sympa, peut-être qu’on en serait pas là » lui répondis-je en mandarin. Puis, il quitta la cuisine et j’eus envie que de frapper dans une casserole. Je m’étais toujours imaginer que mon entré dans un groupe allait être génial, réjouissante. Je m’étais toujours dit que cela allait être un merveilleux souvenir que la journée où j’entrerais dans un groupe. Semblerait-il que j’allais en garder un souvenir amer. J’entendis une porte se fermée puis de l’eau couler. En grommelant, je ramassai tout ce qui se trouvait sur le sol et les replaçai dans l’armoire. Franchement, je m’étais attendu à mieux. À un accueil un peu plus... Chaleureux ? Je ne sais pas, mais à tout sauf à ça. J’étais clairement un indésirable, chose qui m’agaçait vraiment. Après avoir tout ramassé, je soupirai. Non, franchement, je n’avais pas du tout été préparé à ça. Il me semblait qu’intégrer un groupe était beaucoup plus amusant. J’aurais peut-être préféré être trainee. Au final, j m’approchai de la porte de la salle de bain et cognai quelques coups dans la porte. « Tu comptes sortir un jour ou c’est l’endroit que tu t’es trouvé pour me fuir ? » lançais-je simplement, l’air arrogant. Il voulait me détester. Soit alors. Il allait me détester pour de vrai. « Cela dit, j’aurais besoin de la salle de bain. »

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Lun 3 Déc - 6:57

Claquant la porte de la salle de bain derrière moi, je soufflais un bon coup pour évacuer les restes de colère. Et aussi pour chasser le sentiment grandissant d’avoir mal agit. M’appuyant contre le mur, je m’y cognais plusieurs fois la tête. Je ne cessais d’entendre ses mots tourner en boucle dans mon esprit. « Je m’étais dit que de partir sur une base joyeuse aurait pu être sympa. » Premier coup. « Mais non, monsieur est trop égoïste pour aider le nouveau membre du groupe. » Deuxième coup. « Franchement, wow, quel esprit d’équipe il règne dans ce groupe. » Troisième coup. « Si t’avais été plus sympa, peut-être qu’on en serait pas là. » Quatrième coup. N’y tenant plus, je me saisissais rageusement de mes cheveux et les décoiffais énergiquement en grognant. Quel idiot je faisais ! Je n’avais pas pu m’en empêcher. Egoïste… je l’étais surement. Après tout, il était vrai que j’agissais dans mon propre intérêt. Il avait toutes les raisons de me détester. Si ça n’avait tenu qu’à moi, ce Daisuke n’aurait jamais intégré le groupe. On se débrouillait très bien sans lui. Je n’arrivais pas à accepter qu’il puisse nous être bénéfique. Pour moi, il allait surtout poser problème. Avec son arrivée, l’ambiance allait irrémédiablement se dégrader. Du moins, c’est ce que je ne pouvais pas m’arrêter de penser.

Me décollant finalement du mur, je me déshabillais lentement. Ignorant mon reflet dans le miroir, je pénétrais rapidement dans la cabine de douche et allumais l’eau. Je n’aimais pas me voir torse nu, ça finissait irrémédiablement par me rappeler l’accident. Me plaçant sous le jet, je soupirais d’aise. Balayant mes souvenirs d’un froncement de sourcils, je relayais à son tour le nouveau dans un coin de ma tête. Pendant un instant, c’était comme s’il n’existait pas. J’étais seul avec moi-même. Profitant pleinement de la chaleur de l’eau, je ne comptais pas le temps que je passais sous la douche. Si bien que ce qu’il devait arriver, arriva. Des coups portés à la porte me sortirent brusquement de mes pensées. Eteignant l’eau à contre cœur, j’entendis la voix de Daisuke s’élever. « Tu comptes sortir un jour ou c’est l’endroit que tu t’es trouvé pour me fuir ? « Quelque peu étouffée par la porte, j’y décelais cependant sans mal son changement de ton. Lui, il allait me donner de bonnes raisons de le détester. Il me rendrait presque la tâche plus facile. « Cela dit, j’aurais besoin de la salle de bain. » J’aurais dû m’en douter. Sortant de la cabine en m’enroulant une serviette autour de la taille, je prenais mon temps avant de lui répondre. « Comme tu le vois, elle est occupée ! Vu que tu vas rester ici un temps indéterminé, tu ferais mieux d’apprendre la patience ! » Et voilà, je recommençais. Quand je disais que c’était plus fort que moi.

Les coups suivant ne se firent pas attendre. Et avec eux, de nouvelles protestations. Sentant l’agacement prendre le dessus, je me saisissais de mes affaires et ouvrait brusquement la porte. Toujours en serviette, mouillé de surcroit, je me retrouvais face à un Daisuke se préparant à répliquer. Cependant, les mots semblèrent mourir dans sa gorge. Là, immobile, ses yeux s’étaient figés sur mon torse. « Je te laisse la place, vu que tu as l’air si pressé. Tu excuseras ma tenue. » Ironie et sarcasme. En même temps, il l’avait cherché. L’observant sans retenue, je le voyais détailler la cicatrice qui habillait la base inférieure gauche de mon torse. Pour moi, elle était synonyme de douleur. Pour lui, elle serait sans doute source de diverses questions. Mais pour l’instant, elle avait surtout le mérite de lui avoir cloué le bec. Me dégageant avant qu’il n’ait eu l’idée de chercher mon regard, je le bousculais et partais en direction de ma chambre. Ce n’est pas que j’étais gêné de me tenir ainsi devant lui, il aurait bien fini par le voir, mais je commençais à avoir froid. Me pressant dans le couloir, je claquais ensuite sans délicatesse la porte derrière moi et m’appuyais dessus. Soufflant, je ne pouvais m’empêcher d’entendre une petite voix, étrangement semblable à celle du nouveau, résonner dans ma tête. « Tu ne pourra pas éternellement me fuir. »

L’appartement retrouva un calme reposant qui ne dura malheureusement pas. Ayant prit tout mon temps pour me sécher et m’habiller, le nouveau profita à son tour pleinement de la salle de bain. Quand il en sortit, il ne mit pas longtemps avant de revenir à la charge. Allongé sur mon lit, mes cheveux formant une auréole humide sur mon oreiller, je fermais un instant les yeux en l’entendant tirer sa valise dans le couloir. Reposant la photo que je tenais précédemment sur ma table de nuit, je ne montrais aucun signe de surprise lorsqu’il pénétrait dans ma chambre. Cependant, la colère était loin de m’avoir entièrement quittée. Le simple fait de penser à sa présence dans l’appartement suffisait à l’entretenir. « Qu’est-ce que tu veux ? » HimYeol dans toute sa délicatesse. Je voyais bien que le ton employé ne lui plaisait pas. Il ne fit donc aucun effort lui non plus. Je n’en attendais pas moins de sa part.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Ven 28 Déc - 4:58

Je bouillonne de l’intérieur. Ce mec va vraiment finir par me faire pèter un câble, même si, je crois, c’est déjà le cas. Ce foutu coréen égoïste allait voir de quel bois un Hiroyuki pouvait se chauffer. Parce qu’il était clair que je n’allais pas le laisser me marcher sur les pieds comme il le faisait, que j’allais m’intégrer et prendre la place qui m’était dut dans le groupe. Hors de question de faire autrement. Après tout, du haut de mes seize ans, je n’étais pas très menaçant. Mais je comptais tout de même faire ma place, montrer aux autres mecs du groupe que j’avais de bonnes raisons d’être ici, que j’avais assez de talent pour être une idole moi-même. C’était plutôt mal partie, l’ambiance allait très certainement être tendue pour les prochains jours, voir même les prochaines semaines, cependant, je n’allais pas me laisser faire. Un Hiroyuki est têtu et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Et un Daisuke est un emmerdeur de première lorsqu’il s’y met et est prêt à tout pour montrer sa juste valeur. Je connais mes qualités tout autant que mes défauts. Et je sais les jugements du coréen injustifié. Trop jeune qu’il doit se dire. Beaucoup trop jeune pour avoir un réel talent et apporter quelque chose au groupe. Et bien, s’il me laissait la chance, j’allais lui montrer que je n’étais pas trop jeune, comme il le pensait.

Patience. La patience. Malheureusement pour ce cher HimYeol, c’était un terme qui ne faisait pas parti de mon dictionnaire. Je n’étais pas reconnu pour être une personne dite patiente. Je suis quelqu’un qui déteste attendre, qui déteste se faire attendre. Bon, si je voulais qu’il sorte de la salle de bain, c’était pour l’emmerder. Cependant, qu’il utilise ce mot, qu’il me dise que j’allais devoir être patient, là, il m’énervait vraiment. J’avais envie de lui balancer quelque chose dans sa gueule de con qui se croyait beaucoup trop supérieur. C’était ça le problème avec lui. Je ne me voyais jamais au-dessus des autres, mais jamais en-dessous. Je suis quelqu’un de juste et équitable qui ne se considère pas mieux que les autres. Mais je détestais tous ceux qui essayaient de se monter au-dessus de moi en prenant leur air suffisant. Oui, il était plus vieux. Oui, il était idole depuis plus longtemps que moi. Mais j’étais au même niveau que lui, au même pied d’égalité. Il était aussi passé par-là, lui aussi. « Désolé de ne pas correspondre à tes attentes. Va falloir t’y faire, à mon impatience, comme je ne compte pas quitter de si tôt. » J’avais insisté sur le mot impatience. J’étais un impatient. Et je m’acceptais comme ça, sans même tenter de changer quoique ce soit. On m’aimait ou on ne m’aimait pas, je restais fidèle à moi-même.

Finalement, il ouvrit la porte. Je restai bouche-bée quelques instants. S’il y avait quelque chose que je ne connaissais pas non plus, c’était la discrétion. J’avais, bien évidemment, les yeux posés sur son torse. Oh, n’allez pas croire que je matais. Mater un mec, non, jamais de la vie. Je trouve en fait totalement incompréhensible ce genre de phénomène. Je veux dire, les filles sont tellement plus jolies et intéressantes qu’un mec. Et elles ont des courbes beaucoup plus appréciables. Non, en fait, je regardais à la dérober les quelques cicatrices qui trônaient sur son torse. Bon, il devait être satisfait, il avait réussi à me la faire fermer pendant quelques instants. Jusqu’à ce qu’il passe un autre commentaire et me sorte de ma contemplation. « Merci » lui crachais-je presque, l’air sarcastique. J’entrai dans la salle de bain à mon tour et claquai la porte violemment. Je baissai le couvercle de la toilette et prit place dessus, me prenant la tête entre les deux mains. Là, pour le coup, j’y captais plus rien. J’aurais vraiment voulu bien m’entendre avec les mecs du groupe. Mais HimYeol ne semblait pas d’accord. Et, même si j’étais d’un naturel joyeux et sympathique, j’étais aussi très impulsif et réagissait généralement au quart de tour lors d’une provocation. Inspirant, il fallait que je retrouve un certain calme avant de quitter la salle de bain. Sinon, il était clair que j’allais lui sauter à la gorge. Soupirant, je finis par me relever. J’ignorais cela faisait combien de temps que je ruminais tout seul, mais bon, il fallait bien que je finisse par sortir de la salle de bain. Sinon, il ne manquerait sûrement pas de me lancer la même réplique que je lui avais lancée un peu plus tôt. Je passai une main dans mes cheveux et ouvris finalement la porte.

Je me redirigeai vers sa chambre. Un peu plus calme, il fallait bien qu’on finisse par s’expliquer. Sinon, cet appartement deviendrait bien rapidement un champ de bataille, comme j’avais le sang particulièrement chaud. Inspirant une nouvelle fois, j’ouvris la porte de sa chambre et croisai mes bras sur mon torse. Garder son calme. Je devais garder mon calme. Pour le bien être du groupe. Pour ne pas lui éclater sa tête d’arrogant. Il était rare que je devienne aussi violent, même mentalement. Mais là, en quelques instants, il m’avait poussé à bout et avait fait monter la colère à une vitesse incroyable. Je devais garder mon calme. Cependant, le ton qu’il employa me fit perdre toute volonté. Mes yeux l’auraient fusillé sur place si j’avais pu. Et mes mains se serrèrent violemment, ce qui ne se fit pas trop remarquer comme j’avais les bras croisé. « Écoute-moi bien. J’en ai rien à foutre de ce que tu peux penser. Si le directeur à décidé que j’étais apte à entrer dans le groupe, alors, c’est que j’ai assez de talent pour apporter quelque chose. Donc, tu te la fermes, tu fais ton gentil petit membre, je fais de même de mon côté et on s’entend bien, compris ? » J’essayais de paraître calme, cependant, on ressentait vivement une colère difficilement contenue dans ma voix. Ce que ce mec pouvait m’énerver ! « Et putain, cesse de jouer ton arrogant supérieur, parce que sinon, je te le dis, ça fonctionnera pas. » Je décroisai mes bras et remarquai que mes jointures étaient devenues blanches. Trop de tension.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Ven 1 Fév - 17:30

Le ton que j’avais employé ne lui plu visiblement pas. En même temps, c’était à prévoir. Réaction j’avais voulu, réaction j’obtenais. Et pas des moindres. Ses yeux étaient noirs de colère et je remarquais son corps se tendre alors qu’il explosait enfin. « Écoute-moi bien. J’en ai rien à foutre de ce que tu peux penser. Si le directeur à décidé que j’étais apte à entrer dans le groupe, alors, c’est que j’ai assez de talent pour apporter quelque chose. Donc, tu te la fermes, tu fais ton gentil petit membre, je fais de même de mon côté et on s’entend bien, compris ? » Je tiquais à ses dernière paroles tandis qu’il essayait de contenir sa colère. Me redressant, sentant à mon tour la chaleur monter, j’essayais cependant de garder un visage impassible. Attendant qu’il finisse de vider son sac, je ne le quittais pas des yeux. « Et putain, cesse de jouer ton arrogant supérieur, parce que sinon, je te le dis, ça fonctionnera pas. »

J’en avais marre. Réellement agacé par ses paroles, je soufflais en me mettant vivement sur mes pieds. Je comprenais qu’il me trouve désagréable, après tout j’avais tout fait pour que, justement, ça ne fonctionne pas comme il semblait le vouloir. Seulement, ce Daisuke semblait bien tenace et prenait un malin plaisir à jouer avec mes nerfs. Desserrant ses bras, il me regarda approcher sans bouger. Je faisais un effort important pour ne pas me laisser guider par ma colère. Pas pour l’épargner ou parce qu’il avait gagné quoi que ce soit, loin de là. Je voulais juste qu’il dégage le plancher et qu’il me laisse enfin seul. Et la méthode employée jusque là ne portait pas beaucoup ses fruits. Les yeux fatigués, le visage fermé, j’enfilais mon costume « d’arrogant supérieur » comme il le disait si bien avant de prendre la parole.

« Je me fiche pas mal de ce que tu penses de moi, de ce que le directeur a décidé ou de comment je me comporte. J’ai pas envie de me lier avec toi et j’ai mes raisons. Alors, que tu les comprennes ou non, c’est pas mon problème mais tu pourrais au moins les respecter. » Le regardant dans les yeux, je voyais bien qu’il n’allait pas tarder à répliquer. Il n’aimait pas mon comportement et pensait peut-être que je me trouvais des excuses. Grand bien lui fasse, je n’étais pas près de changer. Ne bougeant pas, planté devant lui, j’enchainais en ayant de plus en plus de mal à contrôler la colère qui revenait jouer avec mes nerfs. « Tu peux t’installer dans la chambre du fond. Je suis sure qu’Akira sera ravi de se faire un nouvel ami. » Détournant le regard, je secouais distraitement mes cheveux encore mouillés en retournant près de mon lit. Posant de nouveau mes yeux sur la photo sur ma table de nuit, je me stoppais quelques secondes avant de m’assoir. Je savais que Daisuke n’avait pas bougé d’un millimètre. Il n’avait pas l’intention de lâcher le morceau. Ce gosse était vraiment borné. Au moins autant que moi. Or, dans la présente situation, ce n’était vraiment pas un bon point commun.

« Aurais-tu l’obligeance de me laisser seul, s’il te plait ? » Ironie. Je n’allais pas pouvoir garder mon calme plus longtemps. Je savais que ça n’allait pas aider quand à la réaction du nouveau mais je n’en pouvais plus. Il avait réussi à me fatiguer en un temps record. J’en étais même à penser que ça présence pourrait me servir pour soulager mes insomnies. Dormir, une chose qui ne m’arrivait que trop rarement à mon goût. J’allais me rallonger sur mon lit, ignorant délibérément le plus jeune qui n’avait toujours pas esquissé un mouvement et soupirais. Cette journée était décidément tout sauf reposante. Voyant le jour tomber à travers ma fenêtre, j’espérais alors que le reste du groupe ne tarde pas à rentrer. Bien que ce Daisuke soit un excellent outil de distraction, il se révélait très vite envahissant. Et le fait qu’il soit toujours fermement planté sur ses pieds ne manquait pas de me le rappeler. « Tu tiens vraiment à me rendre la vie impossible ou quoi ? Penses ce que tu veux de moi, que je suis un arrogant supérieur si ça t’arranges mais quitte cette chambre et laisse-moi tranquille ! »

J’avais pourtant essayé mais mon contrôle de moi-même avait ses limites. Assis sur mon lit, les cheveux défaits et les joues rouges, je n’avais pas pu me retenir devant son air buté. La fatigue me rendant encore plus susceptible que d’habitude. Je considérais pourtant que j’avais fait un certain nombre d’efforts avant de me laisser submerger. Efforts bien inutiles à présent. J’étais désormais convaincu qu’il allait réagir et je regrettais déjà à moitié de m’être emporté. Ce n’était pas encore maintenant que j’allais pouvoir goûter à ma tranquillité.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol   Dim 3 Fév - 2:14

Son air suffisant, son regard détaché, tout en lui inspirait le mépris. Il était le genre de personne qui m’insupportait, de par sa façon à se croire au-dessus de tout. Déjà que j’allais devoir supporter Shun, l’une des seules personnes que je détestais profondément, me voilà avec une sorte de Shun numéro deux, qui allait me mener la vie dure. Mais je n’allais pas me laisser faire, oh non. C’est mal me connaître. Et puis, ça m’énervait. Je n’étais pas ici pour rien bon sang ! Oui j’étais jeune. Très sûrement le plus jeune du groupe. Du haut de mes seize piges, je n’en menais pas large, je l’admettais. Mais si j’étais là, poster dans l’embrasure de la porte de sa chambre, le regard flamboyant, ma valise dans le couloir, c’est qu’il y avait une putain de raison ! Que les directeurs avaient vu du potentiel en moi et avaient donc décidés que j’étais apte et près à faire mon intégration dans un groupe. Que mes talents en danse et en chant, sans compter la facilité que j’avais à me présenter sur scène, étaient assez élevés et assez bons pour que je puisse me permettre de débuter ma carrière d’idole. Alors, que ce petit con qui pète plus haut que le trou ne vienne pas m’emmerder, avec comme raison qu’il était idole depuis plus longtemps ! Ou pire, parce qu’il était plus vieux que moi. Ça me faisait grincer des dents, ces adultes qui se permettent des airs supérieurs car ils sont plus vieux. Plus matures et intelligents qu’ils disent. Ça me mettait hors de moi-même.

J’avais gardé un ton relativement calme. Je n’avais pas haussé la voix, bien que le ton était froid, tremblant presque de colère. Je lui en voulais de me mettre des bâtons dans les roues, de nuire à mon intégration dans le groupe. J’avais une soudaine envie de pleurer, en imaginant comment serait la vie, ici. Avec HimYeol et Shun, je sentais que j’allais en voir de toutes les couleurs. Que j’allais être mis de côté. Qu’on allait m’emmerder. Qu’on allait m’empêcher de montrer ma réelle valeur. Et tout ça, mêlé avec l’anxiété du début en tant qu’idole, cette colère sourde qui m’habitait et cette peur d’être seul, totalement seul, me donnait une atroce envie de pleurer. Comme un enfant qui chercherait du réconfort. Comme le stupide gamin que j’étais encore, trop fier pour laisser ses yeux s’embuer alors qu’il tenait tête à un mec tout aussi con que chiant. Je me ressaisis, bien que je ne pouvais pas empêcher cette peur du rejet vriller mes entrailles. Je me sentis mal. Très mal. Moi, d’habitude si confiant, je perdais mes moyens, je perdais bien et je sentais que j’allais bientôt craquer. Parce que tout ça m’agaçait au plus au point. Parce que je voulais simplement être idole, sans prise de tête. Parce que je voulais simplement débuter ma carrière, comme lui, deux ans plus tôt. Pace que j’avais la tête pleine d’espoir et d’envie. De rêve aussi. Et voilà qu’il piétinait tout.

Je ne répondis rien. J’essayais de prendre sur moi. De garder la tête haute et d’avoir l’air un peu mature. Mais tout en moi semblait vouloir exploser. Lui balancer mille et une insultes à la tête, peut-être même lui en coller une. Qu’il se départage de cet air suffisant et trop sur de lui. Un air qui me donnait envie de gerber tellement la crainte de me sentir de trop me retournait l’estomac. Je réalisais pleinement que j’arrivais, comme ça, comme une fleur, au beau milieu d’un groupe déjà construit. Un groupe avec ses membres, son histoire. Un groupe dont je ne trouverai sûrement jamais ma place. Un groupe dont je serais de trop. Un groupe dont me laisserait à part, ne m’acceptant que partiellement lors des entraînements. J’avais peur. Je me sentais seul. Je n’étais plus admis au dortoir des trainees, ou enfin, ce n’était plus l’endroit où je vivais. Mais j’avais terriblement envie de retourner m’y réfugier, cet endroit où j’avais ma place, où j’avais mon meilleur ami. Cet endroit familier, loin du regard perçant du coréen. Loin de la peur, loin de toute cette incertitude. Pourtant, alors qu’il me disait d’aller dans la chambre du fond, je restai sourd à sa voix, commençant soudainement à craquer. Lentement, je me fissurais. J’avais peur. Réellement peur. Alors que je réalisais l’ampleur de ce que mon arrivé impliquait. Que Shun m’haïssait, que cela semblait être la même chose pour HimYeol et qu’il en serait peut-être de même pour Akira. Je serrai des dents, fixant un point sur le mur, ne réalisant même pas qu’il m’avait demandé de le laisser seul.

Il reprit la parole. Le laisser tranquille. Quitter sa chambre. Le laisser seul. Rester seul. Je me sentais seul, terriblement seul. Je n’avais plus Hisae avec moi, qui avait débuté chez les Nagareboshi. Je n’avais plus Takumi, qui me supportait. Mon meilleur ami, celui avec qui je ne me sentais jamais mal, jamais de trop. Je me sentais seul. Sans support. Comme si je chutais. Puis je craquai. Je sentais les larmes perlés à mes yeux, peut-être même l’une roula sur ma joue. Et j’éclatai. « C’est quoi ton putain de problème ?! » hurlais-je, complètement hors de moi. J’étais en colère, j’avais toujours la peur qui me revirait l’estomac. J’étais jeune. Jeune. Avec mes peurs et mes craintes. Mes envies et mes rêves. Et là, j’éclatais. Mes nerfs avaient été mis à rudes épreuves, lors de l’audition. J’avais été soulagé d’apprendre que j’intégrais le groupe. Quoique avec quelque doute, concernant mon intégration. Mais avec un sourire aimable et quelques politesses et on devrait m’accepter. Mais ces doutes avaient ressurgis, en faisant face au chanteur. Et voilà que j’avais l’air terriblement gamin, quelques larmes douloureuses et amères sur les joues, le visage fermé, le ton violent alors que je tempêtais. « J’ai été SYMPA. J’ai été RESPECTUEUX. J’ai essayé de faire de mon mieux. Non mais PUTAIN, tu veux quoi de PLUS ?! Okay, tu ne veux pas créer de lien avec moi. Fine. Mais putain, tu ne comprends pas que moi, j’essaie de m’intégrer ? Je suis lancer comme ça, tête première dans ma carrière, sans ancre, sans point où me retenir. Je suis le petit nouveau, le petit jeune du groupe. Mais tu crois pas que tu aurais pu faire des efforts, au moins pour ma première foutue journée ?! T’as pas imaginer un seul instant comment je pourrais me sentir, alors que, tout d’un coup, on me balance à la gueule que je suis qu’un putain d’indésirable ?! Tu veux savoir quoi, va te faire foutre, connard. » Et je tourne des talons, le plantant là. La colère bouillonne encore alors que j’empoigne ma valise et me dirige vers la chambre du fond. Et si Akira ne voulait rien savoir de moi ? Des larmes de rages viennent roulés sur mes joues. Je dois avoir l’air complètement pathétique. Mais j’ai craqué. Mes nerfs ont craqués. Et je me résous simplement à m’assoir sur le bord du lit vide, sûrement prévu pour moi, la tête entre les mains, soupirant douloureusement.

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[Flashback] Do not disturb... Oh, sorry ~ HimYeol

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