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 Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan

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Indies China

My little secrets
MessageSujet: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan    Mar 16 Oct - 21:49

Tu grimpes dans l’avion, totalement satisfait de ce petit week-end improvisé. Ces quelques jours en Corée avec ton meilleur ami t’ont requinqué au plus haut point et tu es prêt à reprendre tes activités de batteur au mieux de ta forme. Inutile de préciser que tu avais passé l’heure d’avion qui séparait les deux capitales asiatiques sur un nouveau jeu, Fallout. Tu avais failli balancer ton PC par le hublot si celui-ci n’était pas impénétrable, parce que tu avais oublié de recharger ton ordinateur portable. Damn you and your stupid brain, heureusement qu’il te reste ta DS et ta PSP que tu ne quittes quasiment jamais, sauf pour aller te doucher oui. Et t’entraîner aussi… Parce que oui, tu es un musicien et ça implique beaucoup d’entraînement, surtout que tu n’as pas choisis l’agence la plus laxiste en matière de travail, pour ton plus grand bonheur.

Depuis que tu étais entré à la ASE, tu avais beaucoup évolué, que ce soit en tant qu’humain, que musicien, en tant qu’ami aussi. Cela faisait certes, presque douze ans que tu y étais, c’était sûrement normal vu que tu avais grandis là-bas, y passant tous tes weekends avec celui qui étais ton ami d’enfance, Yu Wan. Tu souries rien qu’en pensant à son nom, et pourtant, il y a quand même pas mal de moment où rien que le fait d’y penser, tu soupires de lassitude. Pourquoi ? Parce que tu es amoureux de lui. Tu ne sais plus vraiment quand ça a commencé, le fait de voir en lui plus qu’un simple ami, le fait de te mordre la lèvre quand il glissait innocemment sur son skate, te fixant avec ses yeux pétillants. Non tu ne savais plus, c’était venu petit à petit, en grandissant. Au début tu ne t’en rendais pas vraiment compte, puisqu’il avait toujours été un très bon ami, tu l’avais rencontré lors de son arrivée en Chine, un américain comme toi, avec qui tu pouvais faire tes remarques sans que personne ne comprenne. Malgré votre différence d’âge, tu n’avais jamais vu en lui quelqu’un de plus jeune, de plus petit, il avait toujours été ton complice, celui avec qui tu pouvais faire les quatre cent coups, celui avec qui tu râlais les jours de trop plein de travail. Ce qu’on pouvait appeler un ami d’enfance, même si tu ne le connaissais pas depuis le berceau. Oui, au début tu n’étais pas conscient de tes sentiments, c’était juste un très gros attachement amical, purement amical. Tu as commencé à comprendre plus tard, peut-être, quand il a eu sa première petite copine. Tu devenais quelqu’un que tu détestais, tu n’avais beau être qu’un jeune lycéen, tu devenais possessif avec lui, sans jamais ne serait-ce que penser à cela devant lui. Même toi, tu te dégoûtais, comment pouvais-tu aimer ton meilleur ami d’enfance ? Comment pouvais-tu aimer un garçon ? Tu aimais pourtant regarder les jolies filles, aujourd’hui encore, il t’arrive de te détendre devant quelques vidéos de jeunes filles dénudées, oui. Mais lui, lui… C’est ton cœur qu’il a. Il ne le détend pas, bien au contraire. A l’époque d’ailleurs, tu as tout fait pour l’éloigner. Trois ans, tu as passé trois ans loin de lui, sans sa présence si joviale et enivrante. Tu avais tout calculé, pensant que tu reviendrais sans sentiments autres qu’amicaux pour lui mais non, c’était resté. Alors tu restais à ses côtés, tu restais celui qui le faisait sourire, sans jamais ne rien dire, parce que votre amitié te suffisait, son bonheur te suffisait. Aujourd’hui encore, la formation de votre groupe l’excitait tellement que tu étais tout bonnement comblé. Certes, tu l’étais aussi énormément pour toi, tu vivais pour la musique, comme tu te le répétais et le répétais à tout le monde, mais le voir sourire sur scène c’était juste un facteur de plus à ta satisfaction.

Tu quittes l’aéroport, toujours muni de ton simple bagage à main. Tu avais oublié le temps d’un trajet à quel point il faisait froid et gris à Beijing, tu frissonnes légèrement, tu n’as pas tendance à être frileux mais la température extérieure est vraiment basse, et évidemment, tu n’es pas très couvert. Manquerait plus que tu attrapes froid, oh non il ne faut vraiment pas, pas avec ton emploi du temps qui se complète de jours en jours. Tu n’as même plus le temps de rentrer chez toi, ou même de voir ta sœur à l’agence. Heureusement que le téléphone existe, quel moyen de communication révolutionnaire ! D’ailleurs, tu envoies un sms à ton leader, Chuang Kai pour le prévenir de ton arrivée, il est presque vingt-trois heures, alors forcément, il vaut mieux ne pas inquiéter tes amis, accessoirement collègues, oui tu bossais avec eux mais tu les considérais avant tout comme tes amis, même avant la formation de Xing Kong. Tu te trouves incroyablement chanceux d’être dans un groupe avec des membres que tu adores, à faire de la musique qui vous fait plaisir à jouer, ensemble. Lors de vos entraînements, tu sens vraiment que vous ne formez qu’un, et pour toi c’est ça qui importe. Votre bonne entente, même s’il y a –et ce n’est que le début-, des hauts et des bas, tu sais que vos bases sont bonnes et saines. Sur scène, tu sais que vous rayonnez, tu le sens. Tu veux satisfaire votre public, tu veux faire sourire les gens avec votre musique, c’est ton but dans la vie et tu espères que tu ne quitteras jamais cela des yeux.

Tu t’engouffres dans les transports en commun pékinois, le monde, le monde, il fait enfin chaud avec tous ces gens qui t’entourent. C’est peut-être la seule chose qui te manque de New York, car même si ce n’est pas la ville la plus calme au monde, les transports ne sont pas aussi insupportables et invivables qu’ici. Tu rejoins finalement le dortoir des indies, te faufilant jusque dans ta chambre où la lumière est éteinte. Tu entres sans faire de bruit, te déchaussant dans la fouler avant de te montrer prudent du moindre de tes pas. En effet, il fait nuit noire dans la pièce parce que ton ami a sûrement préalablement fermé les volets, pourtant il n’aime pas tant que ça dormir dans la nuit noire, mais soit, tu ne vois rien, et par conséquent, tu n’as aucune idée de ce que ton colocataire a pu laisser traîner par terre. Il n’était pas très bordélique, du moins c’est ce qu’il laissait penser, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer en quatre jours. Tu laisses ton sac tomber mollement sur le sol, avant de te laisser tomber de tout ton poids plume sur le lit. Oups. Tu te relèves dans la seconde, te retournant en regardant ton lit, tu distingues une silhouette que tu ne reconnais pas, tu prends peur dans un premier temps, mais tu te penches sur le corps et tu reconnais Yu Wan. Tu soupires, le souffle court d’avoir eu ce coup de flippe, ah ce gnome, il ne sait plus quoi faire pour te faire peur…Tu souris puis amènes ta main sur son épaule. Tu dois le réveiller parce qu’il est sur ton lit, et que… il l’a peut-être oublié, mais tu rentres ce soir, et donc tu dors dans ce lit. Qu’est-ce qu’il foutait dedans d’ailleurs ? Tu n’y penses pas réellement et le secoue légèrement.

    « Hey Yu Wan... Wake up... You should sleep in your own bed... »

Il ne bronche pas, il se défait juste de ton emprise pour se retourner. Il était sur le ventre, donc logiquement, il devait dormir profondément, et ce ne serait pas une mince affaire de le réveiller. Tu réfléchis quelques instants, pensant à sortir la bouteille que tu dans ton sac pour lui déverser sur les cheveux... Non, tu ne serais pas si mauvais, même si l'envie ne t'en manquait pas. Tu as par contre une idée qui le sortira sûrement de ses songes. Avec toutes ces années, tu avais appris à connaître beaucoup de ses petits points faibles, et tu savais donc que son dos était particulièrement sensible et chatouilleux. Tu souris en pensant à ton plan machiavélique que tu ne tardes pas à mettre en action. Seul un de tes index est tendu, tous tes autres doigts sont repliés sur ta paums. Il te présente si gentiment son dos alors tu approches dangereusement le bout de ta phalange du haut de sa colonne vertébrale. S'il ne se réveillait pas avec ça, tu songerais de nouveau au verre d'eau ou alors tu le déplaceras, ce qui serait aussi une solution il faut dire... Tu laisses ton doigt tracer une ligne droite le long de son dos, attendant de voir s'il allait réagir.

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