Behind Closed Doors

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 [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma

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Indies Japan

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MessageSujet: [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma   Lun 29 Oct - 21:58


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En ouvrant les yeux ce matin-là, tu eus droit à une magnifique surprise. Tu avais complètement oublié que tu avais sauté dans le lit de ton amie pour t'endormir dans ses bras réconfortants, mais maintenant ça te revenais. C'était le tonnerre qui avait gronder toute la nuit qui t'avais réveillé et poussé à te jeter dans les bras de la nippone. Tu la serras très fort contre toi après lui avoir embrassé la joue juste pour la réveiller. « Merci, pooh. » dis-tu avant de te lever de son lit et de sauter sur ton téléphone. Aujourd'hui, tu devais aller chez tes parents. C'était quand même loin à pied, mais tu n'avais jamais envie de faire le chemin en voiture ; le hic était qu'il ne faisait pas très beau dehors. Tu levas la tête vers la fenêtre et t’aperçus que le ciel était encore plus gris que ce que tu aurais pu penser. Ça n'était pas grave, il n'annonçait que de la pluie. Du moins, c'était ce que tu te souvenais de la météo la veille quand tu l'avais écouté. Tu sortis ton agenda de ta table de nuit et regarda sur ton portable si la date était bien la bonne. Oui, tu avais rendez-vous avec tes parents pour une petite sortie en famille ; qui se terminerait sans doute par un souper où ton père allait inviter mille et une personne bien habillés pour parler du boulot. Au fond, tu savais que la plupart du temps quand il t'invitait comme ça - et qu'il insistait vraiment - c'était pour ces raisons. Il voulait sa famille réunis pour recevoir des gens, il voulait faire bel apparence et tu ne t'en doutais même pas au fond. À 10 ans, on ne se soucies pas de ce genre de chose, tout ce que l'on veux, c'est impressionner ses parents.


Tu étais tout sourire alors que tu rangeais ton agenda d'où tu venais de le sortir et attrapai tes vêtements avant de te diriger vers la salle de bain en gambadant presque. Soit, tu ne savais pas dans ce temps là tout ce qui arriverait, tu étais naïve, insouciante, gentille. Et ces - presque - qualité tu les avais perdus avec le temps. Tu avais décidé de mettre une robe que ton père t'avait acheté pour cette journée-là, il faisait toujours ça de toute manière. Comme s'il pensait que tu n'étais pas capable de t'habiller toute seule, reste que l'endroit qui t'étais attribué débordait de vêtement divers que ton père passait son temps à t'envoyer. Tu ne pouvais quand même pas dire non à tous ces présents qu'il t'offrait, parce que même s'il n'était pas souvent là, tu l'aimais ton père et il t'aimait aussi. La preuve ; il prenait le temps de t'acheter des vêtements - que tu aimais tous - donc nécessairement, il pensait à toi et il connaissait bien tes goûts. Enfin, ce que tu ne savais pas - et que tu ne sauras jamais d'ailleurs - était que tous ces vêtements que ton « père » t'envoies passent sous le détecteur maternel qui renvoi ton père dans les boutiques à chaque fois. Bientôt, son chauffeur te connaîtra mieux que lui-même et il s'en fou. Toi, tu ne t'en rends simplement pas compte. Lorsque tu ressors de la salle de bain, tu sautes presque sur ton amie pour lui demander comment elle te trouve dans cette tenue. Lorsqu'elle t'affirme que tu es belle comme un coeur, ton sourire se fait encore plus grand et tu te dépêches de mettre tes chaussures pour pouvoir filer. Tu as quelques heures de marche à faire, une ou deux, selon ton débit. Tu n'as pas peur de marcher, oh non, tu as souvent fait le trajet entre chez toi et l'agence, parce que ton père n'était pas là ou bien que ta mère était au boulot ; ou bien simplement parce que tu avais décidé de leur faire une surprise et que tu ne voulais pas qu'ils soient au courant. Aujourd'hui, tu le faisais simplement parce que tu avais envie de le faire. Tu ne savais pas à quelle heure tes parents rentraient, mais tu savais qu'ils seraient là dans l'après-midi pour faire quelque chose avec toi ; d'ailleurs, tu ne savais pas ce que c'était.

Tu attrapas ton sac de sport et le glissa sur ton épaule ; tu avais même pris conscience que ça n'allait pas du tout avec ta tenue, mais il fallait absolument que tu traînes ces choses avec toi, alors tant pis. Tu sortis de l'agence après avoir dit « à plus tard » aux filles qui étaient dans la pièce principale du dortoir. Même si tu t'ennuyais beaucoup de ta mère, tu avais tendance à toujours avoir envie de rester avec les filles, parce qu'elles faisaient partie de ta vie maintenant, elles étaient toutes importantes à leur façon. Tu te disais même que lorsque l'un d'entres elles deviendrait idole, ça te ferait quelque chose. Ça n'était pas près d'arriver au fond. En mettant les pieds à l'extérieur, tu regrettas presque de t'être habillé de la sorte. Le vent soufflait, mais tu souris quand même en attrapant ta veste que tu n'avais pas laissé bien loin dans ton sac pour pouvoir l'attraper rapidement au besoin. Tu replaces tes cheveux, mais au final, tu abandonnes parce que le vent ne t'aime pas aujourd'hui ; tu les repeigneras en arrivant à la maison.

La distance diminue pendant que le temps avance et que les chansons défilent dans tes oreilles, tu écoutes n'importe quoi. Habituellement, c'était la radio qui jouait, mais tu avais eu envie d'écouter ta propre musique - des chansons que ta mère te jouait quand tu étais plus petite. Ça faisait déjà un moment qu'elle n'avait pas joué de piano avec toi et tu avais vraiment envie de l'entendre, au moins une dernière fois, tu voulais apprendre à en jouer aussi, mais tu n'avais pas le talent qu'elle possédait. Tu penses à ta mère quand tu sens quelques gouttes s'écraser sur toi, tu sursautes. Non, tu n'as pas peur de la pluie, mais c'est toujours surprenant que tu te dis. Tu marchais toujours en pleine ville pour te rendre chez tes parents, c'était plus divertissant pour tes yeux que de passer par les petites rues. Si tu continuais de marcher, droit devant, tu voyais le complexe « Shibuya 109 ». Tu n'étais pas supposé t'y arrêter, même que tu continuas ton chemin en passant simplement à côté. Quelques mètres à peine plus loin, la pluie commence à se faire plus forte et le vent aussi. Ça t’inquiétais. Tu t'étais dis qu'il avait oragé la veille, c'était impossible que ça soit deux jours de suite, hein ? Tu aurais bien aimé que quelqu'un t'affirmes que c'est impossible, mais déjà un éclair dorée parcours le ciel en t'arrachant un cri de surprise. Oui, tu n'as pas été capable de le retenir celui-là et tes tremblements non plus. Automatiquement, tu fais demi-tour et tu cours presque pour entrer dans la bâtisse qui était de l'autre côté de la rue. D'ailleurs, tu t'es presque fait rentrer dedans par une voiture, mais tu n'as rien vu. Ton seul but étant d'entrer dans l'immeuble ; objectif atteint.

Tu regardais toujours de toi, puis te laisse tomber sur un banc libre à quelques mètres de l'entré. À ce moment-là, tu regrettais d'être sortie sans appeler de voiture. Il ne te restait plus qu'à déranger ta mère au boulot et mettre ton père en rogne. Tu avais peur au fond, vraiment peur, tellement que tu en tremblais, mais ton regard était fixé droit devant alors que tes mains tenait tes oreilles comme pour couper le bruit du tonnerre. Tu ne t'étais jamais sentis aussi paniqué, aussi seule. Tu pris quelques bonnes inspirations, mais tu n'arrivais pas à gérer tes tremblements qui n'étaient perceptibles que si on s'approchait de toi. Tu n'entendais qu'à peine les discutions autour de toi, la musique dans tes oreilles, plus tes mains par dessus faisait un très bon bouclier pour le son.


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MessageSujet: Re: [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma   Jeu 27 Déc - 19:03

tenue

Journée comme toutes les autres. Aujourd’hui, c’était samedi. Ce qui voulait dire pas d’école. En tant que gamin presque adolescent de douze ans, j’étais satisfait de ne pas avoir à aller à l’école aujourd’hui. Après tout, l’école, c’était moche, long, chiant et exigent. Bon, d’accord, j’aimais bien l’école, comme j’étais d’un naturel curieux, mais avoir la fin de semaine pour relaxer, c’était ce que je préférais. Je m’étirai tout en posant pied à terre. Le droit, bien entendu ! Se lever du pied gauche est signe de mauvaise journée. Bon, le ciel gris à l’extérieur était synonyme de mauvaise journée en fait. Mais bon, j’allais tout de même passer une belle journée ! C’est en faisant de la visualisation positive que tout allait mieux. Donc, je visualisais une belle journée, malgré les quelques gouttes de pluie qui vinrent s’écraser contre la fenêtre de ma chambre. Dire que je devais sortir en après midi, ma mère m’avait exigé d’aller chez le coiffeur. Pourtant, mes cheveux étaient pas mal, non ? Je n’aimais pas me faire couper les cheveux. C’était une torture. Pauvres cheveux qui n’avaient jamais rien demandé ! On les coupait, les torturait, avec comme simple excuse que c’était moche lorsque c’était trop long. Un jour, j’allais créer une association de défense pour protéger les cheveux et tous les coiffeurs allaient faire faillite. Bref, je déteste aller chez le coiffeur.

Résigné, j’enfilai un chandail à manche longue et des souliers avant de sortir dehors. Je remarquai cependant le ciel sombre. Mieux valait prendre un parapluie, sinon, la coiffeuse ne serait pas contente que de me retrouver avec les cheveux trempes et sales. Quoique bon, pour le moment, il ne pleuvait toujours pas. Mais on n’est jamais assez prévoyant. D’un pas léger, je quittai le dortoir des trainees pour sortir dehors. Il faisait encore chaud, surtout que le temps était particulièrement humide avec la pluie qui menaçait de m’écraser sous sa violence. Je me rendis rapidement jusqu’au salon de coiffure, avec seulement trois minutes de retard. Elle allait être contente, la coiffeuse ! J’arrivais souvent avec un bon quart d’heure de retard. Je m’améliorais ! Elle me fit donc un sourire et je grimaçai face à la paire de ciseau. Ah ce que je pouvais détester ce lieu. Elle devait juste me couper les quelques mèches trop longues, donc quelques unes qui me cachaient presque la vue. Mais je voulais protéger mes cheveux moi ! Cependant, je dus m’y plier. En quelques minutes - je n’avais pas lâché ma montre des yeux -, ce fut fini. VICTOIRE ! Je sortis donc du salon de coiffure, reprenant la direction de l’agence, satisfait que tout ça soit déjà fini. Cependant, alors que je mettais les pieds dehors, une violente pluie s’abattis sur moi. Et alors que je continuais d’avancer, ayant ouvert mon parapluie, je vis des éclairs zébrés le ciel. Soupirant, je dus me résigner à fermer mon parapluie, comme je ne voulais pas risquer ma vie. À peine quelques secondes plus tard, mes cheveux étaient complètement trempe et mon pull me collait à la peau.

Au détour d’un croisement, je remarquai une silhouette qui m’était familière courir vers l’entrée du grand centre d’achat qu’était Shibuya 109. La pluie tombait de plus en plus forte et des flashes de lumières lézardaient le ciel. Pour ma part, ni le tonnerre ni les éclairs ne m’intimidaient. Je savais que c’était un phénomène naturel et que ce n’était pas quelque chose de dangereux, pourvu que l’on n’ait pas de morceaux métalliques sur nous ou de grands parapluies. Je ne pus donc pas m’abriter au-dessous de l’objet que j’avais fermé lorsque j’avais vu les éclairs apparaître. Après tout, je n’allais pas risquer ma vie pour quelques gouttes de pluie. Bon, la pluie était plutôt violente et je me retrouvai, en quelques instants, complètement détrempés. J’aurais pu aller me cacher dans le petit restaurant à côté de moi, mais j’avais envie d’aller voir la silhouette que j’avais vu courir, paniquer. Il me semblait vraiment connaître la personne, surtout qu’elle ne semblait pas vraiment plus vieille que moi. Je marchai donc vers le centre commercial, les mains enfoncés dans mon pull complètement trempe. Je passai une main dans mes cheveux bruns qui me collaient désormais au visage. De grosses gouttes venaient rouler sur mes tempes, dégoutant de mes cheveux. Plus que quelques mètres et j’allais être au sec. Bon, sûrement pas, mais la pluie allait arrêter de venir s’écraser lourdement sur moi. J’accélérai donc le pas et ouvrit à la volée l’une des portes d’entrée. Je remarquai à quelques pas devant mois la même silhouette que j’avais aperçue dehors. Oui, je connaissais cette fille qui était assise sur le banc, les mains sur les oreilles, complètement tétanisée. « Ayaka-san ! » m’exclamais-je en m’approchant d’elle rapidement, secouant la tête comme l’aurait fait un chien pour faire sécher mes cheveux.

Je la regardais peut-être trop intensément. Mais elle semblait complètement terroriser, la pauvre. Je pensai vaguement que c’était sûrement à cause des orages. Je me mis à genou devant elle, pour qu’elle puisse me voir, comme elle fixait le sol. Je lui fis un adorable sourire avant de poser mes mains sur les siennes pour les retirer de sur ses oreilles et lui enlever ses écouteurs. Sinon, elle ne m’entendrait pas. Je lui fis un grand sourire. « Il faut pas t’en faire. Je te promets que ça va bientôt se calmer ! » Du haut de mes douze ans, j’avais envie de me sentir grand et fort. N’est-ce pas le désir de tout jeune presque adolescent, de protéger les pauvres petites filles en danger ? « Si tu as peur, serre ma main. Et puis, tu sais, les orages, c’est pas très dangereux. Oui, ça fait beaucoup de bruit et beaucoup de lumière, mais si tu n’as pas de parapluie en haut de ta tête, il ne peut rien t’arriver ! » J’hochai doucement de la tête pour approuver moi-même ce que je disais. Je voulais la rassurer, qu’elle cesse de trembler. Surtout parce que je la connaissais, parce qu’on s’était entraîner quelques fois ensemble. Je lui fis donc un sourire rassurant et accentua ma pression sur sa main. « Si tu veux, je peux te raconter des blagues pour te changer les idées. » Au même instant, un éclair traversa le ciel alors qu’un bruit assourdissant se fit entendre.
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MessageSujet: Re: [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma   Jeu 3 Jan - 8:04


Qu'est-ce que tu aurais pu faire d'autre, hein ? Terrifié, tu t'étais lancé dans le premier endroit que tu avais pu atteindre assez rapidement pour ne pas être trempé de la tête aux pieds et surtout, tu t'étais caché pour ne plus entendre le tonnerre frapper le ciel et ces affreuses lumières qui te faisait peur à chaque fois que tu en voyais une traverser le ciel. En même temps, tu te trouvais stupide. Atrocement bête d'avoir peur de quelque chose qui ne pouvait même pas te faire du mal ; à moins d'être frappé par la foudre et même, dans l'édifice tu ne risquais plus rien. Tu étais incapable de le comprendre semblerait-il, puisque ton corps tremblait et que tu avais de la difficulté à garder les yeux ouverts. Tu n'entendais rien des bruits qui se passaient à côté de toi à cause de la musique qui résonnait dans tes oreilles et en plus, tes mains qui camouflait encore plus. Il était hors de question que tu enlèves tes mains de là, tu étais hors de ton état normal. Tu détestais être comme ça. Tu ne te rendis compte qu'il était là que lorsque ses mains appuyèrent sur les tiennes pour les retirer de sur tes écouteurs. Tu sursautas en sentant ses mains tirer sur les écouteurs qui diffusaient toujours de la musique à pleine tête. Tu entendis finalement sa voix percer par dessus le son de la musique que tu entendais encore, même si tu ne l'avais plus directement dans tes oreilles. « Ne promet pas des choses que tu ne pourrais pas tenir, tu n'as aucun contrôle sur la foudre. » lâcha-tu faiblement en reprenant peu à peu tes esprits. Il ne pouvait pas dire que ça se terminerais, même si tu espérais très fort qu'une partie seulement de ce qu'il avait dit soit vraie. Tu aurais aimé que la tempête s'arrête aussi subitement qu'elle avait commencé, mais c'était dans tes rêves les plus fous seulement que ça se passait comme ça. Dès qu'il te proposa sa main, tu fus incapable de la refuser et tu l'attrapas d'un coup en serrant assez fort - en te retenant quand même le plus que tu pouvais.

« Il n'y a pas que les parapluies qui attirent la foudres, on dit que je l'attire aussi. » dis-tu en te mordant la lèvre. Tu serras encore un peu plus sa main quand un coup de tonnerre parvint jusqu'à tes oreilles. Il fallait vraiment apprendre à te contrôler de cette phobie que tu trouvais à la base déjà très déplacé. Tu plaquas tes mains contre tes oreilles - même si tu tentais l'une des siennes - pour t'empêcher d'entendre un quelconque bruit, même si ça se semblait pas très bien fonctionner. Suite à quoi, tu fermas les yeux très fort, comme pour t'éviter de voir les éclairs pendant les deux prochaines années. « Je .. » fut le seul mot que tu avais été capable de prononcer, en te forçant à ne pas rouvrir les yeux sous peine de voir encore une fois, ces affreuses éclairs qui te donnaient la chair de poule. Tu pris quelques grandes inspirations, puis tu ouvris les yeux afin de regarder son visage de preux chevalier en te demandant ce que tu ferais s'il n'était pas arrivé sur son grand cheval blanc. « Raconte moi n'importe quoi, empêche-moi de les voir. S'il te plait ... » dis-tu en le suppliant du regard. Tu ne savais plus quoi faire pour te calmer toi-même, alors tu ignorais s'il trouverait quelque chose, mais t'éloigner de la porte serait sans doute l'une des choses à faire. Tu pris à nouveau une inspiration en le forçant à se relever, puis, toujours en tenant sa main, tu le tiras plus loin des portes d'où vous pouviez très bien voir la tempête qui faisait rage dehors, tu espérais vraiment qu'elle se termine au plus vite, sans quoi ton souper chez tes parents tombait à l'eau - et c'était vraiment le cas. « Allons marcher, d'accord ? » encore une fois, le ton de ta voix se faisait des plus suppliants, tandis que tu le traînais de force à travers le bâtiment. Tu respirais de plus en plus calmement, tant que tu ne voyais, ni n'entendait ce qui se passait dehors. Il n'y avait d'ailleurs que ça qui t’intéressais, tu ne pensais presque à rien d'autre.

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MessageSujet: Re: [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma   Mar 29 Jan - 15:38

« Non mais c’est prouvé, Ayaka-san ! Les orages ne durent rarement plus qu’une petite demi-heure. » Je lui fis un large sourire, me voulant rassurant. Je n’avais jamais eu très peur des orages, étant même fasciner par ces éclats lumineux qui zébraient le ciel. Bon, en même temps, c’était énorme, ça déchirait le ciel en un bruit retentissant. Je ne pouvais que comprendre que certains se voyaient effrayés par ce phénomène qui nous dépassait. Je ne lui en voulais donc pas, d’avoir répondu un peu sèchement, le regard froid. Après tout, elle pleurait, elle tremblait. Je ne pouvais donc pas lui en vouloir. Je voulais simplement l’aider à ce qu’elle aille mieux. J’avais cru la rassurer, ainsi, en lui disant que l’orage finirait. Je me demandais surtout pourquoi était-elle sortie, seule, alors que de gros nuages menaçaient de déferler leur colère sur nous, banals humains. Je lui demanderai plus tard. Pour le moment, elle devait simplement se calmer. Je lui lançai donc mon sourire le plus rassurant tout en serrant sa main dans la mienne.

Voulant la rassurer, je lui mentionnai aussi qu’elle ne devait pas craindre la foudre si elle n’avait pas de parapluie. C’était logique. Le métal attire l’électricité. Et puis, elle est entourée de trucs beaucoup plus hauts que sa petite personne. Je secouai vivement la tête de gauche à droite, émettant un claquement de langue réprobateur. « Non, c’est impossible. La foudre va frapper les édifices autour de toi bien avant toi. Tu n’as rien à craindre. Et puis, maintenant, tu es en sécurité. Tu es dans un bâtiment, avec moi. Donc, tout va bien aller. » Voilà. C’était aussi simple que ça. Certains trouveraient que je tente de rassurer ainsi une pauvre gamine perdue et paniquée. Je n’aurais peut-être pas agis ainsi pour une fille qui m’était inconnue. À vrai dire, je n’aurais même pas cherché à aller la voir. Mais même de dos, j’avais reconnu la trainee. Donc, naturellement, j’ai été porté à aller la voir. Et puis, du peu que j’avais pu lui parler, elle me semblait sympathique. On se croisait souvent, s’échangeant quelques mots de politesse, sans plus. J’étais souvent avec Miaka. Une amie à moi. Ou peut-être plus qu’une amie. À vrai dire, je ne sais pas. C’est compliqué pour des enfants de tout juste onze ans de tout comprendre. Surtout les histoires de sentiments. Je suis sorti avec elle un total de deux ans, je crois. Sans que cela n’apporte quoique ce soit. Je la traitais plus comme une bonne amie. On se tapait dessus et riait ensemble. Aussi simple que cela. Si seulement je savais tous les problèmes que cette relation engendrait plus tard...

Un nouveau coup de tonnerre retentit. Je la sentis se crispé et porter ses mains à ses oreilles. Entraînant du même coup ma main. Je rigolai doucement. Oh, je ne me moquais pas d’elle. Beaucoup trop sympa pour faire quelque chose comme ça. Mais disons plus que la situation était marrante. Deux gamins, une assise sur un banc, l’autre en face d’elle, se cachant de l’orage et de la pluie torrentielle dans le centre d’achat qu’était Shibuya 109. N’importe quoi. C’était sûrement une mauvaise idée. Mais alors qu’elle tirait ma main pour m’entraîner je ne savais où, je ne pu que consentir. N’importe quoi. J’étais doué pour inventer des histoires, toutes plus farfelues les unes que les autres. « D’accord ! » Mieux valait l’éloigner de ces portes vitrées qui présentaient la rue trempée, les éclairs qui déchiraient le ciel et le bruit assourdissant qui nous parvenait aux oreilles. Je connaissais quand même assez bien le centre commercial. Même si bon, comme je ne venais pas de Tokyo, je n’y étais pas venu très très souvent. Je venais du Kansai, chose assez remarquable comme, lorsque j’étais fatigué ou bien énerver, mon accent se faisait très bien ressentir.

Souriant doucement, je l’entraînai un peu plus loin. J’avais envie de manger de la glace. Ce ne pouvait que nous faire du bien ! Même si bon, mon pull était détrempé, tout comme mes pantalons. Mes cheveux trempent me collaient au visage et je frissonnai légèrement car j’étais, effectivement, complètement trempe. Mais bon, j’aime manger de la glace. C’est toujours bon. Et, en tant que grand gourmant qui se respecte, je décidais donc de l’amener à la crémerie. « Bon, alors... Tu sais quoi ? Je veux créer une association de défense contre les cheveux ! » Le tout dit d’un ton parfaitement sérieux avec un léger sourire en coin. Elle allait sûrement me regarder en se demandant de quel asile je sortais, mais ce n’était pas grave. Elle voulait que je lui parle de n’importe quoi, donc voilà. « Tu sais, mes parents m’obligent toujours de me couper les cheveux. Mais eux, ils n’ont rien fait. Mes cheveux sont innocents. Ils ne demandent qu’à vivre, sans souffrance. Mais mes parents m’obligent à les couper ! Ils perdent une partie d’eux-mêmes ! Donc, je veux créer l’association de protection contre les cheveux innocents. Et je vais faire faire faillite aux coiffeurs. » Souriant toujours, je l’entraînai jusqu’à la crémerie. J’arrivai devant le comptoir et commandai deux glaces - tout en ayant prit la peine de savoir laquelle elle voulait - avant de payer et de repartir se balader dans le centre d’achat. Je n’avais rien de mieux à faire, de toute façon. Et puis, c’était sympa de marcher main dans la main avec la japonaise. Elle semblait s’être calmée. J’avais donc réussi ma mission ! « Tu veux être la co-présidente de l’association, dit ? »

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♥️ Some people need love. But I only need you

Loving you destroyed me. But I can't do anything else
There's always a certain line in a song that always remain in your thoughts, because it reminds you of a place, a moment or a person. Or her.
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MessageSujet: Re: [flashback] When the lightning is your enemy. ~ Fujiwara Kuma   Lun 4 Mar - 20:08

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Tu étais presque contente qu'il t'aies trouvé au fond, parce que tu n'aurais pas voulu être seule pour affronter la pire des phobies que tu pouvais posséder, celle-là et d'autres. La seule chose que tu souhaitais, c'était de t'éloigner de la porte. Tu voulais penser à autre chose, tu ne voulais plus les voir ni même les entendre, mais on ne peut pas rêver quand même. Tu marchais à ses côtés, mais la seule chose que tu entendais, c'était ses bruits désagréable, jusqu'à ce qu'il capte ton attention. Un association de défense contre les cheveux ? Tu fronças les sourcils en tournant la tête dans sa direction, ton visage devait très bien exprimé que tu ne comprenais absolument rien, mais quand même.

« Une quoi ? » avais-tu marmonner.

Tu n'étais pas certaine d'avoir entendu la bonne chose, alors tu allais le faire répéter et si ça n'était pas ça, tu te mettrais à rire bêtement en t'excusant de n'avoir rien compris. Lorsqu'il répéta les mots que tu avais entendu, un sourire apparut sur tes lèvres, puis son argument réussit à te faire rire un peu tandis que tu secouais légèrement la tête de gauche à droite. Il était vraiment idiot lorsqu'il s'y mettait au fond, défendre de pauvre cheveux sans défense était sa nouvelle devise semblerait-il. Tu le suivais en réfléchissant à ce qu'il venait de dire, puis vous arrêtiez devant un comptoir. De la glace ? Tu relevas les yeux dans sa direction et haussai les épaules en lui donnant ta saveur préféré. Voyons ! Tu n'allais quand même pas dire non à de la glace, ça ne pouvait que te réconforter ce genre d'attention de sa part, c'était gentil. En serrant doucement sa main dans la tienne, tu mangeais silencieusement ta glace - qui était affreusement froide d'ailleurs.

« Ce n'est pas une bête idée quand même, je dois l'avouer .. » commença-tu alors qu'il venait de te demander d'être la co-présidente, ce qui t'avait même arracher un nouveau sourire.

Il réussissait à te changer les idées sans même que tu ne t'en rendes compte, mais lorsque vous devriez ressortir à l'extérieur, le même manège reviendrait, mais tu n'y pensais même pas.

« Sauf que .. Je me vois très mal expliquer à mes parents pourquoi je refuse maintenant de me faire couper les cheveux, surtout qu'ils poussent vraiment trop vite.. J'en aurais aux chevilles d'ici deux ans, t'imagine ? »

Tu penchas doucement la tête sur le côté avant de rigoler un peu, pensive. Ça n'était pas si mal finalement de passer un peu de temps en sa compagnie, ça te faisait même revenir un peu la gamine que tu étais au fond.

« On pourrait même me prendre pour Raiponce ! T'imagines, un peu ? » dis-tu, presque convainquante.

Tes cheveux ne poussaient pas aussi vite quand même, mais ça ressemblait presque à ça. En marchant dans le centre-commercial, tu aperçus quelques boutiques de vêtements dans lesquelles tu devrais t'arrêter un jour, mais ça n'était pas le moment pour ça. Kuma était un garçon et on ne fait pas de shopping avec eux, c'est désagréable et ils s'impatientent toujours, c'est ce que maman passe son temps à te dire, tu l'as d'ailleurs bien compris.

« J'accepte à condition d'avoir le droit de couper les pointes, d'accord ? » que tu lui proposes comme marcher.

D'ailleurs, la pointe des cheveux doit régulièrement être coupé, ce sont les cheveux morts et cassés qui s'y retrouve, c'est comme faire le ménage des repousses dans le jardin, maman le fait toujours, alors c'est la même chose pour tes cheveux qu'elle t'as dit. Tu prends un bouchée de ta glace, juste avant de penser que tu dois vraiment faire pencher la balance de ton côté si tu souhaites que ton marcher soit accepté. Tu penches alors doucement la tête sur le côté en faisant l'air le plus mignon que tu peux en le regardant.

« S'il te plait, Kuuuuuumaaa ?! » demandas-tu en lui faisant le sourire le plus adorable possible.

Il ne peut quand même pas dire non à ce magnifique spectacle. Du moins, c'est ce que tu souhaites silencieusement.

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