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 [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily

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Indies Japan

My little secrets
MessageSujet: [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily   Lun 5 Nov - 7:39


Back to November 2011

22 novembre. Tu reçois toujours un million d'appels, mais tu n'as jamais la tête à la fête, tu te contentes toujours d'un petit souper d'anniversaire avec tes grand-parents maternels que tu n'as jamais cesser de voir. Ils ne vivent pas assez proche pour que tu puisses t'y rendre à pied comme tu faisais jadis pour aller jusqu'à chez tes parents, mais ils ne sont pas assez loin pour t'empêcher d'aller chez eux quand tu le souhaites. Aujourd'hui, n'est pas une journée comme les autres. Tu ouvres les yeux et tu ne sautes pas de joie, tu ne te dis pas que c'est ta fête. Au mieux, tu aurais presque souhaité l'oublier et que personne n'y pense. Cependant c'est loin d'être le cas et tu ne sais même pas ce qui t'attends encore. La seule chose qui traînait dans ta tête était que ta mère ne serait pas avec toi pour la deuxième année consécutive, que ta fête avait toujours un goût amer depuis qu'elle était partie. « Mais la fermes, toi ! » Tu grognas silencieusement en étirant ton bras sous la couette pour aller frapper brusquement sur ton réveil-matin pour qu'il la ferme une bonne fois pour toute, ça faisait quand même trois fois que tu appuyais sur le bouton pour l'éteindre. Tu t'étends sur le dos et sors finalement ta tête de sous la couette pour fixer le plafond en lâchant un soupire. Habituellement, les cadeaux de ton père finissent à la poubelle ou bien dans les mains de quelqu'un d'autre que tu connais ; oui, tu refiles à peu près tout ce qu'il ose te payer pour acheter la paix et ce, depuis ta naissance, mais ses cadeaux n'ont maintenant plus de valeur à tes yeux. Ils valent exactement ce que lui vaux dans ta tête, c'est à dire pas grand chose.

03 novembre. Assise à la table de la cuisine chez ton père, tu regardes la décoration qui avait changé depuis la dernière fois ou tu as mis les pieds dans cet endroit. Tu avais lâché un soupire et t'étais retourné pour aller jusqu'au frigo et t'arrêter devant, comme si tu n'avais plus le droit de l'ouvrir maintenant, comme si cette maison n'était plus la tienne. Tu l'ouvris quand même et attrapa un soda avant de revenir t'asseoir à la table en te demandant sérieusement ce que tu faisais là. Il t'avait convié à son bureau, mais tu l'avais envoyé boulé en lui disant que s'il voulait te voir, c'était chez vous et pas dans son bureau casé entre deux rendez-vous. Oui, tu étais très malcommode dès qu'il s'agissait de ton géniteur. Tu ne lui laissais jamais une chance de se rattraper, parce que tu connaissais la vérité qu'il n'avait pas voulu te dire, il t'avait toujours caché qu'au fond, ta mère avait mit fin à sa vie dans un dernier élan de désespoir face aux mensonges de ton paternel. Non, il avait caché ça à tous le monde, mais tu savais. Il te dégoûtais maintenant et encore plus depuis que l'heure du rendez-vous fixé était passé. Tu ne savais pas pourquoi, mais tu restais là à attendre sagement qu'il arrive. Peut-être parce que tu espérais croiser sa maîtresse, qui était même sa fiancé maintenant, tu espérais la voir pour lui faire comprendre qu'elle avait gâché ta vie. D'un simple regard, elle pourrait comprendre tous les sous-entendus de ta tête. La porte claqua et tu entendais des pas s'approcher de la pièce où tu étais. C'était lui. Tu pouvais reconnaître le bruit de ses souliers parmi des millions d'autre tellement tu l'avais entendu rentrer tard et essayer de ne pas faire de bruit. Il arriva dans la cuisine et déposa sa mallette sur le sol. « Je suis d... » « Pas la peine de t'excuser, on s'habitue à la longue. » dis-tu alors qu'il soupira, un long soupire plein de sous-entendu. Tu te fichais bien qu'il soit exaspéré par ton comportement, parce que tu avais été désespéré du sien pendant de longue année, c'était un juste retour des choses. « Dis-moi ce que tu veux, qu'on termine cette discussion rapidement. Comme ça, tu retourneras à ton cher boulot retrouver ta belle et je pourrai retourner à ma vie. » que tu lui craches au visage en levant finalement les yeux dans sa direction. Il ne te trouve pas juste et ça se voit dans son visage, mais il est mieux de rien dire. Il sait très bien que s'il dis quoi que ce soit, tu trouveras quelque chose à lui reprocher et que tu auras raison. Il se retourna et alla chercher sa mallette alors que tu buvais une gorgée de ton soda, après tu croisas les bras sur ton ventre en te demandant vraiment ce qu'il te voulait cette fois-là. Si c'était pour que tu reviennes vivre à la « maison » avec lui, c'était un non assuré et il le savait très bien. Il n'aurait quand même pas perdu autant de temps simplement pour ça, hein ? Il connaissait trop bien tes réponses, il voulait te dire quelque chose qui ne te plairais pas, tu le sentais. « Je t'ai acheté un beau cadeau de fête, ma princesse. Je crois que tu vas aimer. » qu'il te dit alors que tu serres les dents pour ne pas lui crier dessus que tu n'es plus une princesse depuis déjà trop longtemps et que tu n'es d'ailleurs pas sa propriété. Tu prends une grande inspiration alors qu'il sort des papiers de sa valise ainsi qu'une grande enveloppe jaune. Tu te demanda même s'il t'avait vraiment fait faire tous le chemin comme ça, simplement pour ton cadeau de fête. « C'est sympa, mais tu aurais pu faire comme l'année dernière et l'envoyer par la poste jusqu'à l'agence, ils me l'auraient transmit. » dis-tu en repoussant la chaise sur laquelle tu t'étais assise trop longtemps pour ce qu'il avait à te dire. Il tendait l'enveloppe dans ta direction avec ce sourire, comme s'il n'avait pas entendu ta remarque. Il la prends et la met sur la table avant de mettre ton manteau, parce qu'il commence à faire vachement froid dehors quand même et comme tu dois rentrer à pieds, tu n'as pas envie d'attraper froid. « Tu ne l'ouvres pas ? » Tu avais les yeux braqués sur le papier jaune, mais tu ne bougeais toujours pas. Tu n'avais pas envie de savoir s'il t'avais fais de beaux dessins, parce que c'était ça dans ta tête, des conneries. Tu pris ton cadeau dans tes mains avant de l'ouvrir et de froncer les sourcils. Tu sortis de là, deux billets d'avion, mais tu n'eus pas le temps de regarder l'endroit de destination, parce que tu n'allais certainement pas aller en voyage avec ton père. S'il pensait ça, il se foutait le doigt dans l'oeil le pauvre. Tu fronças les sourcils et leva la tête dans sa direction. « Non, merci. Je n'ai pas tellement envie de faire un voyage en ta présence. » dis-tu dans un soupire en lui tendant les deux billets, tu n'as toujours pas pris le temps de regarder la destination, parce que tu t'en fous. « Tu y vas avec qui tu veux. Une amie, un petit copain .. Toutes dépenses payés, hôtel cinq étoiles. » qu'il te dis alors que tu baisses les yeux vers les billets. Paris - France. What ? Tu restas bouche-bée durant quelques secondes avant de lever les yeux vers lui. « Merci » dis-tu simplement avant de remettre le contenu dans sa pochette et de te diriger vers la porte sans une bise ou n'importe quoi de semblable, mais il savait que ça se passerait comme ça. Il te laisse partir sans même te demander s'il peut aller te reconduire jusqu'à l'agence, parce qu'il commence à comprendre que tu n'as pas envie de passer une seule seconde en sa compagnie.

22 novembre. Tu ouvres les yeux sur ton plafond après t'être remémoré cette journée, celle où tu avais été tellement perdu. Tu avais eu envie de jeter son cadeau dans une marre d'eau avant de le déchiqueter en petits morceaux, mais tu l'avais plutôt bien rangé dans ta table de nuit caché en dessous de tous les trucs que tu mettais là. Tu lâchas un nouveau soupire avant de pousser tes couvertures sur le côté pour t'asseoir dans ce lit qui était le tien. Tu regardas dans le lit voisin et le retrouvai vide, comme d'habitude. Il faut avouer que tu venais encore une fois d'ouvrir les deux à onze heures dépassés. Ça faisais quelques jours déjà que tu dépendais un peu plus du confort de ton lit, mais ça ne t'empêchais pas d'aller t’entraîner très dur. Tu enfilas tes pantoufles et attrapa les deux billets d'avions et les papiers de l'hôtel où ton père avait déjà réservé et payé la chambre - suite aurait été plus approprié pour décrire cette pièce - plus une carte de crédit. Il était pathétique, il t'énervait, mais tu finissais toujours par te demander pourquoi tu n'abusais simplement pas de ses cadeaux à fond comme le ferait n'importe qui de normal. Tu te rendis jusqu'à la cuisine avec ton air maussade du levé et t'arrêtai en face de Lily. Tu lâchas un soupire et « lança » tout ce que tu avais traîné jusque là devant elle, sur la table. « Tu as envie d'une semaine à Paris ? » que tu lâchais dans un soupire. N'importe qui aurait sauté de joie, tu t'y amuserais sans aucun doute, mais tu venais de te réveiller et il fallait encore que tu te fasses à l'idée que c'était le voyage qui était bien et non le cadeau, bref. Tu te laissas tomber dans une des chaises qui était autour de la table et tu accotas tes coudes sur la table. Mal élevé, toi ? Jamais voyons.

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MessageSujet: Re: [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily   Sam 10 Nov - 0:01

« Someday, I will find my way back to where your name is written in the sand~ » Une voix douce et étouffée s’élève provenant de la cuisine du côté des dortoirs des filles. A cette heure-ci, la brunette est seule et tranquille pour répéter. Elle ne veut pas réveiller sa petite femme qui dort non loin. Certes, la guitariste a tendance à dormir profondément. Il lui est un jour arrivé de se casser la figure sur des cartons qui n’avaient rien à faire là, de faire un bruit de tremblement de terre et de ne pas réveiller son amie, donc ce n’est pas les doux accords de sa basse et la chanson murmurée qui vont la réveiller. Surtout que la basse n’est pas branchée. Elle s’est dit que, comme aujourd’hui était un jour de relâche, elle pourrait peut-être embarquer sa meilleure amie dans une virée shopping. Quelque chose comme ça. Un truc pour lui faire plaisir et lui offrir son cadeau d’anniversaire. Toujours aussi douée et altruiste, la bassiste des Girls’ Pop Factory ne sait jamais qu’offrir à qui. La pauvre Ayaka a l’habitude de recevoir un cadeau de sa leader en retard. Très en retard. Et puis tout le monde sait que Lily est tellement démonstrative que se jeter dans les bras de l’autre fille dès son réveil le jour de son anniversaire, ce n’est vraiment pas du tout le genre de la maison. Elle serait plutôt du genre à le lui souhaiter sobrement, ou en privé quand elles ne sont que toutes les deux.

Par exemple cette année, elle s’était faufilée dans son lit au beau milieu de la nuit, la réveillant en douceur pour ne pas attirer l’attention des autres indies dormant déjà dans le dortoir et lui avait fait pleins de câlins pour le lui souhaiter. Le lendemain matin, il aurait semblé que rien de tout cela ne s’était passé. De toute façon, Ayaka n’a jamais semblé aimer qu’on le lui fête et ça, la brune l’a très vite compris. Parce que malgré les apparences, les deux jeunes femmes sont très similaires. Justement, voilà que la porte des dortoirs claque doucement et Lily sait que c’est elle. Depuis quelques temps, c’est fou ce qu’elle peut dormir cette feignasse. Un petit sourire étire ses lèvres mais disparaît avant qu’elle entre dans la cuisine. Et voilà, en plus elle a l’air de mauvais poil. Intérieurement, Lily se demande comment elle peut tant aimer cette teigne. Et puis tout de suite après, elle se dit qu’elle n’est pas mieux de toute façon. Alors elle ne lève pas la tête, sachant qu’Ayaka ne considèrera pas ça comme de l’impolitesse. Elle-même ne la salue pas. Le matin, mieux vaut la laisser se réveiller tranquillement avant de lui parler. Lily, c’est le café qu’il lui faut. Avant, interdiction de lui parler. Il lui est déjà arrivé de méchamment envoyer promener les membres du groupe ou toute autre personne venant la déranger. Mais là, il est onze heures, Lily est parfaitement réveillée et calme, et il était temps que la marmotte se lève.

Se plantant devant sa leader, elle jette quelque chose sur la table. Une enveloppe. Lily hausse un sourcil, intriguée, et pose une main sur les cordes de sa basse pour en étouffer lentement la mélodie. Puis, elle prend l’enveloppe. « Tu as envie d'une semaine à Paris ? » What the fuck ? Paris ? Ah ouais, comme ça, d’un coup ? Après avoir retourné l’enveloppe dans tous les sens, elle finit par l’ouvrir pour tomber nez à nez avec deux billets d’avion. Dire qu’elle croyait qu’Ayaka avait un coup dans le nez dès le matin. Là, elle se demande s’il n’y a pas eu une fuite de gaz dans la nuit qui leur aura donné des hallucinations collectives. En plus, elle ose le lui demander d’un ton si désintéressé. Mais putain oui, oui elle rêve d’une semaine à Paris, bon sang ! Il lui faut beaucoup prendre sur elle pour ne pas réagir trop violemment. Elle se contente donc simplement de poser les billets sur la table. « Cadeau du vieux ? » demande-t-elle de sa voix trainante. Comme toujours, elle ne montre pas beaucoup de respect pour les autres, quand bien même il s’agit là du père de sa meilleure amie. Elle arrive encore à voir les dates inscrites sur les billes. « T’as conscience que le vol décolle ce soir à 18h ? » s’enquiert-elle nonchalamment, comme si elle lui demandait l’heure. A l’intérieur, elle jubile. Elle va partir à Paris. PARIS. Avec sa meilleure amie. Seules. Il y aurait de quoi faire un malaise. Finalement, elle pose le coude sur le flanc de la basse et ajoute, avec un petit sourire taquin : « J’espère que t’as prévenu l’agence, hm.

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MessageSujet: Re: [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily   Sam 10 Nov - 5:48


Tu n'étais pas de bonne humeur et ça devait se voir. Ton anniversaire était, depuis la mort de ta mère, une journée peu agréable à tes yeux. Tu n'y voyais d'ailleurs pas d'utilité, c'était une journée comme les autres où tu semblais prendre un année supplémentaire en maturité, une année que tu ajoutais à celles que tu comptais depuis qu'elle était partie. Tu essayais de penser à autre chose, mais c'était comme ça. Tu savais que bientôt, tu irais sur sa tombe où tu allais pleurer toutes les larmes que pouvait contenir ton corps. Tu savais que bientôt, tu t'endormirais dehors à bout de force au pied de sa pierre tombale, la seule chose qui te reste d'elle. Alors non, tu n'étais pas nécessairement de bonne humeur et ton père t'avait mené la vie dure depuis quelques semaines. Tu ne savais pas trop ce qu'il avait, ni même ce qu'il voulait, mais ses appels te tapaient royalement sur les nerfs et sa présence aussi, alors tu évitais de retourner chez toi, tu ne retournais pas ses appels et encore moins ses messages. Tu n'étais pas sadomasochiste quand même, tu n'allais pas te faire chier volontairement avec quelqu'un qui passait son temps à essayer de t'acheter avec des cadeaux. Tu t'étais laissé tombé assise en demandant d'un ton assez neutre à ta meilleure amie si elle avait envie d'une semaine à Paris. Tu savais très bien que ça lui ferait plaisir et c'était peut-être même pour cette unique raison que tu avais gardé ce cadeau empoisonné de ton paternel. « Cadeau du vieux ? » Tu levas les bras dans les airs et lâcha un soupire avant d'accoter ta tête contre la table qui se trouvais juste devant toi. « N'en rajoute pas, ok ? Je regrette déjà que d'avoir garder ce cadeau. » Ton père était le pire des connards et tu le détestais, bien qu'il avait toujours tenté de te faire sentir qu'il t'aimait, ça n'avait jamais fonctionné et tu avais pensé être sa seule enfant durant longtemps, semblerait-il que vous étiez deux, hein. « T’as conscience que le vol décolle ce soir à 18h ? » que tu entendais alors que tu venais de te lever de la chaise sur laquelle tu t'étais laissé mollement tomber. Bien sûr que ... Tu ne t'en souvenais plus, mais c'était si grave que cela ? Bon, il fallait aller faire quelques bagages rapides, mais rien de plus pressant. « Hm-m. » marmonnas-tu en penchant ta tête dans le frigo pour en sortir une cruche de jus d'orange fraîchement pressé. Tu n'avais pas tellement envie d'en mettre plus que cela, tu allais partir à Paris accompagné de ta meilleure amie, il n'y avait rien d'autre à dire. Un sourire apparut finalement sur tes lèvres alors que tu versais du jus dans un verre, tu avais envie de lui dire « et puis ? Il nous reste encore six heures pour se préparer » mais tu savais à quel point elle devait être excité en dedans.

« J’espère que t’as prévenu l’agence, hm. » Tu tournas à nouveau la tête vers elle en fronçant les sourcils, laissant tomber au passage ton sourire. Ce qu'elle pouvait t'amuser cette Lily. Tu haussas simplement les épaules, l'air de dire que tu t'en fichais. « Est-ce que j'ai la tête d'une fille qui a prévenu qui que ce soit ? » ajoutas-tu alors que tu prenais une gorgée du liquide que tu venais tout juste de verser. « T'en fais pas. Si mon père m'offre ça, c'est qu'il s'est lui-même chargé de l'agence, ne doute pas de ses capacités à penser à tout. » Tout était un bien grand mot et tu en pris conscience seulement après l'avoir prononcé. Il n'avait jamais pensé à toi avant, mais tu lui en tenais bien rigueur. Il n'avait qu'à pas faire le con que tu te disais toujours. Tu affichas finalement un de tes plus beaux sourires en tournant les yeux vers ton amie. « Si tu ne veux pas y aller, tu n'as qu'à le dire, hein .. Tu n'as pas l'air particulièrement heureuse .. Je peux aller les foutre à la poubelle. » que tu disais en prenant l'enveloppe et les billets au passage dans tes mains avant de te lever et de prendre la direction de la dite poubelle. Tu t'arrêta finalement juste en face et l'ouvrit en levant les yeux vers les billets que tu tenais toujours dans tes mains. Tu avais envie de la faire réagir, parce que tu étais heureuse au fond de passer du temps avec elle, dans un autre pays que le vôtre. Ça allait vous faire changer d'air et tu profiterais au maximum de la carte donné par ton père. Tu pouvais acheter ce que tu voulais et ton amie aussi qu'il avait dit, alors autant profiter de lui. Quand elle te fis une réaction que tu souhaitais voir, tu fermas la poubelle avec un sourire. « Allez ! Je suis certaine que tu dois foutre un million de truc dans ta valise, mais n'en emporte pas trop ! Je t'en supplie. Je déteste les aéroports ! » que tu disais en connaissance de cause. Vous devriez partir dans moins de cinq heures - peut-être davantage même - si vous vouliez avoir le temps dans l'aéroport et puis, vous rendre à l'avion. Première classe, il te faisait chier avec ses cadeaux trop beaux. Tu n'étais pas matérialiste. Ok, peut-être un peu, mais ça ne se voyait presque pas. PRESQUE.

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MessageSujet: Re: [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily   Sam 15 Déc - 8:19

L’attitude d’Ayaka donne envie à Lily de se lever et de lui mettre des claques. Ouais, on part une semaine à Paris, la plus belle ville du monde. En première classe, oui, oui. C’est un cadeau de mon richissime de père, mais pas de quoi en faire tout un plat. Et si elle lui dévissait la tête ? Ce n’est pas faute d’en avoir envie, mais elle aime trop son job pour le perdre à cause d’un meurtre. On ne sait jamais, pour un peu qu’on découvre la tête d’Ayaka dans le congélateur. Lily est comme ça. Elle rumine, enrage et peste intérieurement mais d’un autre côté, elle voudrait se jeter sur elle pour l’embrasser parce que la guitariste ne se rend pas compte du cadeau qu’elle lui fait là. Mais tant pis, qu’elle reste dans l’ignorance ! Elle ne saura jamais tout le bien que Lily pense d’elle. « Est-ce que j'ai la tête d'une fille qui a prévenu qui que ce soit ? » Aucun risque. Effectivement, Ayaka n’est pas ce que l’on pourrait appeler prévoyante. Ça tombe bien – ou pas – car Lily non plus, exception faite pour le groupe. Quand ça touche au groupe, Lily note tout dans un coin de sa mémoire. Par contre, quand c’est le reste… Sans répondre, elle hausse les épaules et se remet à effleurer doucement les cordes de la basse tandis que sa meilleure amie sirote sa boisson du matin. « … ne doute pas de ses capacités à penser à tout. » A ce moment-là, un sourire apparaît sur les lèvres de la leader. Il pense à tout mais n’a pas pensé à elle depuis des lustres ? Elle est peu convaincante, aujourd’hui, surtout en s’adressant à Lily.

Et puis, quand Ayaka se tourne vers elle avec le sourire, c’est celui de Lily qui disparait. Elle ne sourit jamais comme ça dès le matin ou, si elle le fait, c’est qu’elle a quelque chose derrière la tête. La jeune femme plisse les yeux d’un air menaçant, la prévenant sans un mot de ne pas faire de connerie. « Si tu ne veux pas y aller, tu n'as qu'à le dire, hein .. Tu n'as pas l'air particulièrement heureuse .. Je peux aller les foutre à la poubelle. » Pour éviter les conneries, c’est raté. Maintenant il faut les rattraper. C’est avec une once de désespoir dans les yeux que Lily regarde sa meilleure amie, au ralenti, attraper les billets et s’éloigner vers la poubelle, éloignant par là-même Lily de son rêve. Ni une ni deux, cette dernière se lève d’un bond, sans lâcher sa basse et se rue sur sa meilleure amie pour s’interposer entre la poubelle et elle. Survient ensuite cette scène particulièrement ridicule dans laquelle Lily se tient de toute sa hauteur devant Ayaka, les bras écartés. Il ne manquerait plus qu’elle jette son rêve là. Ayaka finirait sans doute au fond des égouts, étrangement noyée. Alors, on ne sait toujours pas ce qui est passé par la tête de Lily, alors qu’elle se tenait devant sa meilleure amie, quand elle s’est exclamée « You shall not pass! » Quand elle se rend compte de ses mots, un soudain silence s’installe peu avant qu’elle éclate de rire. Elle ne saura jamais ce qui lui est passé par la tête, à vrai dire, car Ayaka se déride elle aussi et laisse retomber le couvercle de la poubelle. Ouf, sauvé.

« Allez ! Je suis certaine que tu dois foutre un million de truc dans ta valise, mais n'en emporte pas trop ! Je t'en supplie. Je déteste les aéroports ! » Sans pouvoir se retenir, cette fois, Lily sautille de joie en couinant. Elle va partir à Paris. A Paris ! Avec sa meilleure amie qui plus est. Lily se rue dans sa chambre et quelques longues heures plus tard – après un voyage en avion ponctué de cris de bébé – elles ont atterri à Paris. Une fois leurs bagages en main, Lily se précipite hors de l’aéroport avec des yeux émerveillés. Elles arrivent en plein jour et, contrairement à Tokyo, il fait un temps splendide. « C’est beau… » murmure-t-elle en serrant la main de sa meilleure amie dans la sienne. Être ici avec elle est sans doute le plus beau cadeau qu’on lui ait jamais fait. Puis, elle pose ses affaires à leurs pieds et se retourne, prenant tout doucement Ayaka dans ses bras. « Happy birthday, Ayaka-chan. » chuchote-t-elle. C’est bien la première fois qu’elle la prend dans ses bras de la sorte. Ni l’une ni l’autre n’aime ce genre d’effusions affectives, d’ordinaire, mais là, c’est spécial. Personne pour les reconnaître. Elles ne sont attendues nulle part. Au bout de quelques secondes, Lily s’écarte et l’attrape par le bras avant de récupérer ses valises. Le trajet est long jusqu’à l’hôtel se trouvant à l’autre bout de la capitale, dans le centre-ville. Mais pendant le voyage en taxi, la bassiste garde le nez collé à la vitre pour n’en manquer aucune miette.

Dans un coin de sa tête, elle a l’impression qu’Ayaka est encore un peu énervée contre son père à cause de ce cadeau trop beau, comme elle le dirait. Mais maintenant, il est trop tard pour se lamenter. Elles y sont donc il n’y a qu’à profiter. En plus, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. L’hôtel est magnifique. Style années 20, un peu avant-gardiste. Tout ce fond dans le décor parisien. Sauf l’entrée majestueuse par laquelle elles passent. Lily reste sans voix devant l’immensité du hall. Ça lui fait presque mal aux yeux. A l’accueil, on leur souhaite la bienvenue en anglais de sorte que tout le monde se comprenne. Elles récupèrent la clé de leur chambre – pardon, leur suite – et s’engagent dans l’ascenseur. La chambre est aussi grande que les dortoirs de l’ASE, mais il y a aussi un salon, une salle de bain avec une baignoire à remous qui donne tout de suite envie à la leader, une petite cuisine et un grand balcon caché par les rideaux tirés. Exténuée, Lily laisse ses valises dans un coin de l’entrée et va s’affaler sur le lit en poussant un grognement de soulagement. « J’en peux plus. »

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MessageSujet: Re: [flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily   Lun 17 Déc - 19:14


Combien de fois tu avais pensé à jeter le cadeau de ton père, depuis qu'il te l'avait offert ? Tu ne pouvais même plus compter, mais tu t'en foutais puisque ta meilleure amie semblait tellement heureuse de faire ce voyage. Tu doutais que ça n'avait aucun rapport avec ta présence, mais si elle était heureuse, tu l'étais aussi. Tu lui dit finalement d'aller se préparer, parce que tu savais que ça prendrait une éternité et que vous n'aviez pas spécialement le temps de glander. Séparés, vous aviez préparé chacune votre propre valise. Finalement, vous étiez embarquer dans l'avion sans problème et vous étiez rendu jusqu'a là-bas, où tu fus agréablement surprise de la splendeur du pays. Tu étais déjà venu, mais tu étais beaucoup trop petite pour te rendre compte de quoi que ce soit. Tu suivais Lily de peine et de misère tellement elle était exité à l'envie de tout voir, elle sauta presque hors de l'aéroport, tandis que tu regardais autour pour trouver le chauffeur de ton père, mais il n'y était pas. Dommage que tu te dis tandis que tu entendis le « C’est beau… » de ta meilleure amie, auquel tu te contentas d'acquiescer avec un sourire. Elle ne méritait pas que tu fasses la gueule pendant toute la semaine, et décidément, ce voyage était une bonne idée - c'était d'ailleurs ce qui te dérangeais. Tu aimais le cadeau de ton père, mais tu ne lui dirais pas, par fierté. Tu regardais droit devant toi, tes valises à tes pieds, en cherchant du regard le chauffeur qui allait vous guider jusqu'à l'hôtel ou vous alliez loger quand ta meilleure amie te prit dans ses bras pour te serrer et te souhaiter « Happy birthday, Ayaka-chan. » Tu soupiras et accota ta tête contre son épaule pour la serrer un peu à ton tour, avec un sourire finalement. « Merci » que tu dis tandis qu'elle se décollait déjà de toi, elle sentait très bon. Tu te dis qu'il faudrait vraiment que tu lui demandes c'était quoi son parfum, encore une fois, parce qu'elle te l'avait déjà dit. Tu te fais attraper par le bras et tirer vers les taxis présent, ils savent que c'est un bel endroit pour se faire un maximum d'argent, sans doute que si tu aurais été chauffeuse, tu aurais choisit un tel endroit. Bref, vous embarquez dans la voiture et commencez à parcourir la ville. Décidement, Paris était vraiment l'une des plus belles villes que tu avais visité, semblerait-il que ta meilleure amie en soit une cause considérable. Tu crois que si tu aurais fais le voyage avec quelqu'un d'autre, le voyage n'aurait pas été aussi sympa, aussi bien.

Au bout de quelques dizaines de minutes, vous arrivez devant l'hôtel et tu rages encore un peu contre ton père. Il avait vraiment décidé de t'en mettre plein la vue cette fois, il avait décidé de se faire pardonner semblerait-il, mais ça n'était pas une semaine à Paris qui changerait ta façon de le voir, à force, peut-être comprendrait-il, peut-être arrêterait-il, peut-être t'abandonnerait-il. Tu n'en savais bien, mais tu allais presque jusqu'à le souhaiter, juste pour qu'il te foutte un peu la paix. Vous êtes finalement entré dans l'hotel pour récupérer la clef de votre chambre, puis êtes montés directement vers celle-ci avec quelqu'un qui vous guidait et avait pris la presque totalité de vos bagages. L'homme laissa les valises devant la porte et vous les aviez pris en entrant dans celle-ci. Automatiquement, tu te stoppes devant la porte en te grattant la tête. Un bref soupire quitte par l'espace entre tes lèvres et tu secoues négativement la tête. Il était con, ton père. Tu entras en abandonnant tes valises quelque part et tu fis le tour de l'appartement - enfin, c'était presque ça - dans lequel vous étiez. Tu revins vers la jeune femme, qui s'était déjà lancé dans le lit. « J’en peux plus. » Tu grognas silencieusement et t'arrêtas à ses côtés, elle n'allait quand même pas se coucher comme ça à peine étiez-vous arrivé ? « Heho ! » que tu avais dis en te lançant à côté d'elle. Tu la regardais avec un sourire au coin des lèvres, tu étais aussi crevé qu'elle, mais tu n'avais pas particulièrement envie d'aller te coucher déjà. « Tu rigoles, hein ? Tu ne veux pas déjà te coucher ? Voyons, Lily ! ON EST À PAAAAAAAAAARIS ! » dis-tu en te mettant debout sur le lit pour sauter, juste à côté d'elle. Tu pensas que tu pourrais même lui finir par lui donner la nausée si tu continuais à ce rythme là, donc tu te laissas carrément tomber en indien. « On se bouge ? En plus, il fait beau dehors ?! À moins que tu préfères qu'on y aille seulement demain ? » demandas-tu en souriant en coin. Tu ne savais pas spécialement ce qu'elle pensait de ça, mais dans l'une ou l'autre des situations, tu serais gagnante. Tu étais fatiguée, mais tu avais envie de voir un peu ce qui se trouvait autour. De votre fenêtre, vous pouviez voir la tour, elle n'était pas très loin d'où vous étiez, tu espérais qu'elle ne dérange pas votre sommeil quand même, ç'aurait été trop chiant.

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[flashback] One week in Paris, it's not enough. ~ Yokuda Lily

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