Behind Closed Doors
2018 coucou les BCDiens ! J'ai vu que certains d'entre vous revenaient voir de temps en temps notre bon vieux forum, alors je me suis dit que j'allais vous faire un petit coucou.
J'espère que tout le monde va bien et que tout se passe bien dans votre vie ! ♡
J'vous aime fort et j'pense souvent à vous ! — Mizuki ❤️

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 //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong

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GoldStar | Admin & Idole

My little secrets
MessageSujet: //+16\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Dim 19 Aoû - 19:15

Ton état en ce moment était plus que lamentable. Il n’y avait même pas de mot pour décrire la souffrance que tu ressentais. Elle était partie. Définitivement. Sans retour possible. Et elle était partie avec une partie de toi-même, dont ton cœur. Tu n’aurais jamais imaginé que votre relation puisse se détruire si... Facilement. Tu étais complètement à terre. Guo Ai Lin, c’était le nom de celle que tu aurais cru épouser, de celle qui partageait ta vie, de celle avec qui tu envisageais finir tes jours. Vous aviez bâtit quelque chose de solide, en quatre ans, quelque chose que tu croyais invincible. Et en quelques secondes, elle avait tout détruit pour finalement te laisser seul. Tu avais mal, terriblement mal. C’était tellement inattendu que tu n’avais sut comment réagir. Tu avais resté silencieux alors qu’elle annonçait son départ et votre rupture. Tu n’avais pu retenir tes larmes, tu avais pleuré devant elle, tu l’avais supplié. Mais elle était partie, te laissant derrière-elle. Te laissant vide, complètement. Tu ne pouvais même pas t’imaginer vivre sans elle. Et pourtant, c’était maintenant le cas. Tu ne t’étais jamais senti aussi seul que depuis ce jour. Ce jour où elle t’avait laissé. Depuis... Il faut se l’avouer, tu t’en sors mal. Tu as commencé à sortir, à rencontrer d’autres filles, à boire jusqu’à ramper au sol, à draguer, à mettre des filles dans ton lit. Pourquoi tout ça ? Tu essaies de l’oublier, de la remplacer. Dans ton cœur, ce ne sera sûrement jamais possible. Elle avait été tellement importante que tu doutais vraiment que tu puisses aimer une autre fille autant qu’elle. Mais, avec l’alcool, cela donnait un moment de répit à ta tête, te donnait la chance d’oublier le plus douloureux. Son visage, que tu voyais n’importe où, ce sourire qu’elle t’avait adressé si souvent, elle, tout simplement. Et si tu n’étais pas saoul à trainer quelque part, tu allais te tuer à la danse, le seul autre moyen pour oublier. Tu ne mangeais presque plus, dormais qu’une heure environ part nuit et t’entrainais jusqu’à t’effondrer au sol. Tu allais te tuer, si tu continuais ainsi. Même si, en fait, c’était sûrement ce que tu attendais.

Ce soir-là n’échappait pas à la règle. Quoique, plutôt que de sortir, tu avais amené ta bouteille de fort dans la salle d’entrainement. La musique dans le tapis, tu pratiquais inlassablement la même chorégraphie. Et entre chaque essaie, tu buvais. Avec la fatigue et l’estomac vide, cela prit peu de temps avant que les effets ce fasse sentir. Tes mouvements étaient moins coordonnés, tu avais de plus en plus de difficulté à te mouvoir. Mais tu continuais, encore, sans t’arrêter. Parce que, tu savais ce qui allait se passer si tu t’arrêtais. Tu allais penser à elle. Et ça, tu ne le voulais pas. Cela faisait déjà trois semaines qu’elle était partie. Trois semaines que tu rentrais tous les soirs dans l’appartement de ton groupe saoul, avant de te laisser tomber sur un sofa. Les membres de ton groupe ne savaient plus quoi faire pour t’aider. Tu ne voulais rien entendre, tu te coupais des autres, tu refusais de les écouter. Tu te sentais minable, pathétique et tu refusais qu’ils voient combien tu étais faible. Tu t’étais toujours montrer comme le leader fort et indépendant. Même si, en fait, tu étais complètement dépendant de ton ex et de tes amis. Tu avais besoin d’eux, même si tu ne voulais pas l’admettre. La bouteille vide au trois-quarts, alors que tu continuais de danser, ton pied glissa et tu te ramassas rapidement au sol. Un grognement franchit tes lèvres alors que tu te relevas. Fermant la musique, tu pris ta bouteille et sorti de la salle, prenant la direction de la résidence du groupe. Tu devais prendre appuie sur le mur pour ne pas t’étaler misérablement au sol. Une fois rendue, tu pris bien cinq minutes avant de réussir à ouvrir la porte, ne trouvant pas la poignée. Tu essayas de rentrer silencieusement. Dans tout état, ce fut un échec total. Et puis, quelqu’un semblait t’attendre, les bras croisés. Il alluma même la lumière, une fois que tu eus fermé la porte. C’était bien la première fois qu’il t’attendait ainsi. Surtout qu’il devait s’approcher des deux heures du matin.

La lumière te faisait mal aux yeux et tu aurais voulu qu’il la ferme. Mais tu restas debout, les jambes qui tremblaient comme elles supportaient mal ton poids. Ta bouteille était toujours dans tes mains, toujours pas vide. Mais tu étais réticent à l’idée de boire à la bouteille, surtout alors que ton meilleur ami te fixait comme si tu avais fait une connerie. Ce qui était effectivement le cas. Tu la lâchas donc, sans même penser qu’elle allait s’éclater au sol. Ce qui se fit dans un éclat de vitre, répandant le reste de la boisson au sol. Mais tu ne bougeas pas plus. Ou si, tu plaças une main devant tes yeux, la lumière t’importunant vraiment. « YP, s’il te plait, éteint la lumière. » Au moins, tu étais encore doter de la parole, ce qui n’était pas trop mal, vu l’état dans lequel tu te trouvais. Tu te sentais engourdis, tu avais de la difficulté à bouger, tes jambes te soutenaient mal et ta tête ne pensait plus à rien. Sauf à cette foutue lumière qui t’aveuglait. Tu voulus aller t’assoir et fit quelques pas en direction du sofa. Faute de chance, tu t’emmêlas les pieds et manqua de tomber au sol si le sofa en question ne t’avait pas rattrapé. À moitié étendu sur celui-ci, tu tournas sur le dos pour pouvoir voir ton meilleur ami. « Pourquoi tu ne dors pas, hein ? Tu en as besoin, on a une grosse journée demain... » dixit celui qui ne dormait presque plus depuis trois semaines, qui n’avalait même pas l’équivalent d’un repas par jour. Sauf si l’alcool était considéré comme un repas. Mais, même si tu ne faisais pas ce qu’il y avait de mieux pour toi, tu essayais de faire le mieux pour tes membres. Tu étais toujours aux répétitions, toujours en train de les pousser pour qu’il s’améliore, même si, de ton côté, tu ressemblais plus à une épave qu’autre chose. Tu étais peut-être pathétique comme leader en ce moment, mais tu essayais le plus possible de rester un bon leader pour Hei Ye. Ce groupe, c’était tout ce qui te restait pour t’accrocher encore à la vie, la seule chose qui faisait que tu étais encore là aujourd’hui. Parce que, tu y tenais, ils étaient tous comme des frères pour toi. Hei Ye était une seconde famille, ta seconde famille. Et tu y tenais plus que tout. Même si, en ce moment, tu n’avais plus trop la tête à ça. « Putain Ping, ferme la putain de lumière putain de merde. » Trois putains dans la même phrase, tu fais fort ce soir. Tu fermas les yeux, plus qu’indisposer par la lampe qui t’agressait. Tu soupiras aussi. Tu voudrais bien t’endormir, mais tu savais fort bien qu’YP n’en avait pas fini de toi.
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GoldStar | Admin & Idole

My little secrets
MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Dim 26 Aoû - 1:11

« J'y peux rien si j'suis inquiet pour lui... j'ai pas l'habitude d'être celui qui doit jouer au mec compréhensif, ça fait chier... » dis-tu en caressant doucement le nez de ta petite-amie. Vous jouez à Super Smash Bros depuis près de deux heures déjà et tu dois avouer qu'elle te bat à plate couture à peu près... tout le temps. Faut avouer que tu es plus talentueux au niveau des courses ou autre, pour les combats tu fais juste appuyer sur n'importe quel bidule en espérant que ton Link détruise son perso... ciel que tu es heureux d'avoir une femme aussi extraordinaire dans ta vie... tu es conscient maintenant de la chance que tu as et depuis que Ai Lin a gradué et s'est volatilisée de vos vies tu le réalises encore plus. Ça te donne des frissons rien qu'en y pensant, comprenant à quel point ton meilleur ami doit être anéanti suite à son départ. Un peu comme toi, il n'aurait jamais pensé qu'un jour il puisse être séparé de la femme de sa vie, ça ne devait jamais lui être passé par l'esprit alors qu'elle disparaisse aussi brusquement... elle pause le jeu et baisse la tête pour te regarder en souriant. Elle n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche pour que tu comprennes ce qu'elle te dit silencieusement. Après tout, elle a perdu une amie, une alliée, une sœur... tu sais qu'elle est forte et tu es là de toute façon mais tu ne peux t'empêcher de ressentir un profond malaise pour les deux personnes les plus importantes dans ta vie. Yong Nian est tout simplement une épave depuis que Ai Lin n'est plus là et chaque jour tu es témoin de sa déchéance de plus en plus profonde. Tu te demandes si à ce rythme les conséquences tarderont encore à lui tomber dessus... même s'il essaie de rester le plus apte possible à travailler, personne n'est dupe, même vos managers. Votre leader n'est plus que l'ombre de lui-même et l'ambiance dans le groupe en souffre, mais plus encore... tu en souffres aussi et pas qu'un peu. Tu ne sais pas comment aborder le sujet avec lui parce que ça te tue, tu n'es pas doué pour ça. Dans un monde parfait, tous tes amis seraient heureux pour que tu n'aies pas à trouver des mots pour les réconforter. Tu te sens inutile et vraiment stupide chaque fois que tu l'entends rentrer dans la chambre à des heures pas possibles. Tu fais souvent semblant de dormir, ou alors le fait que Mei Mi soit là t'obliges à ne pas bouger, mais reste que tu sais et que ça fait mal. « Il a besoin qu'on le secoue un peu. » dit finalement la jeune femme en se penchant pour t'embrasser. Tu soupires et hoche la tête qui est encore posée sur ses cuisses, tournant le regard vers la télé tandis qu'elle repart le jeu.

La soirée avance et sachant que ton meilleur ami n'est probablement pas sur le point d'arriver, tu passes un long moment dans ta chambre avec Mei Mi à profiter de la chaleur de ses bras parce que c'est vraiment la seule chose qui puisse t'apaiser quand tu te sens aussi angoissé. La situation échappe à ton contrôle et ça t'obsède parce que tu voudrais tellement pouvoir faire quelque chose. Tu essaies de ne pas trop y penser parce qu'à chaque fois tu ressens une immense colère venir s'ajouter à ta tristesse. Tu ne peux même pas imaginer combien ça doit être dur pour l'homme de ne plus avoir sa petite-amie à ses côtés, cela dit tu ne peux pas non plus accepter qu'il gâche sa vie et te repousse pour de bon... tu as besoin de lui beaucoup plus qu'il peut avoir besoin de toi depuis que vous vous connaissez. C'est grâce à lui si tu es devenu quelqu'un de bien qui pourra offrir à Mei Mi le futur qu'elle mérite, c'est grâce à lui si tu as appris à te foutre de ce que les gens pensent. Quand tu étais un petit gringalet, pas très beau, pas très populaire, c'est Nian qui t'as montré que tu vaux plus que ce tu voyais dans le miroir. Tu ne peux pas le perdre, tu ne peux pas le laisser s'enfoncer parce que lorsqu'il aura atteint le point de non-retour, c'est ton frère que tu perdras. Vers une heure du matin, Mei Mi te dit qu'elle devrait rentrer parce qu'elle a promis aux filles de dormir à l'appartement cette nuit et tu grognes en lui permettant de se lever. Tu n'as vraiment pas envie qu'elle quitte ton torse, ni tes draps, mais vous avez déjà prévu de vous voir demain soir alors tu te lèves à ton tour, l'attrapant par la taille pour l'attirer contre toi. Un baiser sur ses lèvres puis dans son cou suffit à la faire soupirer en se dégageant de ton étreinte, t'accusant de vouloir illégalement la convaincre de rester ici. Ça ne te passe même pas par la tête de te défendre, parce que Mei Mi a raison, tu ne veux pas qu'elle s'en aille. Dès qu'elle aura mis les pieds hors de l'appartement, tu vas tourner la tête vers le lit de ton leader et t'apercevoir qu'il n'est pas encore rentré.

Après qu'elle soit sortie, tu enfiles un t-shirt en te disant que tu vas aller t'asseoir devant la télé en attendant. Tout le monde dort – sauf Nian qui est porté disparu – si bien que le salon et la cuisine sont plongés dans le noir total, mais ça ne te fait rien. Tu pourrais te rendre jusqu'au canapé les yeux fermés. Il y a la rediffusion d'un match de basket, ça va convenir... tu ne peux pas te rendre à l'évidence que ton meilleur ami te manque et que tu te tracasses pour lui... c'est alors qu'un bruit venant de la porte d'entrée attires ton attention et tu aperçois très vite une silhouette apparaître malgré la noirceur. Silhouette qui appartient forcément à celui que tu attends sans attendre... ou celui que tu fais semblant de ne pas attendre plutôt. Tu te lèves et vas tout de suite allumer la lumière avant de te poster juste devant lui les bras croisés. Tu as franchement l'impression de jouer les pères réprobateurs, mais le regarder te suffit pour comprendre qu'il est totalement... saoul. En pleine semaine, alors que vous avez un horaire chargé demain. Il commence par te demander d'éteindre la lumière, ce que tu ignores tout bonnement en restant planté dans le hall tandis qu'il se dirige en titubant vers le canapé. Dire qu'il s'est étendu dessus serait un mensonge, « s'étaler de tout son long » serait beaucoup plus juste. Tu l'observes et tu ne sais vraiment pas si tu as envie de le frapper ou d'éteindre pour aller te coucher et le laisser croupir tout seul. Sauf que la deuxième option ferait en sorte que ça te torturerait toute la nuit. « Pourquoi tu ne dors pas, hein ? Tu en as besoin, on a une grosse journée demain... »  Est-ce que tu dois éclater de rire ou... c'est le truc le plus ridicule qu'il a dit depuis des jours, non mais s'il y a quelqu'un qui a besoin de dormir ici ce n'est certainement pas toi... ou en tout cas tu es loin d'être le seul. Tu savais bien aussi que tu n'aurais pas dû laisser Mei filer... maintenant tu dois assister au spectacle que donne gratuitement Nian. «Putain Ping, ferme la putain de lumière putain de merde. »  Tu t'avances vers lui l'air vraiment énervé, cette fois. « Premièrement, tu vas fermer ta gueule. T'empeste l'alcool jusqu'ici de toute... » Tu sais que ce n'est pas la meilleure chose à faire que de provoquer un type bourré, mais tu ne sais plus quoi faire de lui... « La lumière va rester ouverte, à ce que je sache t'es encore un être humain? T'as qu'à arrêter de boire comme un trou et aller te coucher décemment. J'en ai marre de jouer à la maman avec toi, merde Nian! Tu veux pas en parler une fois pour toutes? Ça fait des jours que tu dis rien, fais chier! »

Spoiler:
 

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« We found love in a hopeless place »

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GoldStar | Admin & Idole

My little secrets
MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Mer 19 Sep - 1:23

Comme expliquer ton état ? En ce moment, tu te sentais comme mort. En fait, tu aurais voulu être mort que de sentir ce vide qui menaçait de d’étouffer. Tu n’étais même pas triste ni même blessé ou encore en colère contre celle qui avait partagé ta vie. Elle était simplement partie en laissant en toi un vide que tu ne pourras sûrement plus jamais remplir. L’amour, serais-tu prêt à retomber en amour ? Jamais. Tu lui avais toujours promis d’aimer elle et que elle dans ta vie, et donc, tu ne pouvais pas rompre ta promesse, même si elle, elle l’avait fait en t’abandonnant. Tu passais tes journées à t’entraîner comme un fou, suivant le groupe sans motivation. Tous voyaient que quelque chose clochait, mais s’il y avait bien une chose pour lequel Hei Ye était carrément nul, c’était de se la jouer compréhensif. Le seul qui avait ce talent était toi-même, seulement, en ce moment, tu aurais atrocement envie de mourir. Tu passais tes soirées à t’entraîner encore, sans rien manger, peut-être une barre énergique ou deux par-là. Puis, tu ouvrais une bouteille et ne sortais de la salle qu’une fois que celle-ci était finie. Ce soir, tu avais dérogé à ton habitude, ce que tu n’aurais pas du faire. Après ton entré pathétique dans la résidence, tu t’étais affaler sur le sofa, te tournant sur le dos pour regarder ton ami, lui ordonnant de fermer la lumière, chose qu’il ne fit bien entendu pas. Tu aurais voulu, à ce moment même, disparaître. Mourir. Partir. Fuir. Ou tout autre verbe finissant par « ir ». Cuire. Bouillir. Bon, okay, pas les autres verbes finissant à « ir ». Tu rigolas tout seul en pensant à cela. Ton cerveau s’était engourdi avec tout l’alcool que tu avais ingurgité et tu perdais lentement tes sens. Tu vis ton ami s’approcher et tu pris donc une position assise, réussissant à te tenir plus ou moins droit. En fait, même pas, tu te levas carrément debout, histoire de lui faire face. S’il voulait s’énervé, et bah, il ne le ferait pas tout seul. Oui, tu empestais l’alcool, tu le savais. « Bravo Captain Obvious » lâchas-tu, cynique. La suite te fit rire. Un rire sarcastique, un rire que tu ne connaissais pas toi-même. Ça, c’était la meilleure, vraiment. Tu lui renvoyas son regard énervé. S’il voulait te chercher, il allait te trouver.

Lui faisant toujours face, ce qu’il avait dit t’avais foutu en rogne. Réflexe de mec bourré énervé, tu lui jetas simplement ton poing à la figure, le faisant reculer de quelques pas. Chancelant sur tes jambes, tu trouvas tout de même le moyen de t’avancer vers lui et de le saisir de tes deux mains par le collet, pour qu’il se redresse et que tu puisses lui faire face. « Si t’en as marre que de jouer ma mère, t’a qu’à arrêter hein ! Je ne t’ai jamais rien demandé à ce que je sache ! Si t’en as si marre que ça de moi, et bah, laisse-moi dans mon trou. J’finirai bien par crevé et tous vous laisser tranquille ! » lui crias-tu au visage. Tu t’en foutais que de réveiller les autres, après tout, ils savaient pour tes rentrées à des heures pas possibles. Tu le tenais toujours fermement, surtout en fait pour éviter de tomber. Tes yeux brillaient de colère alors que tu le fixais. Il avait réussi à t’énerver et rapidement en plus. Où était passé ce Yong Nian calme et posé, sachant s’amuser quand s’était le temps, ne s’énervant jamais ? Il était parti en même temps qu’Ailyn, ne laissant qu’une épave vide d’un Yong Nian que personne ne connaissait, même pas lui-même. Tu crachas au visage de celui que tu disais comme ton meilleur avant de le lâcher et de reculer de quelques pas. Tu étais toujours debout en équilibre précaire, te félicitant intérieurement pour être toujours debout. Fixant toujours ton interlocuteur, tu repris la parole. « Je n’ai jamais rien demandé à personne ! Tu n’as pas à te sentir obliger de faire quoique ce soit à ce que je sache ! Et si ça fait bobo à ta conscience, et bien écoute, je vais la soulager. Laisse-moi crever dans mon coin, c’est tout ce que je te demande. Même si, comme c’est rendu, même la mort ne voudra sûrement pas de moi... » Parler de mort ne t’effrayait même plus. Tu ne voulais pas nécessairement mourir mais tu ne voulais plus vivre. En fait, tu ne voulais plus rien, tu n’avais plus aucun désir. Ce vide, ce vide qui se faisait si oppressant, qui s’était emparer de ton corps, de ta tête. Tu ne voulais plus rien. Ton âme, ton être, tout de toi était parti avec celle qui avait prit ton cœur, il y avait de cela quatre ans de cela. Quatre ans qui promettait l’éternité. Et bah, l’éternité était franchement courte en fait.

Prenant place sur le sofa, assis, tu fixas le vide. Tu savais que ton meilleur ami allait revenir à la charge et donc, histoire qu’il ne te ramasse pas pour l’avoir frappé et cracher au visage, tu pris à nouveau la parole, d’une voix dure, énervée, quoiqu’on y sentait une pointe de tristesse et de désespoir. « Tu ne peux même pas comprendre. Même si tu essayais tu ne pourrais pas. Même ce que tu as senti lorsque ta copine est allée se taper l’autre con de la Blue n’est même pas équivalent. Je ne verrai plus jamais Ailyn. Elle est partie, comme ça. Sans rien dire, sauf qu’elle me laissait et laissait tomber sa carrière. J’ai toujours dit que je n’arriverais pas à vivre sans elle. Et bien, c’est le cas. Même l’enfer semble plus agréable que le vide qu’elle a laissé. » Même si tu n’étais plus déçu, fâché ou même triste, tu souffrais toujours de son départ. C’était sûrement le seul sentiment que le vide te permettait de ressentir, simplement pour te torturer un peu plus. Pour briser encore plus ton cœur qui venait d’être arracher, déchirer et piétiner comme un vulgaire chiffon. Tu regardas le sol, te sentant de plus en plus engourdi plus l’alcool faisait effet. Tu voyais parfois en double, ta vision te faisant défaut. Mais tu ne dis rien, sentant que tempête Yang Ping n’allait pas tarder. Au fond, tu t’en fichais pas mal. Qu’il te dise tout ce qu’il pensait de toi en ce moment. Tu le savais. Tu n’étais qu’une pauvre et pathétique larve incapable de te relever tout seul. Parce que tu n’avais aucune envie de te relever. À quoi cela servirait, maintenant qu’elle était plus là ? En fait, tu n’avais qu’une envie, coulé encore plus bas que de devoir faire face à la vie sans elle à tes côtés.
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GoldStar | Admin & Idole

My little secrets
MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Dim 23 Sep - 23:41

« Bravo Captain Obvious » Le ton qu'il emploie, sa façon de tituber vers toi, tout ça te montre très clairement que pour la première fois depuis que vous êtes amis, vous vous insultez gratuitement et très sérieusement. Tu n'es même pas saoul et pourtant, tu as envie de l'engueuler, lui hurler tout, voire lui taper dessus jusqu'à ce qu'il retrouve ses sens. Ce n'est juste pas le Yong Nian que tu as toujours connu qui se tient devant toi, c'est une autre personne, et cette personne-là tu ne la supportes pas. Peut-être que tu devrais le prendre dans tes bras et lui murmurer des mots doux et encourageants à l'oreille, tu n'en sais fichtrement rien, ça n'a jamais été votre genre de vous apitoyer sur le sort de l'autre de toute façon. Quand tu étais effondré par ta rupture avec Mei Mi, ton meilleur ami était là, mais... juste là. Pas constamment en train de te demander comment tu allais, ou si t'avais bientôt fini de t'enfermer dans ta chambre sans vouloir en sortir. Non, il restait à tes côtés, silencieusement, et attendait que tu parles ou alors que tu t'en remettes tout seul. Sauf que présentement, rien ne fonctionne, que ce soit te tenir à côté de lui sans rien dire ou alors essayer de lui parler normalement, rien n'y fait. Il t'ignore, t'évite même et tu ne sais vraiment pas quoi faire. Tu en as marre, voilà. Tu refuses de voir ton meilleur ami se détruire comme ça sans chercher de l'aide. Tu t'apprêtes à répliquer et lui dire de laisser tomber son ironie de merde qui te frustre seulement un peu plus quand tu... ok wait. Wait. Est-ce qu'il vient vraiment de te balancer son poing au visage? Est-ce qu'il vient vraiment de massacrer douze ans d'amitié parce que monsieur n'est pas content qu'on lui dise la vérité en face? L'impact te force à reculer de quelques pas et tu ne portes même pas ta main à ton visage tellement tu es sonné. Tu ne fais que lever les yeux vers cet étranger et le fixer comme si tu essayais de trouver une bonne raison de ne pas lui sauter dessus ici et maintenant.

Tu n'as même pas le temps de réagir que déjà il te prend par le collet et approche son visage si près du tiens que tu peux sentir son haleine dégueulasse bien comme il faut. Il n'a jamais eu autant de haine dans les yeux en te regardant, normal puisque techniquement... il n'est pas supposé te détester. M'enfin, à moins que la mode de comment traiter ses vieux amis ait changé, tu te doutes bien qu'il est fâché contre toi. Le mot est faible d'ailleurs. Tu ne dis rien, ce serait juste trop facile. Tu ne répliques pas non plus, là encore ça ne ferait que déclencher une bagarre et étant le sobre des deux, tu n'as pas envie de risquer ta carrière pour ce putain d'ivrogne. Pour Nian, tu le ferais n'importe quand, mais pour cet enfoiré qui te toise, jamais. « Si t’en as marre que de jouer ma mère, t’a qu’à arrêter hein ! Je ne t’ai jamais rien demandé à ce que je sache ! Si t’en as si marre que ça de moi, et bah, laisse-moi dans mon trou. J’finirai bien par crevé et tous vous laisser tranquille ! » Et il te crache au visage. Il te... crache au visage. Est-ce qu'il t'a vraiment craché au visage où tu rêves? Là, tu ne sais plus du tout pour quelle raison tu continues de te taire et te contentes encore de juste le fixer, le regard vide. Peut-être que c'est préférable que tu ne réagisses pas, justement. Tu as peur que ça mette fin à votre amitié. En fait, tu as juste peur tout court. Peur que Nian fasse une connerie irréparable, peur que cette putain d'Ailyn qui a semé la zizanie sur son passage ne soit la cause de la dispute de trop. Tu la détestes tellement, si tu l'avais devant toi tu ne sais même si tu pourrais te retenir de lui mettre une bonne baffe. Femme ou pas, elle la mérite et tu n'en as rien à faire du respect après ce qu'elle a fait à ton ami, et même à ta petite-amie. Peu importe à quel point on souffre, partir comme ça... erf, tu dois arrêter de penser à cette conne, vraiment. Tu ne dis plus rien à son sujet parce que tu ne juges pas nécessaire que Mei Mi et Yong Nian soient au courant du fond de ta pensée...  «Je n’ai jamais rien demandé à personne ! Tu n’as pas à te sentir obliger de faire quoique ce soit à ce que je sache ! Et si ça fait bobo à ta conscience, et bien écoute, je vais la soulager. Laisse-moi crever dans mon coin, c’est tout ce que je te demande. Même si, comme c’est rendu, même la mort ne voudra sûrement pas de moi... »

Tu ne peux pas te résoudre à le frapper. Tu ne peux juste pas. Parce que tu sais à quel point il souffre au fond, tu sais que sous ses sarcasmes, sous tous ces verres qui s'est enfilé les uns après les autres, sous ses silences oppressants, il a tellement accumulé que ça va finir par le tuer. Réellement. Si tu savais comment lui venir en aide, comment apaiser sa douleur, tu le ferais dès maintenant, non, tu l'aurais fait bien avant. Sauf que tu n'es pas magicien, tu ignores comment t'y prendre et tout ce que tu parviens à faire, c'est de l'engueuler comme du poisson pourri. Au moins, ton meilleur ami a toujours eu une bonne répartie, ainsi tu n'as pas l'impression d'être trop cruel... tu n'es même pas fâché en fait. Du moins, pas contre Nian. Tu es fâché contre cette salope, contre toi-même aussi... tu es tellement en colère que tu en trembles et tu veux juste qu'il te lâche pour que tu puisses enfin essuyer la salive qui est en train de former une croûte sur ton visage. Franchement, tu ne pensais pas que le jour viendrait où Chen Yong Nian cracherait à la figure de quelqu'un, et surtout pas à la tienne. Tu avais l'impression d'être dans une scène de télé-réalité bidon où deux filles sortaient les griffes pour une histoire de séchoir à cheveux volé. Encore là, tu ne fais rien d'autre que de passer ton avant-bras sur ton visage lorsque le leader te lâche enfin. À quoi ça servirait de le tabasser, vraiment? Il te provoque, mais tu ne veux pas céder, tu ne veux pas parce que tu sens que tu ne pourrais pas t'arrêter de le ruer de coups. Tu regardes Nian sans rien dire tandis retourne s'asseoir sur le sofa, sentant qu'il n'a pas fini sa tirade. « Tu ne peux même pas comprendre. Même si tu essayais tu ne pourrais pas. Même ce que tu as senti lorsque ta copine est allée se taper l’autre con de la Blue n’est même pas équivalent. Je ne verrai plus jamais Ailyn. Elle est partie, comme ça. Sans rien dire, sauf qu’elle me laissait et laissait tomber sa carrière. J’ai toujours dit que je n’arriverais pas à vivre sans elle. Et bien, c’est le cas. Même l’enfer semble plus agréable que le vide qu’elle a laissé. » Tu avais raison, il était loin d'avoir fini. Peut-être qu'il aurait dû se taire au lieu de poursuivre, parce que tu réagis au quart de tour et fonces droit sur lui, le tirant par le collet pour le relever avant de le cogner durement au visage, si fort que son état d'ébriété avancé le déséquilibre assez pour qu'il s'effondre au sol.

Il peut dire ce qu'il veut, mais il n'a juste pas le droit d'inclure Mei Mi là-dedans et encore moins cette petite femmelette de Bae Si Woo. Tu te jettes sur Nian, tes jambes de chaque côté de son corps, et tu le frappes encore, et encore. Deux ou trois fois, tu ne comptes pas. « Réveille-toi, merde, réveille-toi! Putain, Nian! T'as pas le droit de penser ça tu m'entends? DO YOU FUCKING HEAR ME NIAN? » Tu le prends par le collet et le secoue, faisant rebondir sa tête contre le sol. « Tu peux pas vivre sans elle, really? Alors pendant qu'elle va continuer sa vie, tu vas te laisser mourir comme un putain d'imbécile? Tu te fous bien de ma gueule, c'est ça hein? C'est une putain de blague j'peux pas y croire. J'peux juste pas y croire, Nian. WAKE UP. WAKE THE FUCK UP. » L'entendre dévaloriser sa vie à ce point te fais tellement mal, parce que tu sais que ce n'est pas Ailyn qui faisait de lui ce qu'il était. Tu le sais parce que tu l'as connu bien avant qu'il ne soit avec elle. Il n'était pas rien avant elle, bien au contraire, c'est tout ce qu'il était AVANT Ailyn qui avait charmé cette dernière. C'est ce Yong Nian que tu apprécies. Tu ne trouves juste pas les mots pour l'exprimer comme il faut, alors tu te résous aux poings, comme un homme des cavernes, ouais. Parce que tu ne sais pas comment faire passer ton message autrement. Les larmes te montent aux yeux et tu mets ça sur le dos du coup de poing que tu t'es pris et qui te chauffe le visage. M'ouais... belle excuse. Elles doivent tomber sur le visage de ton meilleur ami maintenant, parce qu'elles se déversent sur ton visage, mais ça ne te décrispe pas pour autant, au contraire. « Tu sais qui ça soulagerait le plus si tu mourrais? Pas nous, TOI. Toi, Nian. Nous, on a la force de t'aider. Mais j'peux pas te faire vivre à ta place. T'étais quelqu'un avant elle, tu m'entends? T'étais un type franchement bien, meilleur que moi, meilleur que tous ceux que je connais. »

Tu veux juste qu'il évacue toute cette pourriture en-dedans de lui qui le ronge de plus en plus. S'il pouvait au moins pleurer, hurler, te battre, tu t'en ficherais. Il peut te prendre comme punching bag si ça lui chante, te cogner dessus jusqu'à ce que tu ne sentes plus rien, te cracher dessus comme il le souhaite, en autant qu'il réagisse. « Frappe-moi, come on! Frappe-moi! Déteste-moi, crache-moi dessus, au moins ça voudra dire que j'existe encore pour toi! Tu crois que c'est facile, de te voir souffrir autant? Tu crois que ça m'amuse, que je te surveille de loin pour le PLAISIR? J'ai juste peur de me réveiller un matin et d'apprendre que t'es mort! J'AI PEUR QUE TU CRÈVES, Nian! Bordel, c'est normal tu crois? » Pourquoi tu pleures? Ça te fait seulement paraître encore plus idiot. Une gamine, voilà ce dont tu as l'air. S'il pouvait juste répliquer quelque chose, n'importe quoi... que ce soit un coup, tu t'en fiches, en autant qu'il te montre qu'il a capté ce que tu viens de dire...

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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Lun 24 Sep - 0:53

Tu n’es pas dans ton état normal. Tu ne sais même pas quel est ton état normal en fait. Depuis qu’elle est partie, tu ne sais plus rien. Ça t’écœure de voir que tu étais aussi dépendant de cette fille. Tu t’écœures toi-même. Lorsque tu te regardes dans le miroir, tu ne sais même plus qui te fait face. Ce reflet que tu vois, ce n’est plus toi. Ce n’est plus Yong Nian. C’est quelqu’un d’autre. Tu le sais. Tu ne te reconnais plus. Tu es en train de tomber bas. Très bas. Trop bas. Tu te dégoutes. Tu n’arrives même plus à croiser ton propre regard dans le miroir sans avoir envie d’y envoyer ton poing. Tu le sais mais tu ne fais rien. Parce que tu n’as plus la force de faire quoique ce soit. Parce que tu n’as même pas envie de faire quoique ce soit. Il n’y a plus rien. Tu n’existes plus. Tu es devenu un inconnu, une personne que personne ne reconnait. Un putain d’enfoiré en fait. Un putain d’alcoolique. En fait, peu importe qui tu es devenu. Tout ce qui importe, c’est que tu n’existes plus. Que tu n’as plus envie d’exister. La mort te semblerait bien douce comparer à tout ce que tu vivais ici, sur Terre. Ce vide qui te hantait, qui t’engloutissait, qui te tuait à petit feu. Ton ton était sarcastique. Tu en avais marre. Marre qu’il se prenne pour ta mère. Mais pire que ça. Tu en avais ta claque qu’il s’inquiète pour toi, qu’il te fasse sentir comme un moins que rien. Oui, c’était ce que tu étais rendu, mais ce regard dégoûter qu’il t’envoyait, tu avais de la difficulté à le supporter. Tu n’as jamais vu un tel regard dans ses yeux, pas face à toi. Tu as presque honte d’être là, debout, saoul, devant lui. Et pourtant, tu restes debout. Même, tu te permets de le frapper, de lui envoyer ton poing à la figure. Tu lui craches au visage, au sens propre comme figuré. Un regard haineux habite tes yeux alors que tu le maintiens près de toi. Tu expulses ta rage, ta colère des derniers jours, alors qu’il te regarde, sans réagir. Tu ne sais plus quoi faire, tout te file entre les doigts. Sans elle, tu te sens perdu. Tu as perdu ton point d’ancrage, celle qui te retenait contre le port. Maintenant, tu t’es perdu dans l’océan, n’ayant même plus envie de battre des pieds et des mains pour te maintenir la tête hors de l’eau. Tu as envie de couler, comme une enclume. Pour ça, tu n’avais qu’à vider l’air de tes poumons, à cesser de te débattre et à laisser la mort arriver. Plus tu y penses, plus l’idée te semble agréable. Tu es à moitié là, à moitié connecter à ton corps. Tu sais ce qui se passe, tu vois ce qui se passe, comme si tu étais spectateur d’un film. Mais c’est bien toi qui hurle à la tête de ton meilleur ami, qui l’a frappé. Puis tu recules et reprend la parole. Tu es blessés, tu as mal, tu souffres. Tu ne sais vraiment plus quoi faire, ton monde s’écroule. Car elle était ton monde, la seule que tu avais besoin pour survivre. Elle était celle qui te maintenait sur la rive, celle qui t’empêchait de te noyer. Et maintenant qu’elle n’était plus là...

Parfois, tu te dis qu’il ferait mieux de te taire. Que peut-être cela t’aiderait. Quoique, tu parles tellement peu ces temps-ci qu’au fond, ça ne change pas grand-chose. Mais quand tu ouvres ta putain de gueule, c’est pour dire n’importe quoi. Et pourtant, tu le faisais pareil. Tu savais que tu le provoquais, tu savais que tu disais n’importe quoi. Mais ton cerveau était imbibé d’alcool, tu ne contrôlais plus trop ce que tu disais. Dès que tu pensais quelque chose, ta bouche suivait le mouvement. Au fond, peut-être bien que t’exprimer te ferait du bien, permettrait de chasser la douleur qu’il y avait. Une douleur atroce, lancinante, qui te déchirait la poitrine. Ton cœur n’était plus, il avait été arraché, détruit, piétiné puis jeté. Elle était partie avec. Et pas seulement qu’avec ton cœur. Avec toi. Avec le Yong Nian que tous connaissent. Laissant derrière elle une loque, un semblant de personne. Un connard qui abordait un visage connu. Et même encore. Avec tes cernes sous tes yeux vides de vies, ton teint cireux et les joues qui commençaient à ce creusé tellement tu mangeais peu et mal, on ne te reconnaissait même plus. Tu finis ta phrase. Tu aurais dut continuer à parler. Il bondit sur toi sans que tu ne comprennes rien. Il te saisit par le col et te frappe tellement fort que tu t’écroules au sol. Mais tu n’as même plus conscience qu’il est là, qu’il s’est jeter sur toi, qu’il continue de te frapper, encore et encore. Tu l’as mérite. Tu as mérité qu’il te haïsse, qu’il te frappe de la sorte. Tu restes contre le sol, le visage inexpressif, toujours aussi mort. Tu as envie de réagir mais tu te sens tellement mort, l’alcool engourdis tous tes sens. Tu n’arrives même plus à lever le bras tellement tu ne te sens plus. Il parle, il cri, il pleure, il t’étourdi. Tu le regardes encore, ne bougeant même pas la tête pour le signifier que tu l’entendais. Tu gardais simplement ton regard le plus fixe que tu pouvais. Tu sens ta tête frapper durement contre le sol, plusieurs fois. Tu as mal, et pas que mentalement cette fois-ci. Ta tête élance, ta mâchoire aussi. Et puis, partout où il a continué de te frapper. Mais tu restes immobile, écraser sous son poids. Oui, tu comptais te laisser mourir misérablement alors qu’elle continuait sa vie. Tu ne voulais pas te réveiller. Non. Tu refusais. Cela allait te faire tellement mal que d’affronter la réalité. Depuis son départ, tu flottais, tu te sentais... Déconnecter. Et tu souffrais. Tu ne voulais même pas imaginer ce que ce serait si jamais tu devais faire face à la réalité, à son départ. Déjà que tu peinais à continuer à vivre, tu n’y survivrais sûrement pas.

Les sens commençaient à te revenir, comme si tu avais eu une absence pendant un certain temps. Ton corps était douloureux, mais tu étais déjà plus en possession de tes moyens. Peut-être qu’il avait raison que ta mort ne soulagerait que toi. Mais tu t’en foutais. Tu voulais mourir. Ou du moins, ne plus ressentir ce vide. Mais tu ne crois pas ce qu’il dit. Tu n’es pas meilleur que tout le monde. Tu n’es pas meilleur que lui. Non. Tu ne l’as jamais été. Tu ne peux pas être mieux que lui. Lui il est fort. Lui tiens debout. Alors que toi, tu te laisses écraser, comme le lâche que tu es. Tu ne sais plus si tu as envie de dire quoique ce soit. Tu te sens mort. Tu te sens lâche. Tu n’as même plus envie de lui faire face, de soutenir son regard. Ça te blesse, te fait du mal. Mais tu l’as mérité et tu le sais. Il continue. Encore et encore. Il veut que tu le frappes. Tu ne comprends pas. Il veut avoir l’impression d’exister encore pour toi. Tu ne comprends toujours pas. Il a peur. Peur pour toi. Peur que tu crèves. Ça tu comprends. Parce que tu l’attends, la mort. À bras ouvert. Tu le regardes pleurer, toujours aucune réaction. Tu ignores ce qu’il attend de toi. Tu ne veux plus qu’il attende quelque chose de toi. Tu ne ferais que le décevoir. Tu es lâche, tu es con. Mais il continue. Il te frappe. Tu sens la douleur. Tu as mal. Il continue. Tu as l’impression que de n’exister qu’à moitié, de n’être que l’ombre de toi-même. Puis finalement, ton regard semble s’illuminer. Tu lui en veux autant que tu t’en veux. Il t’engueule, ne cesse de crier, sans comprendre une seule seconde ce que tu sembles vivre. Il a juste peur que tu crèves. Tu t’énerves. C’est comme ça, quand tu es saoul. Parfois, tu sembles absent. Des moments où tu es complètement détaché. Et finalement, tu reviens. Et cette fois-ci, c’est avec encore plus d’agressivité que tu lui fais face. En relevant ton bassin, tu le débalances et le pousse sur le côté. Tu t’installes comme il était, les genoux de chaque côté de son corps. Tu le regardes, de la colère brillant dans tes yeux. « Tiens ?! Content maintenant ?! Tu as assez l’impression d’exister pour moi maintenant, tu es satisfait ?! T’as envie de quoi en plus, que je te frappe, c’est ça ?! » Tu lui balances ton poing à la figure. Et voilà que tu commences à pleurer. Pourquoi faut-il que tu pleures, que tu ais l’air aussi con et aussi faible devant lui ? Tu aurais préféré faire le mort au sol. Sauf que c’était encore la colère qui animait tes mouvements, qui te poussait à le frapper une nouvelle fois.

Et tu continuais à le ruer de coup. Tu ne voyais même plus ce que tu faisais. Tu ne faisais que frapper, expulser encore ta rage, ta colère et ta douleur. C’était lui que tu frappais, ton meilleur ami, celui avec qui tu avais tout vécu. Douze ans. Douze putains d’année d’amitié avec lui. Des fondations solides. Mais aujourd’hui, tout semblait fragile, sur le point de s’effondrer. Et si tu avais été sobre, tu l’aurais sûrement remarqué. Quoique non, si tu avais été sombre, rien ne menacerait de s’écrouler. Tu le regardes, tu le fixes, tu cesses de le frapper, même si l’envie est encore présente. « T’es qu’un enfoiré. Un putain d’enfoiré. » Tu aurais voulu lui dire que tu n’étais pas celui qu’il croyait, que tu n’étais pas meilleur que lui. Mais tu ne faisais que cracher ton venin, sans réussir à former les phrases que tu voulais dire. Pour une vue extérieur, vous devriez vraiment avoir l’air con. À pleurer et à vous cogner. Tu le regardes, tu approches ton regard du sien. « C’est normal que tu aies peur de me voir crever. Parce que c’est la seule envie qu’il me reste en ce moment. » Tu lui envoies encore une droite. Puis une gauche. Tu continues. Tu ne sembles savoir que faire ça. Vous allez sûrement vous retrouvez avec des tonnes d’ecchymoses le lendemain matin. Mais en ce moment, tu t’en fous. Rien ne semble plus exister. « Putain ! Pourquoi je devrais me forcer à me réveiller hein ?! Pourquoi je devrais ouvrir les yeux hein ?! Bullshit ! Putain, ça ne servirait à rien. À RIEN MEC. Tu ne comprends RIEN. Je n’ai PAS ENVIE. I DON’T WANT TO WAKE UP ! Me réveiller serait assumer qu’elle est partie, le réaliser entièrement. NON. Putain mec, tu ne comprends rien. NOTHING. T’es qu’un connard. » Et pourtant, c’était toi le connard dans l’histoire. Tu te perdais dans tes mots, tu l’envoyais chier. Tu venais clairement de lui dire que tu ne voulais pas te réveiller. Et pourtant, tu avais soudainement peur. Peur que la seule personne qu’il te restait t’abandonner comme tu venais d’abandonner lâchement la vie. « Je ne serais jamais aussi fort que toi. Aussi apte à accepter la vie comme elle arrive. Je suis qu’un putain de lâche. Un LÂCHE, tu entends ?! Si j’étais quelqu’un avant Ailyn, et bien, ça fait trop longtemps qu’il a disparut. Je ne suis plus rien. Je n'ai plus l'impression d'être quelqu'un. Celui que j'étais et bien... Il est parti. Avec elle. Comme tout le reste de mon putain d’univers à marde. » Tu cris, tu pleures toi aussi. Tu ne te soucies même pas si les autres membres de ton groupe vont arrivés pour voir ce qu’il se passe. Ils n’existent même pas. En ce moment, il n’existe que toi et ton enfoiré de meilleur ami. Relié par de la haine, de la colère, de la peur et du désespoir. Oh, et des larmes aussi. Tu as cessé de le frapper mais tu t’es accroché à son collet. Tu as besoin de t’accrocher à quelque chose pour ne pas sombrer. Simplement pour rester encore conscient de tout ce qui se passe. « C’est simple, Yong Nian est mort en même temps qu’elle. »
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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Mar 25 Sep - 14:20

«Tiens ?! Content maintenant ?! Tu as assez l’impression d’exister pour moi maintenant, tu es satisfait ?! T’as envie de quoi en plus, que je te frappe, c’est ça ?! » Tu as envie de lui gueuler de le faire, parce que ce sera au moins la preuve qu'il est encore vivant, qu'il entend ce que le reste de la race humaine lui dit, qu'il n'a pas quitté ce monde encore. En fait, quand tu disais que tu voulais juste avoir l'impression d'exister encore pour lui, c'était plus profond que ça. Tu veux juste avoir l'impression qu'il n'est pas mort, qu'il peut réagir, et en le provoquant, à défaut d'arriver à l'apaiser, au moins tu le fais bouger. Autrement, tu aurais juste fermé la lumière bien docilement et il aurait cessé de t'accorder la moindre attention jusqu'au lendemain. Vous vous battez peut-être, mais c'est la première interaction que vous avez depuis des jours et même si tu as mal lorsqu'il se met à t'asséner des coups de poing au visage, tu es soulagé. Tu ne pensais pas qu'un jour ce serait toi qui s'inquiéterait à mort pour ton ami et qui deviendrait aussi vulnérable sans lui. Yong Nian a toujours été le plus raisonnable, le plus compréhensif, celui qui te prévient que tu es en train de faire une belle connerie ou qui peut deviner sans que tu aies à prononcer le moindre mot que ça ne va pas fort. Il est ce genre d'homme. Il ne ressemble en aucun point à celui qui se tient au-dessus de toi. Les traits sont sensiblement les mêmes, quoi que tu as du mal à le reconnaître tellement tu ne l'as jamais vu aussi en colère. Son visage est tordu dans une expression de quasi démence et tu ne sais pas si tu devrais avoir peur qu'il te tue. Il semble avoir totalement perdu le contrôle, entre ses pleurs et ses poings qui s'abattent sur toi, mais tu ne vas tout de même pas te mettre à te plaindre vu que tu l'as passablement amoché toi aussi...

« T’es qu’un enfoiré. Un putain d’enfoiré. » Il cesse de te frapper, ce qui te permet d'ouvrir les yeux et de le fixer toi aussi. Qu'est-ce que cette salope a fait de ton meilleur ami? Est-ce qu'elle l'a vraiment fait disparaître avec elle? Parce que si c'est le cas, tu vas la retrouver et le lui faire payer. Tu t'en fiches, tu t'en fiches qu'elle soit l'amie de beaucoup de tes amis, qu'elle soit la femme que Nian a tant aimé. Qu'est-ce que tu as à perdre, maintenant? Tu es en train de perdre le seul véritable ami en dehors de Mei Mi que tu possèdes, le seul en qui tu peux avoir confiance et le seul avec qui tu partages tout. Tu ne peux pas concevoir qu'il ne tienne pas assez à votre amitié pour au moins essayer de te laisser l'aider. Qu'il en ait envie ou pas, tu n'en as rien à battre, si au moins il te permettait de le faire, tu pourrais juste t'asseoir à côté de lui et lui parler. Qu'il t'écoute ou pas, ça ne changerait rien. Tu pleures de moins en moins, tu as l'impression que c'était juste une réaction au fait que tu étais en train de frapper ton meilleur ami. Tu ne te serais jamais cru capable de le faire, enfin, vous vous êtes parfois maltraité un peu par le passé pour vous amuser, mais frapper pour faire mal... tu n'es pas ce genre-là. Tu as une personnalité particulière, mais violent, ça jamais. « C’est normal que tu aies peur de me voir crever. Parce que c’est la seule envie qu’il me reste en ce moment. » Si tu n'étais pas aussi étourdi, tu lui flanquerais un bon coup de genou dans les parties pour avoir osé le redire. Il ne comprend donc pas que tu ne le laisseras jamais mourir? Peut-être qu'il croit que c'est la meilleure solution maintenant, mais putain, il n'a qu'une vie à vivre et ce n'est certainement pas Guo Ai Lin qui va être le cause de sa fin. Qu'il dise ce qu'il veule, cet idiot ne voit plus clair et tu comptes bien faire en sorte qu'il le réalise avant qu'il ne soit trop tard. Peut-être pas ce soir, mais s'il faut qu'il te haïsse, tu le sauveras. Tu te sacrifieras pour lui, tu souffriras à sa place, mais pas question qu'il meure. Parce que sans Nian, tu n'auras plus personne pour te remettre sur le droit chemin, tu n'auras plus personne avec qui ne rien faire pendant des heures juste parce que vous ne savez pas quoi faire de votre peau pendant vos congés. Ne rien faire à deux, c'est supportable, mais tout seul... non.

« Putain ! Pourquoi je devrais me forcer à me réveiller hein ?! Pourquoi je devrais ouvrir les yeux hein ?! Bullshit ! Putain, ça ne servirait à rien. À RIEN MEC. Tu ne comprends RIEN. Je n’ai PAS ENVIE. I DON’T WANT TO WAKE UP ! Me réveiller serait assumer qu’elle est partie, le réaliser entièrement. NON. Putain mec, tu ne comprends rien. NOTHING. T’es qu’un connard. » Il va finir par te défigurer s'il continue ainsi et ma foi, s'il t'envoie à l'hôpital il n'aura même pas à s'enlever la vie tout seul parce que ta petite-amie va s'en charger bien avant. Ton visage est engourdi et tu ne sens même plus les coups, tu restes par terre sans bouger, le laissant faire, parce que tu sais que ça ne servira à rien. Peut-être que tu dois juste rester étendu-là en attendant qu'il s'arrête, puis te lever et sortir de l'appartement, tout simplement. Sortir et espérer que lorsque tu reviendras, Yong Nian sera toujours en vie. Abandonner ou fuir serait tellement facile, c'est l'option la plus tentante, mais tu ne peux pas te résoudre à le faire. Abdiquer, ce serait comme envoyer ton meilleur ami à la mort de tes propres mains. « Je ne serais jamais aussi fort que toi. Aussi apte à accepter la vie comme elle arrive. Je suis qu’un putain de lâche. Un LÂCHE, tu entends ?! Si j’étais quelqu’un avant Ailyn, et bien, ça fait trop longtemps qu’il a disparut. Je ne suis plus rien. Je n'ai plus l'impression d'être quelqu'un. Celui que j'étais et bien... Il est parti. Avec elle. Comme tout le reste de mon putain d’univers à marde. » Il cesse brusquement de te battre en disant cela, et tu en profites pour secouer la tête comme pour réfuter ce qu'il dit. Chaque mot est comme un poignard qu'il t'enfonce en plein cœur, tu ne l'avoueras jamais mais tu ressens une tristesse tellement profonde en l'écoutant dire ça. Comme si Ailyn était la seule chose bien qui lui soit arrivée, qu'il n'y avait qu'elle d'important dans sa vie et que maintenant qu'elle était partie, plus rien ne valait la peine d'être vécu. S'il t'arrivait la même chose, évidemment que tu serais aussi effondré que lui, tu ne peux même pas t'imaginer la peine que tu ressentirais, seulement tu peux être certain d'une chose, c'est que ton meilleur ami aurait été à tes côtés chaque seconde et que comme lors de ta rupture, il aurait fini par te remonter assez le moral pour que tu recommences à te lever le matin avec un semblant d'énergie, prêt à affronter la journée. Sachant cela, comment pourrais-tu le laisser abandonner aussi rapidement alors que tu sais très bien que d'ici des semaines, ou des mois, il vivra un peu mieux? La mort, c'est une solution pour laquelle il n'y a malheureusement pas de retour en arrière. « C’est simple, Yong Nian est mort en même temps qu’elle. »

Tu le repousses violemment pour qu'il dégage de sur ton corps et te redresses en même temps, mais ton cerveau se met à cogner durement contre ton crâne, te forçant à te recoucher sur le sol en laissant échapper une plainte douloureuse. Vous ne pouvez quand même pas passer le reste de la nuit à vous taper dessus, mais tu ne sais pas non plus quoi dire pour répondre à tout ce que Yong Nian vient de te confier. « Peut-être que je comprends rien mais j'suis pas encore assez con pour te laisser te tuer sans rien faire. Jesus, Nian, t'as jamais été un lâche, quand est-ce que tu vas te rentrer ça dans le crâne? J'sais même plus quoi dire, j'peux juste pas accepter que tu dises que cette conne vaut la peine que tu veuilles disparaître. Parce qu'elle mérite que tu crèves pour elle peut-être? » Tu sais que ça ne risque pas de le mettre de bonne humeur que d'insulter Ai Lin, mais merde, il faut bien que quelqu'un finisse par cracher le morceau. Tu n'es évidemment pas le seul à penser ça, vous en avez tous marre de voir Nian sombrer pour une femme qui a agit comme la dernière des enfoirées. S'il y a un enfoiré dans cette histoire, ce n'est pas lui, ce n'est pas toi, c'est elle. Point final. « Tu les sens, ces coup de poing, Nian? TU LE SENS? Ils font mal? Tu sais ça veut dire quoi, ça? Ça veut dire que t'es encore vivant. T'es pas mort, fuck, Nian, t'es encore bien vivant! Et tu vas aller mieux! Tu vas aller mieux parce que pour une fois c'est à mon tour d'agir en adulte et de te dire que ce que tu fais est STUPIDE. Oui, stupide! Si j'agissais comme ça, j'espère que j'aurais un assez bon ami pour me botter le cul jusqu'à ce que je le réalise! Je m'en fiche que tu te mettes à me détester et que tu me frappes chaque fois pour te défouler, je ne te lâcherai pas, compris? Parce que peut-être que TOI, tu n'as plus personne qui vaille la peine que tu vives, mais moi j'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi et j'te laisserai pas disparaître. Alors vas-y, cogne-moi, et cogne fort, parce que tu n'auras jamais connu quelqu'un d'aussi chiant. J'vais te remettre sur pieds Chen Yong Nian, que tu le veuilles ou pas. I DON'T FUCKING CARE WHAT YOU THINK. The End. » Tu portes tes deux mains à ton visage, essayant d'évaluer l'étendue des dégâts, mais l'engourdissement ne fait que s'intensifier. Eh merde... votre manager va vous tuer...

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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Mar 25 Sep - 23:14

Pathétique, c’était ce que tu étais. Voilà ce que tu étais devenu. Un leader pathétique, incapable d’être convenable pour ton groupe. Et pourtant, Dieu seul sait combien ton groupe t’était important, combien c’était l’une des meilleures choses qui te soit arrivé. Et pourtant, aujourd’hui, tu étais en train de foutre en l’air ton rêve, celui d’être idole. Tu étais en train de tout foutre en l’air. Ta carrière, tes amis, ta vie. Tout. Tout ça pour qui ? Ce n’était pas nécessairement pour elle mais à cause d’elle. Guo Ai Lin. Celle que tu avais aimé. Celle qui avait pris possession de ton cœur. Tu avais envie qu’elle voit celui que tu étais devenu, qu’elle voit combien tu étais dépendant d’elle. Elle ne faisait pas partie de ton monde, elle avait été ton monde, tout simplement. Tu te disais, maintenant qu’elle était partie, qu’elle avait été celle dont tu avais besoin pour respirer. En plus de tout foutre en l’air, voilà que tu menaçais une amitié vieille de douze ans. Douze années d’amitié qui semblait au bord du gouffre, alors que ta vie suivait le même chemin. Tu n’avais pas envie de perdre celui qui te surplombait de son poids, celui qui continuait de t’assommer. Et pourtant, c’était là où vous en étiez. Il ne t’avait jamais frappé. Du moins, seulement de façon amicale, comme lorsque vous vous embêtiez. Mais jamais dans le but de faire mal, jamais de la façon dont il le faisait aujourd’hui. Tu avais mal mais ton visage semblait s’engourdir. Tu ne pensais plus au conséquence, tu savais juste que celui qui était ton meilleur ami pleurait tout en te frappant, alors que tu restais inerte contre le sol dur et froid. Ta tête te faisait mal, ton corps en entier semblait souffrir. Mais voilà, voilà qu’il te provoquait. Tu as réagis au quart de tour, sans même comprendre trop ce qu’il se passait.

Les rôles étaient inversés, c’était à toi de le frapper. Ton visage n’exprimait plus qu’une colère certaine envers celui que tu frappais. Tu lui en voulais. Tu lui en voulais d’être si proche de toi. Tu lui en voulais qu’il veuille t’aider. Si personne n’avait voulu te venir en aide, mourir aurait été beaucoup plus simple. Mais il se souciait de qui tu étais. Il se souciait de ton état. Et tu savais que si tu ne laissais pas libre cours à ta rage, tu allais craquer. Alors tu faisais comme lui, tu criais tout en frappant. Des larmes vinrent inondés tes joues. Tu n’avais jamais été violent. Ce n’était pas toi. Yong Nian n’était pas un homme violent. Il était quelqu’un de gentil, toujours là pour les autres. Mais tu n’étais plus Yong Nian, simplement son ombre qui se noyait avec de l’alcool fort. Tu continuais de crier, tu lui disais tout ce qui se passait par la tête. À ce stade-ci, tu ne voulais même plus essayer de t’en sortir. Ça te faisait trop mal que de rester au sol, alors s’il fallait en plus que tu bouges. Bouger pour te tenir la tête hors de l’eau. Bouger pour essayer de survivre. Malheureusement, c’était au-dessus de tes moyens. Puis tu finis en disant que Yong Nian a fuit en même temps qu’elle, que lui aussi t’a abandonné. Car sans elle, tu n’étais plus rien qu’une loque, un corps sans vie. Elle t’animait, te donnait une raison de te lever tous les matins. Et maintenant qu’elle n’était plus, qu’elle était partie refaire sa vie ailleurs, tu n’en avais plus, de raison. Et tu ne pouvais pas t’empêcher de te demander si c’était car elle avait rencontré un autre homme. Peut-être étais-ce ça. Elle était retombée amoureuse d’un homme, un homme autre que toi. Et dire que toi, tu voulais être le père de ses enfants. Et il t’avait semblé que c’était réciproque. Tu ne savais plus quoi penser d’elle ni de tout ce qui se passait. Tu agissais sans vraiment le vouloir, tu frappais ton meilleur ami sans vraiment le voir. Ou non. Tu avais cessé. Tu le regardais simplement. Tu avais mal, ton cœur souffrait tout comme ton âme. On avait enfoncé une lame dans ton cœur et on l’avait tourné et retourné à mainte reprise et ti avais eu l’espoir de mourir. Mais finalement, le couteau est resté là, te laissant à l’agonie.

Il te pousse, te fait dégager. Tu sens ton corps te faire souffrir mais tu te relèves. Tu as mal, ta tête tourne. Tu entends aussi la plainte de ton ami. Mais tu ne dis rien. Tu es coupable de ses blessures, de ta douleur. Mais dans ton état, tu ne peux même plus ressentir de remord vis-à-vis lui. Tu ne te sens pas mal que de l’avoir assommer comme tu l’avais fait. Demain, sûrement, mais au vue de la colère qui animait ton regard, il t’était impossible que de ressentir autre chose que de la douleur. Tu souffrais toujours autant, mais en te concentrant sur tes blessures physiques, tu réussissais à oublier ton cœur qui criait son agonie. Tu le regardes, le fixes. Tu sais qu’il va ajouter quelque chose, tu le sens. Tu es toujours debout, parfaitement immobile. Tes jambes ont mal mais ne te laissent pas tomber. Il venait de la traiter de conne. Elle. Ai Lin. Il venait de l’insulter. Tu pris l’insulte comme un poignard qui s’enfonça, allant rejoindre les autres déjà présent. Tu étais surpris d’être encore vivant tellement tu avais mal. Il n’allait pas te laisser mourir comme tu l’aurais voulu, mais ça, tu le savais. Tu l’avais compris, même si c’était à l’encontre de ce que tu voulais vraiment. Tu avais espérer, les premiers jours, qu’elle revienne dans ta vie en s’excusant, mais tu n’espérais même plus. Elle était partie, c’était définitif. « C’est pas pour elle que j’attend la mort. C’est pour moi-même. Parce que j’ai mal. Parce que je ne supporte plus la douleur. Parce que je suis qu’un putain de lâche. » Tu affirmais être un lâche. Car c’était lâche que de vouloir mourir. Mais tu le désirais tellement que tu t’affirmais en tant que lâche. Car il ne te restait plus rien. Car tu n’étais plus personne. Au fond, être lâche ou non, tu t’en fichais pas mal.

Voir Yang Ping comme ça te surprenait. Pas qu’il n’avait jamais été présent pour toi, c’était loin d’être le cas, mais de le voir t’engueuler comme ça, c’était nouveau. Il s’assoyait d’abord près de toi, attendant que tu parles. Jamais il ne s’était aussi énervé alors que tu allais mal. Mais c’était aussi la première fois que tu agissais ainsi, la première fois que quelqu’un avait besoin de te dire de te réveiller. Oui tu sentais ses coups. Oui tu étais encore vivant. Tu étais encore vivant. Et pourtant, c’était ce qui te faisait mal. Être vivant signifiait souffrir. Tu aurais voulu être mort. Mort et enterré. Tu ne comprenais pas tout ce qu’il te racontait, ça te dépassait. « Besoin de moi ? Tu n’as plus besoin de moi, Yang Ping. Qui aurait besoin d’une ombre ? » Tu savais ce que tu devenais, tu savais que tu étais de plus en plus pathétique. Tu étais donc capable de l’affirmer. Tu ne comprenais pas en quoi ton meilleur ami avait encore besoin de toi, vraiment, ça te dépassait. Et en plus, il comptait encore t’aider. Il voulait encore t’aider, toi qui semblais ne plus avoir d’espoir. Tu essayas de marcher, de rejoindre l’un des sofas. Tu ne fis que t’effondrer au sol, tes jambes ne te soutenant plus. Tu t’assieds donc au sol. Tu recommenças à pleurer, encore plus fort que précédemment. Tu ramenas tes jambes vers toi. Tu te sentais pathétique. Atrocement pathétique. Tu pleurais, encore et encore. Et pourtant, tu pleurais rarement. Du moins, rarement comme ça. Tes épaules étaient secouées de sanglot amer et tu tremblais. Tu avais peur, tu avais mal, rien ne semblait vouloir aller pour toi. « Je sais plus Yang Ping... Je sais plus. Je sais plus quoi faire, je sais plus qui aller voir. Je sais plus ce que je fais sans elle, je sais plus ce que je suis sensé faire. Je ne mettais jamais rendu compte combien j’étais dépendant de cette fille YP... Et pourtant, sans elle, je n’arrive plus à me tenir debout. Sans elle, j’ai l’impression d’être mort, de ne plus exister. »

Tu te sentais pathétique de pleurer comme ça devant ton meilleur ami. En tant qu’homme, tu aurais du être plus fort que ça, et pourtant, tu pleurais. Tu tremblais, tu venais de caché son visage dans tes bras comme l’aurait fait une fillette. Mais tu avais aussi le droit d’avoir mal, de souffrir. Le départ de celle que tu aimais plus que tout t’avait achevé. Tu enviais ton meilleur ami, qui était encore avec Mei Mi, malgré les épreuves. Toi et Ailyn avez essayé de traverser quelque chose difficile, soit sa dépression et semblerait-il que votre couple n’y ait pas survécu. Tu semblais passé entre la douleur et la rage, soudainement plus calme. Tu avais expulsé ta colère, ne gardant que les larmes qui s’échappaient maintenant. Tu relevas ton visage vers YP, alors qu’une douleur nette se lisait dans tes yeux. « J’ai l’impression de ne plus rien être. Avec elle, j’avais l’impression d’exister, d’être important. Et là... J’ai juste l’impression que ma vie ne mène à rien, qu’elle ne sert plus à rien. Je sais plus où je m’en vais, je suis plus où je suis sensé aller... » Plus tu parlais, plus tu te trouvais pathétique. Mais tu avais besoin de parler, tu crois. Besoin de parler à la seule personne qui pourrait et voudrait t’écouter. Il était ton seul véritable ami, la personne qui te soutenait et te supportait depuis maintenant douze ans. Il n’y avait pas meilleur ami que lui, du moins, pas pour toi. Et tu savais que tu n’avais aucune honte à pleurer devant lui. Surtout si tu ne pleurais jamais. Ou très rarement. Surtout lorsque cela concernait Ai Lin en fait. Ton corps était encore secouer de fort tremblement. Mais tu n’avais même pas envie d’arrêter de pleurer. Pour une fois, tu pouvais bien te sentir plus pathétique que jamais. « Yang Ping, dit-moi que je ne suis plus inutile, dit-moi que ma vie peut encore mener à quelque chose... » Tu avais seulement besoin d’entendre ce que tu voulais entendre, que ce soit vrai ou faux. Tu avais simplement besoin de savoir que tu existais encore malgré le départ de celle que tu aimais. Simplement besoin de savoir qu’au fond, tu n’étais pas mort avec elle.
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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Mar 2 Oct - 21:24

« C’est pas pour elle que j’attend la mort. C’est pour moi-même. Parce que j’ai mal. Parce que je ne supporte plus la douleur. Parce que je suis qu’un putain de lâche. » As-tu besoin de le frapper encore pour qu'il comprenne? Il n'est pas un lâche, il n'a jamais été lâche, s'il te fallait trouver des milliers de défauts à ton meilleur ami, ce qualificatif ne ferait certainement pas partie de la liste. Pour ta part, tu es juste convaincu qu'il est terrifié, parce que c'est exactement ainsi que tu te sentirais si jamais Mei Mi quittait ta vie pour de bon. Tu aurais tellement peur d'affronter ton avenir tout seul après avoir perdu ton principal repère, la bouée à laquelle tu pouvais t'accrocher pour ne pas sombrer, le phare qui t'éclairait lorsque tu avais seul dans le brouillard la nuit. Ai Lin avait été longtemps cette personne pour Yong Nian et même si tu préférerais qu'il cesse immédiatement de penser à elle, tu sais que c'est impossible et qu'il faudra énormément de temps au leader avant de tourner ne serait-ce que la première page du livre qui s'est écrit sur eux. Cela dit, peu importe à quel point il souffre et à quel point la douleur lui est insupportable, tu ne peux pas le laisser gâcher ce pour quoi il a si longuement travaillé et pire encore, tu ne peux pas le laisser mettre fin à sa vie. Qu'il veuille mourir ou vivre, ça te passe dix pieds par-dessus la tête maintenant, tu comptes bien le suivre à la trace jour et nuit s'il c'est ce qu'il faut pour le maintenir dans ce monde. On verrait probablement un nouveau Yang Ping naître à cause de l'état de ton meilleur ami. C'est toi qui devra endosser les responsabilités qui reviennent normalement au leader et l'épauler le plus possible. Tu devras être là pour lui autant qu'il l'a été pour toi lorsque tu ne tenais plus debout, peut-être même encore davantage. Tu seras sa béquille jusqu'à ce qu'il réapprenne à marcher tout seul, tu seras le frère que tu as toujours été, mais que tu n'as juste pas eu l'occasion d'extérioriser jusqu'à présent. « Besoin de moi ? Tu n’as plus besoin de moi, Yang Ping. Qui aurait besoin d’une ombre ? » Tu pousses un long soupir et te laisses retomber sur le dos durement, les mains posées sur ton ventre et les yeux clos. Un peu plus et tu te bouches les oreilles juste pour ne plus entendre Nian prononcer des mots qui ont aussi peu de sens pour toi.

D'aussi loin que tu te souviennes, tu as toujours eu besoin de lui. Tu as beau être un mec et jouer la carte du type fier et indépendant qui n'a besoin de personne, en vérité tu te sentirais perdu sans ton meilleur ami. Comme Nian a toujours été le plus âgé et le plus sage de vous deux, c'était lui qui jouait le rôle de ta conscience quand tu étais encore trop idiot pour en avoir une mature afin de juger de tes actions. C'était lui qui jouait le rôle du grand frère, qui t'aidait avec tes devoirs, qui te prévenait quand tu étais sur le point de faire une bêtise qui te coûterait cher, qui n'hésitait pas à te réprimander quand tu avais besoin d'être secoué un peu. Au-delà de tout ça, il était également celui avec qui tu riais le plus. C'était encore comme ça il y a à peine quelques jours, puis quelque chose a tout détruit. Tu ne sais pas pour combien de temps cette distance entre vous perdurera, mais tu es déterminé à tout reconstruire si Nian est d'accord pour y participer. Tu décides que tu as assez gueulé pour cette nuit et te tais en le laissant parler. Tu ne le vois pas lorsqu'il se lève pour se diriger vers le sofa, mais tu réalises que la provenance des sanglots a changé et c'est à ce moment que tu ouvres les yeux et tournes la tête pour apercevoir le plus vieux recroquevillé sur le sofa comme un enfant. En l'observant, tu remarques à quel point Nian est brisé, un peu comme si l'ampleur de son état te frappait soudainement. C'est la première fois que tu le vois pleurer ainsi, en fait tu ignores même si tu l'as déjà vu pleurer depuis que vous vous connaissez. Le leader est un homme sensible, mais qui sait contrôler ses émotions tandis que toi, tu es tout le contraire. Tu es orgueilleux, mais si tu as à pleurer, tout va sortir d'un seul coup. Tu n'accumules rien, tu évacues sur le fait, que ce soit de la tristesse, de la colère ou une grande joie. C'est pour cette raison que Yong Nian fait un si bon leader, après tout. Il sait composer avec toutes sortes de sentiments et ne pas se laisser manipuler par eux, sauf que sa rupture a probablement fait éclaté cette barrière de protection...

« Je sais plus Yang Ping... Je sais plus. Je sais plus quoi faire, je sais plus qui aller voir. Je sais plus ce que je fais sans elle, je sais plus ce que je suis sensé faire. Je ne mettais jamais rendu compte combien j’étais dépendant de cette fille YP... Et pourtant, sans elle, je n’arrive plus à me tenir debout. Sans elle, j’ai l’impression d’être mort, de ne plus exister. » Lorsque tu te redresses cette fois, tu te sens beaucoup moins étourdi et ta vision semble s'être rétablie. Ton visage est quelque peu enflé et tu ignores encore à quoi ça ressemblera d'ici quelques heures, mais pour l'instant tout ça est le dernier de tes soucis. Il te faut quelques secondes avant de réussir à te lever sur tes deux jambes et dès que c'est fait, tu te rassois. La marche, ça ne sera certainement pas pour tout de suite. C'est une vision déplorable que de voir celui qui a été ton principal soutien pendant la majorité de ta vie n'être plus qu'une coquille vide et triste. Ton meilleur ami continue de pleurer pendant que toi, tu as envie de ramper hors de la pièce et d'aller dormir pendant trois jours. « J’ai l’impression de ne plus rien être. Avec elle, j’avais l’impression d’exister, d’être important. Et là... J’ai juste l’impression que ma vie ne mène à rien, qu’elle ne sert plus à rien. Je sais plus où je m’en vais, je suis plus où je suis sensé aller... » Qu'est-ce que tu peux encore essayer de lui dire qui pourra l'aider? Les mots ne te viennent plus aussi facilement que tout à l'heure, probablement parce que ta colère s'est évaporée en même temps que tes dernière forces. Tu te sens lasse, tu te sens engourdi, tellement que tu as l'impression que tout ceci n'est qu'un cauchemar et que tu risques de te réveiller d'une minute à l'autre. La scène te semble soudainement beaucoup moins réaliste, mais malheureusement il s'agit bien de la dure réalité... « Yang Ping, dit-moi que je ne suis plus inutile, dit-moi que ma vie peut encore mener à quelque chose... » Tu ignores pourquoi, mais ces derniers mots te donnent l'énergie suffisante pour te lever et faire les quelques pas jusqu'au sofa, où tu trouves Yong Nian en train de sangloter.

C'est tout naturellement que tu poses tes deux mains sur ses épaules et que tu le forces à se redresser pour te regarder. Tu plantes tes yeux dans les siens, ne sachant pas si tu parviendras à transmettre autant de sincérité dans tes paroles que tu le souhaiterais. « Écoute-moi bien. Tu es Chen Yong Nian, alright? Tu es le leader d'un groupe qui devient plus populaire de jour en jour et bientôt tu seras aussi le leader du premier sous-groupe officiel de la ASE. Écoute, Nian... je sais que j'ai l'air de ne pas pouvoir comprendre et c'est sûrement vrai, mais je suis sûr d'une chose et c'est que tu n'es pas rien. Que ça te prenne des mois, ou des années, tu iras mieux. La douleur va s'effacer. Tu pourras envoyer chier tout le monde entre temps si tu veux, et même si tu me traites de con pour le trente prochaines années, ça m'est égal. J'vais pas t'abandonner. T'as tort quand tu dis que je n'ai plus besoin de toi. J'aurai toujours besoin de toi, t'es mon frère. On n'a pas le même sang, mais c'est sans importance. J'vais te remettre sur pied, ok? Du moins, j'vais essayer encore et encore jusqu'à ce que ça marche. » Ça n'a rien du discours le plus émouvant et le plus recherché qui soit, mais c'est on ne peut plus honnête. Déjà, que tu lui dises tout ça relève d'un exploit que ton meilleur ami n'avait jamais vu jusqu'à présent. Au plus profond de toi-même, ce que tu veux qu'il sache, c'est qu'il pourra toujours compter sur toi. Même s'il devient le pire des enfoirés et qu'il te traite comme une merde, tu ne vas pas le laisser tomber. Ta présence n'égale pas celle de son ex petite-amie, mais tu t'en fous, tu sais qu'il finira par rencontrer une autre femme et qu'il aura un tout aussi bel avenir. C'est un homme bien, il mérite d'avoir tout ça et il l'aura, s'il persévère...

Un peu maladroitement, tu passes un bras derrière les épaules du plus vieux et le serres contre toi. Ça n'a rien du câlin du siècle, mais reste que c'est une marque d'affection comme vous vous en faites rarement. « … c'est notre premier moment gay à vie, t'imagines? » chuchotes-tu en rigolant un peu. Ça ne doit évidemment pas être le premier, mais tu espères que cette petite blague façon Ping lui arracheras au moins un semblant de sourire. Tu tapotes doucement son épaule. « Tu n'as pas tout perdu. Moi j'suis là, Mei Mi aussi... Hei Ye aussi. You gotta fight, bro. For us, for you. »

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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Sam 20 Oct - 1:27

Tous tes muscles te font mal. Parler te fait mal, seulement, tu as besoin de parler. Tu n’exprimes jamais réellement tout ce que tu penses. Tu gardes tout à l’intérieur. Tu accumules, et ce, jusqu’à ce que tout explose. Tu n’es pas leader pour rien. Tu encaisses, tu es capable d’en prendre beaucoup. Tu sais contenir tes émotions et c’est toi qui dirige, pas eux. C’est sûrement aussi pour ça que les autres apprécient ta présence. Tu es quelqu’un d’étonnamment juste, même si cela concerne quelqu’un que tu n’aimes pas. Tu sais mettre de côté les vieilles rancœurs et les sentiments lorsque cela se retrouve à être nécessaire. Et ça, tu le sais bien. C’est aussi pourquoi tu es quelqu’un d’autonome, qui ne dépend de personne pour vivre. Ou, enfin, c’était ce que tu croyais. Mais tu étais plus que dépendant de celle qui avait partagé ta vie pendant quatre belles années. Avant de partir comme une voleuse, sans rien dire, te laissant seul avec tes maux. Tu avais besoin d’elle plus que quiconque dans ta vie. Parce qu’elle n’était pas partie seule, oh non, ce serait beaucoup trop facile. Elle est partie avec ton cœur, une partie de toi-même qui s’était construit avec elle. Elle est partie avec tes rêves de famille, tes rêves de futur. Tu n’oses même plus espérer. Tu n’oses même plus voir plus loin que la journée même tellement tu as peur que de t’imaginer un futur sans elle. Elle était ton futur, tout simplement. Tu étais convaincu que d’être incapable d’aimer à nouveau, que d’être incapable de chérir une autre fille qu’elle. En fait, tu n’avais même pas envie que d’être avec une autre fille qu’Ai Lin. Tu enviais presque ton meilleur ami, qui, malgré les épreuves, avait réussi à garder celle qu’il aimait auprès de lui. Tu enviais son bonheur, sa relation qui ne connaitrait sûrement jamais de fin. Tu étais persuadé de vivre une histoire comme celle-ci, seulement, voilà qu’elle était partie, t’enlevant tout ce à quoi tu croyais.

Un soupire franchit tes lèvres alors que tu venais de te lever. Tu avais mal à la tête, tu avais l’impression que la pièce tournait. Tu voulus avancer mais tu ne fis que t’effondrer sur le sofa. Tu n’étais même plus en état de tenir debout, que ce soit à cause des coups solides de ton meilleur ami ou encore de l’alcool. Tu ne savais pas et ne voulais même pas savoir. Tu avais mal. Tu te sentais comme le pire des minables, incapable d’avancer, noyant son malheur dans l’alcool. Toi qui avais toujours été un bon exemple, toi qui avais toujours aimé boire mais avec modération. Tu ne prenais même plus plaisir à boire, c’était devenu une nécessité pour oublier, quelques instants, tout ce qui s’abattait sur ta vie comme un ouragan qui se déchaînait, ne laissant qu’une carcasse vide. Tu ne laisses que très rarement tes émotions prendre le dessus. Voir jamais. Mais tu n’avais plus la force de les contenir. Des larmes vinrent rouler sur tes joues avant de devenir de lourds sanglots. Tu as mal. Tu as peur. Tu es perdu. Tes épaules sont secouer et tu trembles violemment. Tu ne pleures jamais. Ce n’est pas dans tes habitudes. Tu es du genre à mettre tes sentiments de côté et à garder la tête haute. Tu détestes avoir l’air faible, parce que Yong Nian n’est pas quelqu’un de faible. C’est un leader fort, fier et juste. Seulement, elle est aussi partie avec ce Yong Nian là, ne laissant aux autres qu’un leader au dos recourbé sous le poids de la douleur. Les genoux ramené vers toi, tu fais plus penser à un enfant qu’à un adulte. Tu aurais voulu arrêter de pleurer, tu aurais voulu être capable que de te lever debout et d’affronter la vie comme tu l’as toujours fait. Mais il te manque ton plus solide pilier. Ta vie est en train de s’écrouler, comme une maison qui aurait mal été construite. Comme un immeuble où l’on aurait arraché le pilier central. Tu pleures. Tu n’en as rien à faire, en ce moment, de la fierté. Au fond, tu as bien le droit, au moins une fois dans ta vie, que de te montrer faible. Que de te montrer humain en laissant voir tes émotions.

C’est ton meilleur ami qui te fait relever la tête alors qu’il appuie ses mains sur tes épaules. Tu renifles péniblement, te sentant réellement misérable devant lui. D’habitude, entre vous deux, c’est lui qui pleure, c’est lui qui laisse voir ses émotions. Pas toi. Toi tu es le grand frère, celui qui le supporte. Tu es celui qui le conseille, qui l’aide. Ça te fait un peu étrange que de voir les rôles inversés, que de voir cette facette de ton meilleur ami que tu soupçonnais mais ne connaissait pas. Pour le moment, autant que tu lui en voulais, autant que tu lui étais reconnaissant. Au fond, tu savais que, même si Ai Lin t’avait abandonné, même si tout le monde t’abandonnait, lui resterait. « Right » lui dis-tu alors qu’il t’obligeait à l’écouter. Les larmes continuèrent de rouler encore sur tes joues. Franchement, parfois tu te demandais comment tu faisais pour mériter un si bon meilleur ami, sachant que tu n’étais pas quelqu’un d’exceptionnel. En fait, tu avais une relation beaucoup plus fraternelle avec lui qu’avec ton frère de sang, qui t’avait renié depuis déjà des années. Triste est le sort de jaloux. « Je... Que... Thank you bro. » Il n’y avait rien de plus à ajouté que ce remerciement bien penser. Tu essayas d’essuyer quelques peu tes larmes, détestant pleurer de la sorte, avoir l’air si faible. Et puis, tu te sentais con. Pendant deux mois presque, tu avais refusé d’aller vers ton ami, ton meilleur ami, parce que tu refusais d’aller chercher de l’aide. Tu étais quelqu’un d’indépendant, quelqu’un qui n’avait pas besoin de l’aide des autres. Tu es le pilier, pas celui qui a besoin d’être supporter. Mais aujourd’hui, maintenant, tu comprenais l’étendu de ta douleur. Et tu avais envie de le croire, que celle-ci finirait par s’estomper. Et puis, aujourd’hui, tu avais réalisé que tu n’étais pas invincible, qu’au bout du compte, tu avais besoin des autres.

Cependant, tu fus surpris alors qu’il te serrait dans ses bras. C’était sûrement votre premier vrai « câlin » à vie. Parce que, entre vous deux, c’était des accolades viriles, des marques d’affection parfaitement masculine - voir ici les coups sur l’épaule -. Mais tu ne dis rien. Cela te rassura même. Tu cessas lentement de pleurer. Puis, tu pensas que, si quelqu’un rentrait dans la salle, ici et maintenant, il serait sûrement surpris de voir les deux mecs les plus mec de l’agence l’un dans les bras de l’autre. Un léger sourire moqueur apparut sur tes lèvres à cette pensée, surtout avec son commentaire. Même qu’un léger rire franchit tes lèvres. « Yah ! Ne profite pas de mon été lamentable d’ébriété et d’homme au cœur brisé pour abuser de moi ! » t’exclamas-tu en rigolant doucement. Ta tête te faisait mal. Seulement, semblerait-il que les coups et les larmes avaient réussi à te dessaouler d’aplomb, ne laissant qu’une lourde fatigue s’abattre. Au moins, un faible sourire trônait sur tes lèvres, ce qui était déjà bien. Tu pensas vaguement que, si ce n’était pas de la douleur qui s’élançait sur ton visage et sur le haut du sourcil de ton meilleur ami qui commençait à enfler, tu aurais presque cru avoir halluciné frapper ton meilleur ami. Mais cela avait été le cas. La suite te fis baisser les yeux. Tu devais te battre, te relever. Tu doutais en être capable. « Only if you’re here. ‘Cause I can’t do it alone. » Tu lui fis un faible sourire. Au fond, tu savais qu’il était le seul sur qui tu voudrais réellement te reposer. Qu’il était la seule personne en qui tu avais une confiance absolue, que tu lui confierais ta vie s’il le fallait.

Puis, tu te dégageas pour te lever. Tu te sentais toujours aussi étourdi, mais tes jambes vacillaient moins. Tu te dirigeas vers la cuisine et sorti deux sac de légumes congeler de vote congélateur. En revenant vers le salon, tu en lanças un à ton meilleur ami avant d’en poser un sur ton visage. « Sorry. Mais je crois que... J’aurais rien compris si tu ne m’avais pas tapé un peu, bon, plus qu'un peu. Et c’était évident que j’aurais riposté. » Tu revins t’assoir sur le sofa. Il t’avait ouvert les yeux. Tu étais décidé à vouloir remonter la pente, même si cela allait être difficile. Tu savais que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, que l’appel de l’alcool serait encore fort, que ton insomnie était loin d’être fini. Tu savais que tes crises de nerfs allaient continuer, que tu allais sûrement continuer à t’entraîner comme un défoncer sans prendre la peine de manger. Tu le savais très bien. Mais, à chaque jour, ton état allait s’améliorer, peu à peu, lentement mais sûrement. Tu t’étires légèrement et tourne la tête vers ton ami. « On donne quoi comme excuse, demain, au manager ? » t’enquis-tu alors que tu déplaçais le sac de petits pois congelé. Mine de rien, c’était vraiment pratique ce genre de truc.
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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Mer 24 Oct - 17:00

C’est important que Yong Nian comprenne qu’il n’est pas seul, qu’il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Peut-être qu’une personne avec le bon jugement d’une plante aquatique – tu ne vises vraiment personne non – a décidé de le laisser tomber, mais ce ne sera pas ton cas, du moins pas avant que les poules n’aient des dents. Quoi que tu ferais mieux de trouver une autre comparaison parce qu’avec les modifications génétiques dont sont capables les scientifiques d’aujourd’hui, les poules auront peut-être bientôt des crocs… tu sais que ton meilleur ami est quelqu’un d’indépendant qui a toujours fait passer les autres avant lui-même, considérant ses faiblesses comme une humiliation qu’il devait épargner à tout prix à son entourage. C’est pourquoi tu as toujours essayé d’être présent, pas nécessairement en t’annonçant haut et fort, mais seulement en ne quittant jamais ses côtés. Tu es un peu comme l’allié loyal dont a besoin chaque super-héros, lui apportant ton aide dans l’ombre sans en retirer un quelconque bénéfice personnel. On pourrait croire que vous n’êtes pas aussi proches que d’autres garçons de l’agence qui passent leur temps à se chercher des poux dans les cheveux – c’est comme ça que tu décris le fait de voir deux garçons se jouer dans les cheveux – ou à s’étreindre comme deux amoureux perdus. Tu rétorquerais à cela que ce n’est pas parce que vous vous démontrez peu votre affection physiquement que les sentiments ne sont pas là. L’amitié prend une forme différente pour chaque personne, mais il vient parfois des moments où seul un bon gros câlin semble une issue appropriée. Soit parce que les mots sont de trop, ou soit parce que justement, les mots ne sont pas suffisants pour transmettre le message qu’on veut. C’est ce qui vous arrive aujourd’hui… la colère que vous éprouviez l’un envers l’autre n’a pu se dissiper qu’en vous tapant dessus, et la tendresse – bien que très masculine – que tu éprouves pour Yong Nian ne se formule pas vraiment en paroles, d’où l’importance de le lui montrer en le serrant dans tes bras. Ça peut sembler compliqué, mais il n’y a rien de plus simple à tes yeux. Incapable de lui dire que tu l’aimes – l’orgueil, vous comprenez – tu préfères encore qu’il le réalise lui-même parce que c’est juste évident. Ce n’est pas parce qu’on te force que tu l’accompagnes depuis toutes ces années, te chargeant de répandre l’humour au sein de votre duo ainsi qu’une pincette de bêtise pour agrémenter le tout. Yong Nian inspire plutôt la maturité, la stabilité et le réconfort, un peu comme une maison dans laquelle la cheminée fume constamment et où un bon repas se fait attendre. À tes yeux, c’est ce qu’il représente. Vivant loin de tes parents depuis tes neuf ans, ton leader est un peu comme ta deuxième maison. Sans lui, ne serais-tu pas un peu comme un sans-abri?

« Yah ! Ne profite pas de mon été lamentable d’ébriété et d’homme au cœur brisé pour abuser de moi ! » Tu lèves les yeux au ciel avant de lui assener un coup de coude léger dans les côtes. Heureusement, tu n’as pas trop cogné là tout à l’heure contrairement à ton ami qui ne t’a loupé à peu près nulle part. Ton visage doit être enflé comme un grain de maïs qu’on fait chauffer au micro-ondes, mais ce n’est pas la seule partie de ton corps qui te fait souffrir. Tu souris tout de même, rigolant toi aussi un peu plus fort tout en grimaçant parce que tes côtes te font horriblement mal. Tu reprends d’ailleurs tes bras, les croisant devant ton estomac comme si ça suffirait à réduire la douleur… qu’on se le dise, c’est loin d’être efficace. « Moi, profiter de toi? Qui ici refuse que je me promène à poil parce qu’il trouve mon cul trop bandant, hein? » Tu le regardes en haussant les sourcils, cherchant à le provoquer un peu, comme d’habitude. En temps normal vous passez votre temps à vous envoyer des vannes de la sorte, jouant à qui réussira à fermer le clapet de l’autre. Curieusement, c’est rarement le même qui l’emporte, peut-être parce que vous vous connaissez trop bien et savez exactement quoi dire pour vous faire taire mutuellement. Une chose est sûre, les allusions homosexuelles sont probablement vos préférées, pas parce que vous aimez vous moquer de cette orientation sexuelle, mais seulement parce que vous ne pourriez tellement pas être moins gays que ça rend la blague encore plus idiote. Eh oui, entre mecs la stupidité est souvent au rendez-vous, c’est bien connu. Même que vous faites exprès d’exagérer devant Makoto parce que monsieur rabat-joie se frustre à tout coup et que ses réactions vous font bien marrer. « Only if you’re here. ‘Cause I can’t do it alone. » Tu reprends un peu ton sérieux et lèves les yeux vers lui, clignant lentement des yeux une fois tout en hochant la tête, signifiant ton accord. Un mince sourire étire ensuite tes lèvres et tu le suis du regard lorsqu’il se lève de peine et de misère, se dirigeant vers la cuisine. « Who said I was planning to go anywhere? You’re annoying as fuck but I kinda like being around you! » Tu attends qu’il se retourne vers toi pour lui tirer la langue, t’adossant enfin sur le canapé en laissant échapper une plainte. Pour un petit homme, il frappe plutôt durement ce Yong Nian!

C’est ton estomac endolori qui attrape le sac à ta place et ça te coupe le souffle l’espace de quelques secondes. C’était bien mérité après ton commentaire sarcastique, si bien que tu ne répliques rien et te contente d’appliquer le sac congelé sur ton visage en soupirant de soulagement. « Sorry. Mais je crois que... J’aurais rien compris si tu ne m’avais pas tapé un peu, bon, plus qu'un peu. Et c’était évident que j’aurais riposté. » Tu tournes la tête vers lui, surpris d’entendre ces paroles sortir de la bouche de ton meilleur ami. Vient-il enfin de dire qu’il a compris? Compris pourquoi tu t’es fait aussi insistant ces dernières semaines, aussi irritant avec tes interrogations? Mais en fait ce n’est pas comme si tu t’attendais à une autre issue… Yong Nian est brillant après tout, tu étais certain qu’il finirait par y voir clair et ça te redonne un mince espoir qu’il réussira à remonter la pente. Tu comptes bien l’aider d’ailleurs, mais si les premiers pas se font par lui-même, ce sera extrêmement plus facile pour tout le monde. « Tu ne m’as pas manqué, je l’admets. Ta boxe porte fruits, je promets de ne plus me moquer. » Tu ris encore et grimace encore, changeant les petits pois de place, cette fois te concentrant sur tes côtes très douloureuses. Mine de rien, c’est vraiment pratique ce genre de truc! Tu ne saurais pas vraiment comment cuisiner ces légumes, mais pour prévenir les enflures ça te semble vraiment la solution parfaite… un vrai homme comme on dit… « On donne quoi comme excuse, demain, au manager ? » Alors là, excellente question à laquelle tu n’as absolument aucune réponse. D’une façon ou d’une autre il allait vous tuer tous les deux pour vous être montrés aussi imprudents. Que vous lui racontiez un malheureux accident ou la pure vérité, le résultat serait probablement le même. Il allait vous tirer par les oreilles et vous faire supplier à genou de ne pas vous foutre à la porte tellement vous êtes imbéciles. En tout cas… tu ne sais pas pour Yong Nian, mais tu as subi ce genre d’humiliation quelques fois par le passé. Tu hausses les épaules en posant le sac congelé sur ton ventre, fermant les yeux pour en apprécier les effets bienfaiteurs. « Tu sais très bien qu’il va nous anéantir peu importe ce qu’on lui invente comme excuse. Du moins, il va encore me pointer du doigt. J’crois qu’il pense que je suis la cause directe des deux Guerres Mondiales. » Tu jettes un coup d’œil on ne peut plus sérieux à Yong Nian. C’est vrai quoi, il ne rate jamais une occasion de te dire que tu es un imbécile même si au final vous vous entendez vraiment bien. Comme deux bons amis qui se cherchent constamment. D’ailleurs après Yong Nian il est sûrement la personne de ton entourage avec laquelle tu as la meilleure relation. « On a déboulé les escaliers… je t’aidais à t’entraîner à la boxe et on s’est laissés aller… ou on dit simplement la vérité. J’veux dire, il sait qu’on est meilleurs amis et que ça arrive de déraper… il va nous passer un savon dans le pire des cas et voilà… tu crois pas? » Tu le fixes un petit moment, attendant une quelconque réaction de sa part. Après tout c’est encore lui le leader non? Sa décision sera sans doute la plus sage et tu comptes la suivre comme d’habitude. « Bon… on devrait sans doute aller dormir, mais j’ai plus tellement envie maintenant. Tu veux jouer à un truc? »

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MessageSujet: Re: //+16\\ Turn off the light and leave me alone ~ Ping Pong   Sam 27 Oct - 2:27

Tu retins une plainte étouffée lorsqu’il te donne un léger coup de coude dans les côtes. Plus de peur que de mal, tout de même, vous êtes tous les deux sûrement pas beaux à voir. Il ne faut jamais sous-estimer deux meilleurs amis, surtout lorsque l’un d’eux est en état d’ébriété avancé et que l’autre semble déterminé à remettre l’homme saoul sur pied. Cela peu devenir plutôt violent et entraîner quelques conséquences. Les deux assis sur le sofa, tu sentais ton visage élancer. Comme toutes les autres parties de ton corps à vrai dire. Il ne t’avait pas raté, tout compte fait. Cependant, il réussit à t’arracher un rire avec son commentaire. Ce qui était presque miraculeux, si l’on prend à compte que tu n’as sûrement pas esquisser un sourire depuis les deux derniers mois. Alors, même rire. Mais c’était ton meilleur ami. Et il était capable de tout. Ou presque. Tu ne peux pas t’empêcher de répliquer, essayant de prendre une mine presque apeurée. Échec total, cela ne fait que t’arracher une grimace de douleur compte tenu que tu dois avoir le visage plutôt abimé. « Oh, évidemment. Et puis, je rêve de toi la nuit. Nous deux, seuls, dans une chambre plongée dans le noir, en sueur » ajoutes-tu d’un ton sarcastique, quoique moqueur. C’est vos genres de blagues. C’est stupide, complètement immature, mais vous n’y pouvez rien. S’il avait eu une quelconque ambigüité quant à votre orientation sexuelle, peut-être que vous ne plaisanteriez pas comme ça, mais, pour le coup, vous vous saviez parfaitement hétérosexuel. C’était plus qui allait fermer la gueule à l’autre en fait. La stupidité était quelque chose de fréquent chez vous en fait. « Je bande tellement sur ton beau petit cul que je me retiens de pas te sauter dessus à chaque fois que je te vois. » Tu levas les yeux au ciel alors qu’un rire franchit tes lèvres. Certains se seraient déjà découragé de vous endurer, Makoto le premier. Dommage, mais tu étais leader. Et bien loin de vouloir quitter le groupe.

Finalement, tu te levas. Tu avais besoin de glace. Ne serais-ce que pour éviter que ton visage n’enfle trop. Tu ouvres le congélateur. Le seul truc qui vous reste, c’est des petits pois congelés. Tu ignores même pourquoi il y a ça. Mais tu viens que de leur trouver une utilité. Chose plutôt spectaculaire. Sinon, ils auraient sûrement continué de geler dans le congélateur jusqu’à ce qu’un mec du groupe les jette. Tu retournes dans le salon, lançant le sac à ton meilleur ami. Bon, tu as peut-être mal visé, compte tenu que tu lui as pas mal abimé les côtes. Tu l’as juste vraiment amoché en fait. Tu appréhendais le moment où il verrait Mei Mi. Où elle verrait les dégâts que tu avais faits chez son copain. Tu allais très certainement passer un sale quart d’heure, même si tu étais sûrement tout aussi amoché que lui. En fait, tu n’allais pas juste passer un mauvais quart d’heure. Tu allais très certainement finir six pieds sous terre. C’est en soupirant que tu te laisses tomber aux côtés de Yang Ping. Tu lui dis seulement que tu n’aurais pas compris si vous n’en étiez pas arriver aux poings. C’était une façon très virile - et surtout très imbécile - que de régler les problèmes. Un bon coup de poing - ou plusieurs dans votre cas - et voilà, le problème était partiellement régler. Tu savais que tu avais encore beaucoup de chemin à faire, seulement, tu avais déjà fait un grand pas. Tu avais remarqué que tu n’étais pas seul. Ou enfin, ça, tu l’avais toujours sur. Mais tu venais de concevoir que tu ne pouvais pas y arriver, seul. Qu’il fallait, pour une fois, que tu t’appuies sur celui que tu avais supporté ces dernières années. Ce qui n’était pas plus mal en soit.

« Tu es mieux de ne plus te moquer. Tu vois comme ce peu être utile. Tu pourrais même venir t’entraîner avec moi, non ? » Un sourire moqueur apparaît sur tes lèvres. Tu doutes qu’il soit, en ce moment et sûrement pour les prochains jours, en état que de s’entraîner à quoique ce soit. Ça te fait rire. Bon, rire te fait aussi mal. Semblerait-il que tes côtes en ont aussi souffert. Tu soupires et change encore le sac de pois de place. Ton visage fait cependant terriblement plus mal que les autres parties de ton corps. Tu te demandas soudainement si les autres membres du groupe vous avaient entendu. Très certainement. Tu étais presque content qu’ils n’aient pas interagi. Tu avais besoin d’une confrontation avec Yang Ping et seulement lui. Parce qu’il était celui à qui tu faisais le plus confiance, parce qu’il était le seul sur qui tu accepterais de t’appuyer. Pas que tu n’ais pas confiance aux autres mecs de ton groupe, seulement, avec lui, c’était différent. Il était comme un vrai. Tu t’en foutais de ne pas avoir le même sang que lui, il était ton frère, le seul qui ait toujours agit comme ça. Tu avais une confiance aveugle envers lui et tu savais qu’il sera toujours là pour te supporter. Et tu avais, aujourd’hui, remarquer que, malgré toutes ses conneries, il pouvait aussi se montrer très compréhensifs et sérieux. Pas que tu n’en ais déjà douter, mais, entre vous deux, c’était lui l’homme sensible. « Quoique, tu n’en as peut-être pas besoin. Imagine si tu m’avais ouvert l’arcade sourcilière ! Tu es passé proche par contre. » Mais tu ris. Tu as atrocement mal à la tête cependant. Sûrement une gueule de bois venue trop vite comme tu avais dégrisé trop tôt.

Finalement, tu lui demandas si on pouvait trouver une bonne raison à donner au manager. Tu savais pourtant qu’aucune raison ne serait valable, et que, bien entendu, ce serait ton meilleur ami le coupable. Et dire que c’était toi qui étais rentré complètement saoul et qui avait envoyé le premier coup. Une chose était sure, s’il venait qu’à accuser le danseur, tu le défendrais bien évidemment. Tu étais tout de même assez mature pour accepter tes torts. Tu étais un grand garçon après tout et tu étais capable de reconnaître tes erreurs. Quoique tu ne considérais pas tellement que le fait d’avoir frappé ton meilleur ami était une erreur en soit. Oh, tu t’en voulais. Pour ça, tu t’en voulais atrocement. Mais, au fond, cela t’avait sûrement permis d’ouvrir les yeux. Et peut-être qu’après cet évènement, votre amitié allait s’en sortir plus forte. À chaque évènement comme celui-là, tu avais l’impression que vos liens se resserraient. Comme lorsqu’il avait eu des ennuis avec Mei Mi. Une seule chose était sure, c’était que votre amitié était indestructible. Tu savais que, tant qu’il serait à tes côtés, tu allais pouvoir passer au travers toutes les épreuves que la vie allait placer devant toi. Certaines seraient plus difficile que d’autres, mais c’était sur que tu allais être capable de continuer d’avancer s’il restait avec toi. « Ouai... J’crois bien qu’il peut comprendre. Surtout qu’il n’est pas aveugle et qu’il doit bien savoir ce qui s’est passé avec Ailyn et tout. Et puis, on n’a qu’à lui dire que y’a pas meilleure façon pour régler un problème qu’avec un bon coup sur la gueule, non ? » Un sourire étire tes lèvres. Tu essaies de cacher la souffrance qui est revenue sous forme de vague violente lorsque tu as dit son nom. Cela te faisait toujours aussi mal, même si elle était partie depuis un moment. Tu ressentais encore ce vide en toi, cette noirceur qui t’habitait. Mais, pour la première fois depuis son départ, il te semblait voir une lumière, au loin. Une lueur. C’était celle de l’espoir. Et c’était ton meilleur ami qui gardait cette lumière allumée.

Dormir. Tu avais presque oublié que ce mot existait. Tu dormais tellement peu et tellement mal ces derniers temps que tu ne savais même plus ce que c’était que d’avoir de l’énergie. Et puis, le peu que tu avais, tu la donnais toute dans tes entraînements divers. Tu allais même jusqu’à te défoncer, jusqu’à ce qu’il ne t’en reste même plus pour te lever et marcher. Tu savais qu’il t’était déjà arrivé que de t’effondrer dans la salle de danse et de fermer les yeux, étaler contre le sol. Tu avais passé des moments difficiles, des choses désagréables. Tu avais vu à quel point tu pouvais tomber bas, à quel point tu pouvais être pathétique. Mais tu avais trouvé la force, ce soir, que de sourire à ton ami et même rire avec lui. « Jouer à un truc... Pourquoi pas. Super Smash Bros Brawl ? » C’était la première chose qui t’était passé par la tête. « À défaut que de pouvoir me taper sur la gueule, tu pourras te venger sur Link. » C’était toujours le personnage que tu choisissais. Tu te levas donc, les jambes chancelantes, allas allumer la WII et y installas le jeu. Tu saisis les manettes et retournas sur le sofa, en donnant une à ton meilleur ami. Cela faisait longtemps que tu ne t’étais pas assis avec lui pour tout simplement vous détendre avec un bon jeu. « God dammit. J’espère juste ne pas avoir perdu mes réflexes ! » Cela faisait tout de même un moment que je n’avais pas tenu une manette de jeu vidéo. Le temps que je recommence à être à l’aise, il allait sûrement m’avoir battu à quelques reprises.

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I may not get to see you as often as I like. I may not get to hold you in my arms all through the night. But deep in my heart I truly know, you're the one that I love, I can't let you go. And I go crazy because of you.
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